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Présidentielle américaine: le Sud sort-il de son insularité?

6 octobre 2012 | Guy Taillefer | États-Unis







Toute historique que fut sa victoire en 2008, Barack Obama ne l’aurait pas emporté sans l’appui massif des minorités noire, hispanique et asiatique. « Seulement » 43 % des électeurs blancs ont voté pour lui il y a quatre ans, alors que l’ont choisi 96 % des Noirs, les deux tiers des Hispaniques et une bonne majorité d’Asiatiques. Or le poids des minorités ne cesse d’augmenter au sein de l’électorat américain. Elles en formaient le quart en 2008, elles en constitueront le tiers en 2020. « La tendance de fond à l’échelle nationale n’est pas du côté des conservateurs blancs », dit Seth McKee, politologue et historien à l’University of South Florida. Ces « conservateurs blancs et mâles » ont donné 90 % de ses voix à John McCain, le candidat républicain à la dernière présidentielle.
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