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    Groupe État islamique

    Une liste de 100 militaires américains à abattre

    Des militaires américains basés en Irak
    Photo: Ahmad al-Rubaye Agence France-Presse Des militaires américains basés en Irak

    Washington — Le commandement des marines américains a appelé dimanche ses personnels à la « vigilance » après la publication d’une liste de 100 militaires américains à abattre par un groupe se réclamant du groupe État islamique (EI).

     

    Selon le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE), le groupe qui se présente comme la « Division des hackers de l’État islamique » a mis en ligne les noms et adresses supposés de 100 membres de différents corps de l’armée américaine, ainsi que des photographies.

     

    « La vigilance et la protection de la force restent une priorité pour les commandants et leurs personnels », a déclaré dans un communiqué le lieutenant-colonel John Waldwell, du corps des marines. « Il est recommandé aux marines et aux membres de leurs familles de vérifier leurs profils en ligne afin de […] limiter l’accès aux informations personnelles », a-t-il ajouté.

     

    Chacun des marines dont le nom a été publié recevra une visite individuelle, même si la menace n’a pas encore été authentifiée.

     

    Piratage

     

    Le groupe de hackers a affirmé avoir piraté les informations sur des serveurs, bases de données et courriels du gouvernement et appelle les partisans de l’EI à organiser les attaques.

     

    Toutefois, selon une source militaire citée par le New York Times, la plupart des informations publiées pouvaient être accessibles au public et les serveurs du gouvernement ne semblent pas avoir été piratés. Interrogé par l’AFP, un responsable du département américain de la Défense a indiqué qu’une enquête était en cours. « Je ne peux pas confirmer la validité de l’information, mais nous la vérifions », a-t-il déclaré.

     

    Le commandant des troupes de l’OTAN en Europe, Philip Breedlove, a estimé dimanche qu’il s’agissait avant tout d’une tentative de diversion.

     

    « Pourquoi devrions-nous nous attendre à moins, ou à quelque chose de différent ? », a-t-il interrogé le général américain lors d’un débat organisé à Bruxelles. « Il s’agit juste d’un moyen sensationnaliste de plus. Nous avons vu ces derniers mois que, chaque fois qu’ils enregistrent une défaite sur le champ de bataille, ou qu’ils sont mis sous pression sur le champ de bataille, ils sortent un gros truc pour faire sensation », a-t-il ajouté.

     

    Selon le groupe qui se réclame de l’EI, les militaires ciblés ont participé à la guerre contre le groupe en Syrie, en Irak et au Yémen. Les États-Unis dirigent une coalition internationale qui mène des frappes en Syrie et en Irak contre les positions des jihadistes de l’EI.

     

    Mais, selon des sources militaires citées par le New York Times, certains des personnels qui figurent sur la liste publiée n’ont pas été impliqués dans le conflit.













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