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Romney accuse la Maison-Blanche de laisser fuir des informations secrètes

25 juillet 2012 | Agence France-Presse | États-Unis

Le candidat républicain à la présidentielle américaine Mitt Romney s’en est pris hier lors d’un discours au président Barack Obama et à son entourage, responsables, selon lui, de fuites d’informations confidentielles en direction de la presse.


« Après que des détails de l’opération secrète contre Ben Laden eurent été donnés à des journalistes, le secrétaire [à la Défense, Robert] Gates est allé dans l’aile ouest [à la Maison-Blanche] et a dit à l’équipe Obama de “la fermer” », a affirmé Mitt Romney, dans un discours prononcé hier à Reno devant l’association des Anciens combattants (VFW).


« Les vies de soldats américains étaient en jeu. Mais étonnamment, l’administration n’a pas changé de méthode. Des éléments sur d’autres opérations secrètes ont fuité », a ajouté M. Romney.



Attitude «méprisable»


Le candidat républicain a souligné que des démocrates, tels que la présidente de la commission du Renseignement du Sénat Dianne Feinstein, s’étaient inquiétés de ces fuites d’informations secrètes.


Mitt Romney a cité une déclaration de Mme Feinstein : « Je pense que la Maison-Blanche doit comprendre que certaines de ces informations viennent de ses rangs ».


« Cette attitude est méprisable », a jugé le candidat. « Cela trahit notre intérêt national. Cela met en danger nos hommes et femmes sur le terrain », a-t-il dit, en réclamant une « enquête rapide » et en demandant au président de rendre des comptes.


Mitt Romney a conclu que s’il était élu, la Maison-Blanche ne donnerait pas d’informations confidentielles pour en tirer des « bénéfices politiques ».


Le ministère de la Justice a ouvert deux enquêtes pénales le mois dernier après un tollé au Congrès provoqué par des fuites d’informations classées confidentielles.


Les élus avaient déploré la divulgation dans le New York Times d’informations selon lesquelles Barack Obama serait responsable d’une augmentation des attaques informatiques contre le programme nucléaire iranien, après la découverte en 2010 du puissant virus Stuxnet.


D’autres fuites avaient concerné les attaques de drones au Yémen et dans la Corne de l’Afrique.


Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a réaffirmé hier que M. Obama ne « tolérait pas » les fuites et souligné que les affaires en question faisaient l’objet d’enquêtes de « magistrats fédéraux expérimentés ».


 
 
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