Primaires américaines - Doublé salvateur pour Romney en Arizona et au Michigan
Detroit — Le modéré Mitt Romney a remporté hier les primaires républicaines organisées dans l'Arizona et le Michigan, préservant son statut de favori pour affronter Barack Obama lors de la présidentielle de novembre aux États-Unis.
Après dépouillement des trois quarts des bulletins de vote dans le Michigan, le multimillionnaire a remporté 41 % des suffrages contre 37 % à son adversaire ultraconservateur Rick Santorum. Une défaite dans le Michigan, son État natal et dont son père a été gouverneur, aurait pu gravement handicaper M. Romney dans sa course à l'investiture républicaine.
«Pas plus tard qu'il y a une semaine, experts et sondeurs ne nous donnaient plus aucune chance, mais j'ai continué à rencontrer mères, pères, étudiants et grands-parents [...] et ce soir leurs efforts ont donné une grande victoire à notre campagne dans ces deux États », a déclaré Mitt Romney à ses partisans, avant de peindre un bilan dramatique de la présidence Obama.
M. Romney a également remporté l'Arizona, État où sa victoire faisait moins de doute, avec 43 % des voix contre 28 % à M. Santorum.
M. Romney a désormais remporté six États, contre quatre à M. Santorum et un seul à Newt Gingrich. Mieux organisé et financé que ses rivaux, il est largement en tête dans la course aux délégués nécessaires pour l'emporter.
S'adressant à ses partisans du Michigan, M. Santorum a fait valoir qu'il jouait sur les terres de l'enfant du pays mais s'est dit satisfait de son score.
«Nous avons réussi à occuper le jardin de l'un de nos opposants dans une course que tout le monde nous conseillait d'oublier parce que nous étions censés n'avoir aucune chance ici», a déclaré Rick Santorum devant ses partisans réunis à Grand Rapids.
Ce catholique ultraconservateur est parvenu à rassembler autour de sa candidature nombre de républicains qui jugent M. Romney trop modéré. Mais son opposition sans concession au droit à l'avortement, même en cas de viol, et à la contraception, risqueraient de lui aliéner les électeurs centristes s'il devait être choisi par les républicains pour affronter Barack Obama.
Résultat, des électeurs démocrates ont délibérément voté hier pour M. Santorum dans le Michigan, État où tout électeur avait le droit de voter lors de la primaire républicaine. Ils pensaient ainsi faire le jeu du président Obama, M. Santorum ayant selon les sondages moins de chances que M. Romney de l'emporter lors de la présidentielle.
Les victoires de M. Romney ne lui garantissent cependant pas l'investiture car la route est longue jusqu'à la convention nationale du parti fin août en Floride. Dans l'Ohio, où les électeurs voteront la semaine prochaine, un sondage de l'université de Quinnipiac donne une avance de sept points à M. Santorum (36 %) face à M. Romney (29 %).
Après dépouillement des trois quarts des bulletins de vote dans le Michigan, le multimillionnaire a remporté 41 % des suffrages contre 37 % à son adversaire ultraconservateur Rick Santorum. Une défaite dans le Michigan, son État natal et dont son père a été gouverneur, aurait pu gravement handicaper M. Romney dans sa course à l'investiture républicaine.
«Pas plus tard qu'il y a une semaine, experts et sondeurs ne nous donnaient plus aucune chance, mais j'ai continué à rencontrer mères, pères, étudiants et grands-parents [...] et ce soir leurs efforts ont donné une grande victoire à notre campagne dans ces deux États », a déclaré Mitt Romney à ses partisans, avant de peindre un bilan dramatique de la présidence Obama.
M. Romney a également remporté l'Arizona, État où sa victoire faisait moins de doute, avec 43 % des voix contre 28 % à M. Santorum.
M. Romney a désormais remporté six États, contre quatre à M. Santorum et un seul à Newt Gingrich. Mieux organisé et financé que ses rivaux, il est largement en tête dans la course aux délégués nécessaires pour l'emporter.
S'adressant à ses partisans du Michigan, M. Santorum a fait valoir qu'il jouait sur les terres de l'enfant du pays mais s'est dit satisfait de son score.
«Nous avons réussi à occuper le jardin de l'un de nos opposants dans une course que tout le monde nous conseillait d'oublier parce que nous étions censés n'avoir aucune chance ici», a déclaré Rick Santorum devant ses partisans réunis à Grand Rapids.
Ce catholique ultraconservateur est parvenu à rassembler autour de sa candidature nombre de républicains qui jugent M. Romney trop modéré. Mais son opposition sans concession au droit à l'avortement, même en cas de viol, et à la contraception, risqueraient de lui aliéner les électeurs centristes s'il devait être choisi par les républicains pour affronter Barack Obama.
Résultat, des électeurs démocrates ont délibérément voté hier pour M. Santorum dans le Michigan, État où tout électeur avait le droit de voter lors de la primaire républicaine. Ils pensaient ainsi faire le jeu du président Obama, M. Santorum ayant selon les sondages moins de chances que M. Romney de l'emporter lors de la présidentielle.
Les victoires de M. Romney ne lui garantissent cependant pas l'investiture car la route est longue jusqu'à la convention nationale du parti fin août en Floride. Dans l'Ohio, où les électeurs voteront la semaine prochaine, un sondage de l'université de Quinnipiac donne une avance de sept points à M. Santorum (36 %) face à M. Romney (29 %).
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