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    Une polémique sur le soutien populaire de Trump

    L’équipe du nouveau président américain a tenté de recentrer l’attention sur les décrets à venir

    23 janvier 2017 | Jérôme Cartillier - Agence France-Presse à Washington | États-Unis
    Dimanche, Trump a annoncé qu’il allait commencer prochainement à renégocier l’ALENA.
    Photo: Mandel Ngan Agence France-Presse Dimanche, Trump a annoncé qu’il allait commencer prochainement à renégocier l’ALENA.

    Le président américain Donald Trump a entamé son mandat en lançant une virulente polémique sur la mesure de son soutien populaire, avant de passer à ses premières mesures politiques concrètes, attendues à partir de lundi.

     

    Au lendemain des manifestations massives d’opposants, à Washington mais aussi ailleurs aux États-Unis et dans le monde, le nouveau président s’est tourné dimanche vers Twitter pour railler les centaines de milliers de personnes, surtout des femmes, descendues dans la rue.

     

    « Pourquoi ces gens ne sont-ils pas allés voter ? » s’est-il interrogé, jugeant que les célébrités avaient fait « beaucoup de mal à leur cause ».

     

    Une heure plus tard, dans un deuxième tweet à la tonalité nettement plus conciliante, il affirmait que les manifestations pacifiques étaient « une des marques de fabrique de notre démocratie ». « Même si je ne suis pas toujours d’accord, je reconnais les droits des gens à exprimer leur point de vue », a-t-il ajouté.

     

    Plus de deux millions de personnes ont participé samedi aux « Marches des femmes » organisées dans le monde pour la défense des droits civiques et contre Donald Trump.

     

    Face aux estimations en comparaison peu flatteuses de la cérémonie de son investiture vendredi, Donald Trump s’en est pris samedi avec véhémence aux médias, les accusant d’avoir menti. « Honnêtement, cela avait l’air d’un million et demi de personnes, cela allait jusqu’au Washington Monument », l’obélisque du centre de la capitale américaine, a-t-il affirmé contre toute évidence, avant que son porte-parole, Sean Spicer, ne s’en prenne à son tour avec agressivité aux médias accusés de comportements « honteux ».

     

    « En prenant un peu de recul, la taille exacte de la foule est un sujet peu important. Le fait que le président soit aussi obsédé [par ce sujet] l’est beaucoup plus », a estimé David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama, résumant l’inquiétude d’une partie de l’opinion américaine.

     

    L’équipe gouvernementale tentait dimanche de recentrer le débat sur les jours à venir, rappelant que le président républicain avait l’intention de signer une série de décrets pour concrétiser une partie de ses engagements de campagne.

     

    Jeudi, le président Trump participera à une rencontre des élus républicains de la Chambre et du Sénat à Philadelphie. Vendredi, il recevra le premier dirigeant étranger dans le Bureau ovale en la personne de la première ministre britannique Theresa May.

     

    Renégociation de l’ALENA

     

    Le président a également affirmé dimanche qu’il allait commencer à renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) avec les dirigeants du Canada et du Mexique qu’il doit rencontrer prochainement.

     

    « Nous allons rencontrer le premier ministre du Canada [Justin Trudeau] et le président du Mexique [Enrique Peña Nieto] et nous allons commencer des négociations liées à l’ALENA », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie dans les salons de la Maison-Blanche.

     

    L’ALENA, entré en vigueur en janvier 1994, associe les États-Unis, le Canada et le Mexique dans une vaste zone de libre-échange. Il fait partie des cibles privilégiées de Donald Trump qui l’accuse d’avoir encouragé l’exode d’emplois manufacturiers américains vers le Mexique.

     

    La nouvelle administration républicaine a d’ores et déjà averti que si ses partenaires refusaient une négociation « qui apporte aux travailleurs américains un accord équitable », les États-Unis quitteraient l’ALENA.

     

    Selon les statuts de l’accord, l’une des parties peut notifier aux autres son intention de le quitter, ouvrant alors une période de 180 jours pour entamer de nouvelles négociations. Si aucun nouvel accord n’est conclu, l’ancien est alors dissous.

     

    La rencontre avec M. Peña Nieto à la Maison-Blanche a été fixée au 31 janvier. Aucune date n’a été annoncée à ce jour pour la rencontre avec M. Trudeau.

    Trump face à la justice? Une association anti-corruption affirme qu’elle va assigner le président Donald Trump en justice lundi pour violation de la Constitution américaine liée aux revenus qu’il perçoit toujours, selon elle, de pays étrangers.

    L’ONG Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (Crew) assure qu’elle déposera son assignation dès lundi au tribunal fédéral de Manhattan, selon un communiqué publié dimanche.

    Elle y fait valoir qu’en conservant, après son investiture, les liens capitalistiques qui l’unissent à des centaines de sociétés rattachées à son groupe, Trump Organization, il viole la Constitution. Un article du texte fondateur prévoit (article 1er, section 9, 8e clause), en effet, qu’aucune personne n’occupant une fonction publique ne peut, sans l’accord du Congrès, « accepter de cadeau, d’émoluments, de fonction ou de titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un État étranger ».

    Pour Crew, Donald Trump continue, comme il le faisait avant son élection, de percervoir « de l’argent et des faveurs de gouvernements étrangers, de clients de ses hôtels, de baux immobiliers et de transactions immobilières à l’étranger ». L’ONG mentionne notamment la Chine, l’Inde, l’Indonésie et les Philippines.













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