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États-Unis - Début du marathon législatif sur l’immigration

Une commission du Sénat américain a débuté jeudi le débat sur le projet de réforme de l’immigration soutenu par Barack Obama.
Photo : J. Scott Applewhite Associated Press Une commission du Sénat américain a débuté jeudi le débat sur le projet de réforme de l’immigration soutenu par Barack Obama.
Avec 301 amendements à examiner, une commission du Sénat américain a débuté jeudi le débat sur le projet de réforme de l’immigration soutenu par Barack Obama et qui conduirait à la régularisation du statut de millions de sans-papiers.

Les débats pourraient durer des semaines avant la deuxième étape, devant l’ensemble du Sénat, où les démocrates disposent d’une fragile majorité. La Chambre des représentants, contrôlée par les républicains, devra ensuite examiner la réforme avant l’adoption finale, au plus tôt cet été. Après un échec retentissant sur les armes à feu, le dossier est l’une des priorités du second mandat de Barack Obama.


Le projet de réforme contient des dizaines de mesures : outre la régularisation puis la naturalisation en au moins 13 ans des clandestins arrivés dans le pays avant 2012, il prévoit une forte augmentation des quotas de visas et permis de séjours permanents pour les travailleurs qualifiés, notamment dans les domaines scientifiques.


Après la défaite à la présidentielle de 2012, les dirigeants républicains ont viré de position et se sont déclarés favorables aux régularisations, dans l’espoir non dissimulé de reconquérir l’électorat hispanique, appelé à peser de plus en plus aux élections.


Mais le principal obstacle se situe à la droite du parti républicain, chez les conservateurs réticents à « amnistier » ceux qu’ils désignent comme des délinquants, pour être arrivés ou restés illégalement dans le pays.


Une sécurisation améliorée de la frontière avec le Mexique, d’où viennent la moitié des clandestins, est censée les convaincre que les erreurs du passé ne se répéteront pas. En 1986, une loi de régularisation n’avait pas tari les flux migratoires clandestins.


« Malheureusement ce texte ressemble trop à celui de 1986 et ne règle pas les problèmes que nous essayons de résoudre », a dénoncé le républicain Charles Grassley.


« Il n’y a pas d’obligation de construction d’une barrière dans le texte », a regretté le républicain Jeff Sessions.


« Nous savons que notre système actuel ne fonctionne plus, nous savons que le statu quo est inacceptable, mais nous savons aussi que beaucoup veulent tuer ce projet », a répondu le démocrate Charles Schumer. « N’essayez pas de tuer ce projet qui est notre meilleur espoir d’une réforme de l’immigration. »

 
 
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