Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Beaucoup de rumeurs, pas de suspect

L’enquête se poursuit à la suite de l’attentat de Boston

18 avril 2013 | Gaétan Pouliot | États-Unis
Des enquêteurs du FBI quittent le toit d’un immeuble de Boston en emportant un sac. Les enquêteurs se sont activés toute la journée de mercredi sur le lieu des explosions qui ont fait trois morts et plus de 180 blessés.
Photo : Julio Cortez Associated Press Des enquêteurs du FBI quittent le toit d’un immeuble de Boston en emportant un sac. Les enquêteurs se sont activés toute la journée de mercredi sur le lieu des explosions qui ont fait trois morts et plus de 180 blessés.
Une lettre empoisonnée envoyée à Obama

Un homme du Mississippi a été arrêté et accusé d’avoir envoyé des lettres contenant de la ricine, un poison mortel, au président américain et à un sénateur. Mercredi, les autorités américaines ont intercepté une missive adressée à Barack Obama contenant ce poison. Des traces de la même substance toxique avaient été retrouvées la veille dans une lettre adressée au sénateur du Mississippi Roger Wicker. L’agent du FBI responsable du dossier, Daniel McMullen, affirme que cet individu a été arrêté mercredi. Il s’agirait de Paul Kevin Curtis, un homme âgé de 45 ans et originaire de Corinth, au Mississippi. Ces lettres ont soulevé des craintes au moment où les tensions étaient élevées en raison des attentats de Boston. Rien n’indique toutefois que l’envoi de ces lettres est lié à l’attentat, a souligné le FBI.
Deux jours après le plus grave attentat commis sur le sol américain depuis le 11 septembre 2001, le mystère demeurait entier à Boston. Les enquêteurs se sont activés toute la journée de mercredi sur le lieu des explosions qui ont fait trois morts et plus de 180 blessés, mais le FBI a refusé de parler aux médias, laissant la place à de nombreuses spéculations.

Citant des sources près de l’enquête, des médias américains ont fait état de « progrès significatifs », soulignant que les images d’un suspect étaient entre les mains des enquêteurs. Les policiers étudient des extraits vidéo où l’on voit une personne transportant un sac noir sur le lieu d’une des deux explosions, a notamment rapporté le Boston Globe. Une caméra de surveillance d’un grand magasin aurait aussi permis aux enquêteurs d’avoir une vue claire de la zone, ajoute le quotidien.


Une chose est toutefois certaine : aucun suspect n’a été arrêté mercredi, ont tenu à rectifier le FBI et la police de Boston, contredisant des informations diffusées par plusieurs médias.


La confusion a régné une partie de la journée, alors que des médias américains y allaient de leur propre analyse en attendant que le FBI fasse le point sur les événements. Les enquêteurs n’ont toutefois pas parlé aux médias. D’abord prévue à 13 h, puis repoussée à 17 h, le FBI a finalement annulé sa conférence de presse en soirée, sans donner d’explication ni préciser s’il y en aurait une jeudi. De toute évidence, les enquêteurs n’avaient pas d’informations à partager avec le public à propos de l’enquête ou sur l’identité du ou des suspects, ainsi que sur leurs motivations.


On sait toutefois que les policiers ont récupéré des débris d’une carte de circuits imprimés qui auraient fait partie des bombes, ainsi que le couvercle d’un autocuiseur. Les deux explosions qui sont survenues à une douzaine de secondes d’intervalle, lundi, près de la ligne d’arrivée du marathon de Boston, ont été causées par des bombes artisanales probablement fabriquées avec des marmites à pression. Le FBI croit que les engins dissimulés dans des sacs laissés sur le sol contenaient des billes d’acier et des clous.


Les éclats de bombe et d’acier ont causé de graves blessures chez des spectateurs, nécessitant plusieurs amputations. Un garçon de huit ans, une femme de 29 ans et une étudiante chinoise de 23 ans sont morts à la suite des explosions.

 

Nombreuses victimes toujours hospitalisées


De nombreuses victimes étaient toujours hospitalisées à Boston mercredi, dont plusieurs blessés graves. Une centaine de personnes ont par ailleurs pu quitter l’hôpital sur les 180 blessés.


Le docteur Peter Burke, du Centre médical de Boston, a révélé que la majorité des patients ont subi des blessures au bas du corps. Ceux qui ont été blessés à la tête ont été projetés au sol ou contre des obstacles, a-t-il précisé.


Le président américain Barack Obama, qui a qualifié les événements « d’acte de terrorisme odieux et lâche », sera dans la capitale du Massachusetts jeudi pour prononcer un discours lors d’une cérémonie religieuse en mémoire des victimes. Dès mardi soir, des centaines de Bostoniens se sont rassemblés à travers la ville pour rendre un hommage aux victimes du double attentat.


Le FBI a assuré qu’il ne ménagerait pas les efforts pour résoudre ce crime. « Il s’agira d’une enquête mondiale. Nous irons jusqu’au bout du monde pour identifier l’auteur ou les auteurs de ce crime ignoble », a dit plus tôt cette semaine l’agent du FBI responsable de l’enquête, Rick DesLauriers.


Le marathon de Boston est l’un des plus anciens et des plus prestigieux du monde. Quelque 23 000 coureurs participaient à l’événement, dont plus de 2000 Canadiens. 355 Québécois étaient inscrits à la course. Aucun citoyen du pays n’a été blessé, a indiqué le gouvernement canadien.


 

Avec l’Agence France-Presse et Associated Press

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel