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Nations unies - Washington et Ottawa boycottent une réunion évoquant Srebrenica

11 avril 2013 | Agence France-Presse | États-Unis
Les États-Unis et d’autres pays ont boycotté mercredi une réunion à l’ONU organisée par le président serbe de l’Assemblée générale, dénoncée comme une tentative de remettre en cause le rôle des Serbes dans la guerre des Balkans des années 1990.

Cette réunion centrée sur la justice internationale, à l’initiative du président de l’Assemblée générale des Nations unies, Vuk Jeremic, est « déséquilibrée » et « provocatrice », ont estimé les Américains.
 
Les pays européens ont quant à eux envoyé, a minima, des représentants de second rang, tandis que le Canada et d’autres pays comme la Jordanie ont également boycotté l’événement, lors duquel le président serbe, Tomislav Nikolic, a déclaré que les accusés serbes étaient victimes d’un « lynchage » quasi systématique dans les tribunaux internationaux.
 
« On se demande quel genre d’impartialité subsiste quand il y a une atmosphère systématique de lynchage de tout ce qui se rapporte aux Serbes », a dit M. Nikolic.

S’il a reconnu les crimes de Srebrenica, il a exprimé l’aigreur de son pays quant à l’acquittement en novembre de deux généraux croates accusés de crimes contre les Serbes, Ante Gotovina et Mladen Markac, par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY).

La date choisie par Vuk Jeremic correspond par ailleurs au sombre anniversaire des 72 ans de la création de l’État indépendant de Croatie, État satellite de l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

Plusieurs intervenants ont même remis en question l’existence d’un génocide à Srebrenica en 1995, pour lequel sont actuellement jugés au TPIY d’anciens responsables, notamment l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic.

Pour sa défense, Vuk Jeremic a affirmé en début de réunion : « Je crois fermement qu’il ne devrait y avoir aucun sujet interdit à l’Assemblée générale. » Il a pourtant, selon des diplomates, empêché une association représentante de familles de victimes de Srebrenica de s’exprimer.

« Nous regrettons en particulier que la façon dont le débat et le panel de discussions sont organisés ne permette pas de donner une voix aux victimes des atrocités commises », a indiqué Erin Pelton, porte-parole de la mission américaine à l’ONU.
 
 
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