Obama et Romney discutent d'économie devant des millions de téléspectateurs
Washington – Barack Obama et Mitt Romney s'affrontaient mercredi soir dans le cadre de leur premier débat présidentiel, une confrontation hautement attendue destinée à donner aux électeurs une idée plus précise de leur vision respective de l'avenir des États-Unis.
Ce n'est que la quatrième fois que les deux candidats à la présidence des États-Unis se rencontrent en personne. En arrivant sur la scène du débat, à l'université de Denver, au Colorado, ils se sont serré la main et ont échangé quelques mots en riant, comme s'ils étaient de vieux amis.
Ils ont tous les deux semblé nerveux en répondant à la première question du modérateur Jim Lehrer, de la chaîne PBS, qui leur a demandé d'exposer leurs différences sur les politiques économiques. «Le gouverneur Romney pense que si nous baissons les impôts [...] et que nous diminuons les règles, nous serons mieux. J'ai une vision différente», a dit Barack Obama, en ajoutant que les politiques fiscales du candidat républicain «penchent en direction des riches».
Mitt Romney a répliqué que son programme économique comprenait l'indépendance énergétique, une plus grande promotion du commerce, des mesures visant à assurer que les Américains ont les compétences nécessaires pour réussir, l'équilibre budgétaire et le soutien aux petites entreprises.
Après une quinzaine de minutes de débat, le candidat républicain est devenu plus énergique face au président sortant, en particulier sur la question des impôts.
Même si M. Obama a suggéré le contraire, M. Romney a déclaré: «Je ne réduirai pas les impôts des Américains au revenu élevé. [...] Je ne suis pas favorable à des baisses d'impôts de 5000 milliards $US».
Barack Obama a rejeté son affirmation, en déclarant que de telles assurances étaient mathématiquement impossibles parce qu'un gouvernement à court d'argent ne peut à la fois diminuer les impôts, augmenter les dépenses et réduire la dette nationale.
«La vérité, c'est que si vous diminuez les taux [d'imposition] de la façon dont vous le dites, ce n'est pas possible [...] C'est mathématique, arithmétique», a dit le président Obama.
Des millions d'Américains regardent les débats présidentiels, même si ceux-ci ont rarement modifié le cours des campagnes électorales aux États-Unis. Jusqu'à 60 millions d'Américains devaient regarder le débat de mercredi soir.
Le débat de Denver est considéré comme particulièrement important pour Mitt Romney. Même s'il est presque à égalité avec Barack Obama dans les sondages nationaux menés au cours des derniers jours, il est toujours à la traîne dans plusieurs États-pivots qui pourraient décider de l'issue du scrutin.
Ce débat était considéré comme sa dernière grande chance de donner un nouveau virage à sa campagne et de combattre les perceptions négatives à son égard. Depuis le début de la campagne, l'équipe de Barack Obama le présente comme un multimillionnaire insensible qui ne se soucie pas de l'Américain moyen.
Pour Barack Obama, le défi était répondre de façon simple et lapidaire aux attaques de son rival, alors qu'il a généralement tendance à divaguer dans ses réponses. Il a aussi tendance à se hérisser quand il n'aime pas les questions qu'on lui pose. Dans la première demi-heure du débat, il souriait souvent en regardant ses notes, tandis que son rival parlait.
Le débat a commencé sur une touche romantique. Barack Obama a déclaré qu'il y a 20 ans, il était devenu «l'homme le plus chanceux sur Terre» quand sa femme Michelle a accepté de l'épouser.
Le couple présidentiel célébrait mercredi son 20e anniversaire de mariage. Michelle Obama est présente dans la salle pour assister au débat.
Mitt Romney a félicité le couple Obama, en lançant à la blague: «Je suis sûr que c'est l'endroit le plus romantique que vous pouviez imaginer, ici avec moi».
Le président Obama a promis que l'an prochain, sa femme et lui ne célébreraient pas leur anniversaire «devant 40 millions de personnes».
Par Lee-Anne Goodman
Ce n'est que la quatrième fois que les deux candidats à la présidence des États-Unis se rencontrent en personne. En arrivant sur la scène du débat, à l'université de Denver, au Colorado, ils se sont serré la main et ont échangé quelques mots en riant, comme s'ils étaient de vieux amis.
Ils ont tous les deux semblé nerveux en répondant à la première question du modérateur Jim Lehrer, de la chaîne PBS, qui leur a demandé d'exposer leurs différences sur les politiques économiques. «Le gouverneur Romney pense que si nous baissons les impôts [...] et que nous diminuons les règles, nous serons mieux. J'ai une vision différente», a dit Barack Obama, en ajoutant que les politiques fiscales du candidat républicain «penchent en direction des riches».
Mitt Romney a répliqué que son programme économique comprenait l'indépendance énergétique, une plus grande promotion du commerce, des mesures visant à assurer que les Américains ont les compétences nécessaires pour réussir, l'équilibre budgétaire et le soutien aux petites entreprises.
Après une quinzaine de minutes de débat, le candidat républicain est devenu plus énergique face au président sortant, en particulier sur la question des impôts.
Même si M. Obama a suggéré le contraire, M. Romney a déclaré: «Je ne réduirai pas les impôts des Américains au revenu élevé. [...] Je ne suis pas favorable à des baisses d'impôts de 5000 milliards $US».
Barack Obama a rejeté son affirmation, en déclarant que de telles assurances étaient mathématiquement impossibles parce qu'un gouvernement à court d'argent ne peut à la fois diminuer les impôts, augmenter les dépenses et réduire la dette nationale.
«La vérité, c'est que si vous diminuez les taux [d'imposition] de la façon dont vous le dites, ce n'est pas possible [...] C'est mathématique, arithmétique», a dit le président Obama.
Des millions d'Américains regardent les débats présidentiels, même si ceux-ci ont rarement modifié le cours des campagnes électorales aux États-Unis. Jusqu'à 60 millions d'Américains devaient regarder le débat de mercredi soir.
Le débat de Denver est considéré comme particulièrement important pour Mitt Romney. Même s'il est presque à égalité avec Barack Obama dans les sondages nationaux menés au cours des derniers jours, il est toujours à la traîne dans plusieurs États-pivots qui pourraient décider de l'issue du scrutin.
Ce débat était considéré comme sa dernière grande chance de donner un nouveau virage à sa campagne et de combattre les perceptions négatives à son égard. Depuis le début de la campagne, l'équipe de Barack Obama le présente comme un multimillionnaire insensible qui ne se soucie pas de l'Américain moyen.
Pour Barack Obama, le défi était répondre de façon simple et lapidaire aux attaques de son rival, alors qu'il a généralement tendance à divaguer dans ses réponses. Il a aussi tendance à se hérisser quand il n'aime pas les questions qu'on lui pose. Dans la première demi-heure du débat, il souriait souvent en regardant ses notes, tandis que son rival parlait.
Le débat a commencé sur une touche romantique. Barack Obama a déclaré qu'il y a 20 ans, il était devenu «l'homme le plus chanceux sur Terre» quand sa femme Michelle a accepté de l'épouser.
Le couple présidentiel célébrait mercredi son 20e anniversaire de mariage. Michelle Obama est présente dans la salle pour assister au débat.
Mitt Romney a félicité le couple Obama, en lançant à la blague: «Je suis sûr que c'est l'endroit le plus romantique que vous pouviez imaginer, ici avec moi».
Le président Obama a promis que l'an prochain, sa femme et lui ne célébreraient pas leur anniversaire «devant 40 millions de personnes».
Par Lee-Anne Goodman








