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    Deuxième débat présidentiel - Obama ébranle enfin Romney

    17 octobre 2012 |Claude Lévesque | États-Unis
    Le président des États-Unis, Barack Obama, répondant à une question venant de l’auditoire sous l’œil du républicain Mitt Romney, mardi, lors du deuxième débat des candidats à la présidence tenu à l’Université Hofstra, à Long Island, dans l’État de New York. M. Obama s’est montré pugnace, attaquant son rival dès le début.
    Photo: Shannon Stapleton - Associated Press Le président des États-Unis, Barack Obama, répondant à une question venant de l’auditoire sous l’œil du républicain Mitt Romney, mardi, lors du deuxième débat des candidats à la présidence tenu à l’Université Hofstra, à Long Island, dans l’État de New York. M. Obama s’est montré pugnace, attaquant son rival dès le début.
    C’est un Barack Obama complètement revigoré qui a affronté Mitt Romney mardi soir, passant d’entrée de jeu à l’attaque contre son adversaire, lui reprochant son opposition au sauvetage de l’industrie automobile.

    Ce deuxième débat présidentiel, qui se déroulait à l’Université Hofstra, dans l’État de New York, a été très animé du début à la fin, les deux adversaires s’interrompant et se contredisant sur de nombreux sujets.


    À quelques reprises, le président sortant a accusé Mitt Romney de ne pas dire la vérité. Il s’est adressé directement à son rival, contrairement au débat du 3 octobre, alors qu’il s’était surtout adressé au modérateur pendant que Mitt Romney le critiquait.


    La plupart des échanges concernaient des enjeux de politique intérieure, à savoir les emplois et les finances publiques, mais c’est sur une question de sécurité et de politique étrangère que Barack Obama a eu quelques-uns de ses mots les plus acerbes. En répondant à une question sur l’attentat au consulat américain de Benghazi, le président a accusé son adversaire d’avoir tenté d’exploiter le drame à des fins partisanes.


    Les deux candidats à la présidence ont chacun présenté leur plan pour relancer l’emploi, en répondant à la question d’un étudiant qui s’inquiétait de ne pouvoir trouver du travail après avoir obtenu son diplôme. Romney a déclaré que, s’il est élu, il maintiendra les programmes de bourses existants et qu’il mettra en oeuvre les politiques économiques les plus aptes à créer des emplois.


    Barack Obama a affirmé qu’il favoriserait la création d’emplois dans le secteur manufacturier, y compris dans les nouvelles sources d’énergie. Il a aussi souligné la nécessité d’investir dans le système d’éducation.


    Dès le début, M. Obama a accusé l’ancien gouverneur du Massachusetts de favoriser que les plus riches. Il « dit qu’il a un programme en cinq points, il n’a pas de programme en cinq points, son programme tient en un point : s’assurer que les plus aisés puissent jouer avec des règles différentes », a accusé Barack Obama.


    La tension est encore montée d’un cran lorsque les deux candidats ont présenté leurs arguments sur la politique énergétique. M. Obama a accusé son adversaire de vouloir laisser les compagnies pétrolières « écrire la politique énergétique » des États-Unis. Barack Obama a également rappelé que la société Bain Capital, fondée par Mitt Romney, a délocalisé des emplois en Chine.


    Contrairement aux débats précédents, celui de mardi soir prévoyait que les échanges seraient lancés par une question venant de l’auditoire. Les 82 personnes présentes à l’avant de la salle et habilitées à poser ces questions avaient été choisies pour leur neutralité présumée par l’Institut Gallup.


    Barack Obama avait une lourde responsabilité sur les épaules mardi soir. Il lui incombait de remonter le moral de ses troupes, passablement à plat depuis sa contre-performance du 3 octobre, devant plus de 67 millions d’Américains rivés à leur téléviseur.


    Dans les heures et les jours qui ont suivi ce premier débat, les contributions financières à la campagne de Mitt Romney ont afflué. Non seulement les sondages ont-ils montré qu’il avait rattrapé Obama dans les intentions de vote, mais également qu’il suscitait enfin « l’enthousiasme » chez ses partisans, ce qu’il n’avait pas fait jusqu’alors !


    Romney en avance


    Le président avait tout de suite compris, en sortant de son premier débat, à Denver, qu’il l’avait perdu. Il l’a admis quelques jours plus tard, non sans humour d’ailleurs.


    Le président n’avait pas semblé prendre très au sérieux sa préparation à ce premier débat. À l’issue de la rencontre, on lui avait reproché non seulement de ne pas avoir attaqué Romney sur ses points faibles : déclaration sur les 47 % d’Américains qui ne contribueraient rien en échange des services qu’ils reçoivent, droits des femmes, responsabilité sociale de Bain Capital, la société d’investissement que Mitt Romney a dirigée. Il a corrigé le tir mardi soir.


    La semaine dernière, le vice-président, Joe Biden, s’est montré combatif, rachetant un peu la contre-performance de son patron. Mais ce n’est évidemment pas suffisant, surtout que le prétendant républicain à la vice-présidence, Paul Ryan, a très bien fait lui aussi.


    La moyenne de sondages établie par le site RealClearPolitics donnait à Romney une avance de 1,3 % dimanche. En fait, les sondages vont dans toutes les directions. Et la plupart de ceux qui ont été menés dans des États clés sont plutôt inquiétants pour le président sortant. Idem en ce qui concerne un possible effritement de l’appui des femmes en sa faveur.


    Un incident s’est produit peu avant le débat quand la candidate à la présidence du Parti vert, Jill Stein, s’est vu refuser l’accès à la salle où avait lieu le débat.

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    Ce texe a été modifié après publication













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