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Guantánamo - Des juristes dénoncent une «crise humanitaire»

Des juristes ont dénoncé mardi une « crise humanitaire » à Guantánamo, devant la Commission inter-américaine des droits de l’homme, exhortant les États-Unis à faire preuve de « mesures concrètes » pour fermer la prison controversée.

L’avocat Omar Farah, du Centre pour les droits constitutionnels (CCR), s’est adressé à cette commission autonome, qui a le pouvoir de faire des recommandations au plus haut niveau des États d’Amérique du Nord et du Sud, en parlant de « crise humanitaire en cours », alors que des détenus de Guantánamo mènent une importante grève de la faim.


« Nos clients pourraient bien mourir à Guantánamo, non pas parce que les États-Unis ne sont pas capables de les transférer, mais parce que le gouvernement n’a pas la volonté de le faire », a-t-il fustigé, estimant que l’administration Obama se cherche des « excuses » pour ne pas honorer la promesse du président de fermer la prison.


Le gouvernement américain invoque régulièrement la loi sur le budget militaire (NDAA), qui interdit le financement du transfert des détenus aux États-Unis ou à l’étranger.


« Nous concédons que la NDAA a rendu la fermeture de Guantánamo plus compliquée mais ce serait une grossière erreur de dire qu’elle a empêché les États-Unis de relâcher des prisonniers ou de fermer la prison », a renchéri l’avocat, qui représente un détenu originaire du Yémen « libérable ».

 
 
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