Les républicains se rassemblent à Tampa malgré Isaac
Les activités de lundi sont annulées
Tampa - La tempête tropicale Isaac a eu raison de la première journée de la Convention républicaine à Tampa, qui était censée se tenir lundi, mais les organisateurs assurent que les chances d’annuler d’autres journées du grand rassemblement partisan sont très minces. La tempête qui menace de devenir un ouragan de catégorie 2 lors de son passage au-dessus du Golfe du Mexique n’a pas empêché non plus des milliers de délégués, journalistes et invités de marque de prendre pied dans la ville sise sur la côte Ouest de la Floride.
Plusieurs événements visant à haranguer les troupes ont également eu lieu à travers la ville pendant la journée de dimanche. Le flamboyant Donald Trump a notamment été honoré en soirée par une association républicaine locale.
Toutefois, le plus important d’entre eux en termes de participation s’est tenu en marge de la convention en elle-même. Des milliers de militants du candidat républicain déchu lors des primaires Ron Paul se sont en effet retrouvés en sa compagnie lors d’un vaste rallye à l’University of South Florida, à une quinzaine de kilomètres du lieu où se tiendra la convention républicaine.
D’idéologie libertaire et figure de proue du mouvement Tea Party, Ron Paul traîne en effet avec lui les militants parmi les plus fervents du parti républicain. Un fossé politique le sépare toutefois de Mitt Romney, qu’il refuse d’appuyer sans réserve. «Je ne l’endosse pas [Mitt Romney] totalement pour devenir président», a-t-il déclaré lors d’une entrevue avant son rallye à Tampa. Bien que son fils, le représentant Rand Paul, ait obtenu un podium lors de la convention républicaine, ses différends avec l’establishment du parti l’a confiné aux lignes de côté.
En tout, les organisateurs attendent quelque 50 000 personnes pour la convention. Parmi ceux-ci, on retrouve 4411 délégués républicains, environ 15 000 journalistes, ainsi que des élus et des militants.
Pas un gros problème
L’annulation de la journée de lundi ne devrait cependant pas nuire outre mesure aux républicains, qui cherchent avant tout à faire passer leurs messages et faire connaître leur plate-forme électorale auprès de l’électorat américain. «Les grands réseaux de télévision américains avaient déjà refusé de diffuser la soirée de lundi», rappelle Guillaume Lavoie, un membre de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques venu analyser sur place la convention républicaine.
Les démocrates, qui tiendront leur convention la semaine prochaine à Charlotte, en Caroline du Nord, s’en tiendront également à trois jours seulement de rassemblements, ajoute-t-il, la première journée d’activité tombant le jour de la Fête du travail.
Chez les républicains, si Isaac devait frapper avec force d’autres États du Golfe du Mexique, tels le Mississipi ou la Louisiane, au cours de la semaine, la tempête devenue ouragan pourrait toutefois voler une part de l’attention médiatique nationale tant recherchée.
Le Devoir
Plusieurs événements visant à haranguer les troupes ont également eu lieu à travers la ville pendant la journée de dimanche. Le flamboyant Donald Trump a notamment été honoré en soirée par une association républicaine locale.
Toutefois, le plus important d’entre eux en termes de participation s’est tenu en marge de la convention en elle-même. Des milliers de militants du candidat républicain déchu lors des primaires Ron Paul se sont en effet retrouvés en sa compagnie lors d’un vaste rallye à l’University of South Florida, à une quinzaine de kilomètres du lieu où se tiendra la convention républicaine.
D’idéologie libertaire et figure de proue du mouvement Tea Party, Ron Paul traîne en effet avec lui les militants parmi les plus fervents du parti républicain. Un fossé politique le sépare toutefois de Mitt Romney, qu’il refuse d’appuyer sans réserve. «Je ne l’endosse pas [Mitt Romney] totalement pour devenir président», a-t-il déclaré lors d’une entrevue avant son rallye à Tampa. Bien que son fils, le représentant Rand Paul, ait obtenu un podium lors de la convention républicaine, ses différends avec l’establishment du parti l’a confiné aux lignes de côté.
En tout, les organisateurs attendent quelque 50 000 personnes pour la convention. Parmi ceux-ci, on retrouve 4411 délégués républicains, environ 15 000 journalistes, ainsi que des élus et des militants.
Pas un gros problème
L’annulation de la journée de lundi ne devrait cependant pas nuire outre mesure aux républicains, qui cherchent avant tout à faire passer leurs messages et faire connaître leur plate-forme électorale auprès de l’électorat américain. «Les grands réseaux de télévision américains avaient déjà refusé de diffuser la soirée de lundi», rappelle Guillaume Lavoie, un membre de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques venu analyser sur place la convention républicaine.
Les démocrates, qui tiendront leur convention la semaine prochaine à Charlotte, en Caroline du Nord, s’en tiendront également à trois jours seulement de rassemblements, ajoute-t-il, la première journée d’activité tombant le jour de la Fête du travail.
Chez les républicains, si Isaac devait frapper avec force d’autres États du Golfe du Mexique, tels le Mississipi ou la Louisiane, au cours de la semaine, la tempête devenue ouragan pourrait toutefois voler une part de l’attention médiatique nationale tant recherchée.
Le Devoir










