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    Frères ennemis

    15 février 2016 | Jimmy St-Gelais Saint-Jérôme, le 14 février 2016 | États-Unis

    Les victoires respectives des « outsiders » Donald Trump et Bernie Sanders aux primaires du New Hampshire — ce petit État de taille démographique relative, mais souvent considéré comme influent lors de l’élection présidentielle — ont pu surprendre en raison de l’opposition idéologique de ces deux candidats aux clientèles fort différentes.

     

    Ce résultat extrême dans le laboratoire politique du New Hampshire traduit une nouvelle tendance dans le système bipartite américain à la polarisation des options. Face à un candidat républicain xénophobe et réactionnaire, les électeurs du parti démocrate se sentent poussés à rétablir la balance en favorisant une « Némésis » socialiste située de l’autre côté du spectre politique.

     

    Ce phénomène nous remémore une autre époque, celle de l’Europe d’avant-guerre des années 30, dans laquelle deux idéologies aux antipodes s’affrontaient dans une civilisation en proie à une crise sociale et économique en proposant chacune sa solution radicale. Le socialisme et le fascisme étaient alors considérés selon certains penseurs comme des frères ennemis… tout comme Sanders et Trump peuvent l’être aujourd’hui.













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