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Le gouverneur du Wisconsin sauve son siège dans un vote test

Le gouverneur républicain du Wisconsin (nord des États-Unis) Scott Walker, connu pour ses attaques contre les droits syndicaux, a sauvé son siège dans un scrutin test à cinq mois de la présidentielle américaine, ont indiqué hier des médias américains.

Selon les résultats provisoires du scrutin annoncés par les chaînes de télévisions NBC et Fox News, le gouverneur républicain très contesté à gauche l’emporte sur le démocrate Tom Barrett. Selon les résultats définitifs portant sur plus de la moitié des circonscriptions de l’Etat, M. Walker rassemblait 58 % des voix contre 41 % pour son adversaire démocrate.


Cette élection était considérée comme un référendum local sur le virage à droite pris par le parti républicain, sous l’influence du mouvement ultraconservateur du Tea party. Seuls deux autres gouverneurs par le passé ont été confrontés à un tel vote de « rappel » (recall). Ils ont été tous deux démis par des électeurs en colère.


Cette procédure d’invalidation rare a été obtenue par ses opposants qui ont recueilli suffisamment de signatures pour convoquer un vote visant à le démettre ou non de ses fonctions avant la fin officielle de son mandat.


Les syndicats sont la première source de soutiens financiers et électoraux du président démocrate Barack Obama et depuis longtemps la cible des républicains, soutenus de leur côté par le monde des entreprises.


Scott Walker était devenu une star du parti républicain l’an dernier lorsqu’il avait défendu l’adoption, au niveau de son Etat, d’une loi réduisant fortement le pouvoir des syndicats de la fonction publique, malgré des semaines de manifestations de masse.


En février 2011, M. Walker avait entamé son nouveau mandat en défendant un projet de loi très controversé qui visait non seulement à couper dans les retraites et l’assurance-santé des fonctionnaires — jugées responsables du déficit massif de l’État — mais aussi à réduire leurs droits de négocier par conventions collectives.


 
 
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