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    Poutine a cherché à faire élire Trump

    La conclusion du renseignement est écartée par le président désigné

    7 janvier 2017 |Agence France-Presse | États-Unis
    Le président-désigné américain, Donald Trump
    Photo: Yuri Cortez Agence France-Presse Le président-désigné américain, Donald Trump

    New York — Le président désigné Donald Trump a admis vendredi des piratages contre le parti démocrate, à l’issue d’une rencontre avec les chefs du renseignement américain, mais il n’est pas allé jusqu’à endosser leur thèse d’une ingérence russe à son profit dans l’élection du 8 novembre.

     

    Le bras de fer public entre le prochain président des États-Unis et les services sur lesquels il aura une autorité totale dans deux semaines se poursuit, avec la déclassification vendredi après-midi d’un rapport expurgé de 25 pages étayant cette thèse de la main de Moscou dans le scrutin, des accusations que le Kremlin rejette.

     

    « Le président russe, Vladimir Poutine, a ordonné une campagne d’influence » visant à favoriser l’élection de Donald Trump et à discréditer la campagne électorale d’Hillary Clinton, conclut le renseignement dans ce document, élaboré sur la base d’informations recueillies par le FBI, la CIA et la NSA.

     

    Avertissement

     

    Le but de la campagne russe était de « dénigrer Mme Clinton, et de nuire à sa capacité à être élue et à sa présidence potentielle », conclut le rapport. « Poutine voulait très probablement discréditer Mme Clinton, car il l’accuse publiquement depuis 2011 d’avoir incité à de grandes manifestations contre son régime fin 2011 et début 2012 », à une époque où elle était chef de la diplomatie.

     

    Moscou « appliquera les leçons apprises » dans cette campagne pour influencer les élections dans d’autres pays, avertit également le rapport.

     

    Des courriels piratés du parti démocrate et d’un proche d’Hillary Clinton ont été diffusés sur Internet, notamment par Wikileaks, avant l’élection, déstabilisant la candidate démocrate.

     

    « Absolument aucun impact »

     

    Le document rendu public vendredi est amputé de ses informations les plus sensibles, mais Donald Trump a pu prendre connaissance de la version complète lors de sa réunion avec les chefs espions du pays.

     

    Dans son communiqué publié à l’issue de cette réunion, le républicain ne s’est toujours pas rangé à l’avis de l’administration sortante. Il a reconnu que les États-Unis, dont le parti démocrate, étaient la cible continue de tentatives d’incursions informatiques. Mais s’il a cité la Russie comme l’un des pirates présumés, ce n’était que parmi une liste des malfaiteurs incluant aussi « la Chine, d’autres pays, des groupes et individus extérieurs ».

     

    « Il n’y a eu absolument aucun impact sur le résultat de l’élection », a-t-il insisté, semblant en outre reprocher aux démocrates les vulnérabilités de leurs systèmes informatiques. « Il y a eu des tentatives de pirater le parti républicain, mais le parti avait mis en place des défenses fortes contre le piratage, et les pirates ont échoué », a ajouté M. Trump.

     

    Le successeur de Barack Obama a promis de mettre fin aux cyberattaques et demandé à ses futures équipes de lui soumettre un plan dans les 90 jours suivant sa prestation de serment, le 20 janvier.

     

    Exprimant l’avis de nombreux élus républicains, Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, s’est saisi du rapport pour accuser la Russie d’avoir « à l’évidence essayé de s’ingérer dans notre système politique ». Mais il a souligné l’absence de preuves de manipulation des systèmes électoraux eux-mêmes. « Nous ne pouvons pas laisser des esprits partisans exploiter ce rapport pour délégitimer la victoire du président désigné », a dit Paul Ryan.

     

    Le débat aux États-Unis sur l’ingérence supposée de la Russie dans l’élection américaine est devenu une controverse hautement politique depuis deux mois.

     

    Barack Obama a sanctionné la Russie en expulsant 35 diplomates considérés comme des espions, mais Donald Trump estime que l’affaire est une « chasse aux sorcières politique » destinée à l’affaiblir politiquement.













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