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Primaire de Floride - Victoire annoncée de Romney

Gingrich refuse de lâcher prise

Agence France-Presse   30 janvier 2012  États-Unis
Mitt Romney, hier en Floride. Le candidat républicain semble avoir le vent en poupe.<br />
Photo : Agence Reuters Brian Snyder
Mitt Romney, hier en Floride. Le candidat républicain semble avoir le vent en poupe.
Lutz, Floride — Le républicain Mitt Romney semblait assuré hier de remporter la primaire de Floride demain, mais son principal adversaire Newt Gingrich lui a promis une bataille acharnée jusqu'à l'été.

Deux sondages sont venus ajouter hier à la confiance du camp Romney, qui a dominé la campagne dans cet État du sud-est des États-Unis, connu pour faire ou défaire les destins présidentiels. Le premier sondage NBC/Marist attribue à l'ex-gouverneur du Massachusetts 42 % des intentions de vote en Floride, contre 27 % à l'ancien président de la Chambre des représentants. Le deuxième donne 42 % des intentions de vote à Romney et 31 % à son rival (Institut MasonDixon Polling and research).

Les deux autres candidats à l'investiture républicaine en vue de la présidentielle de novembre, le conservateur chrétien Rick Santorum et l'atypique Ron Paul sont loin derrière, avec respectivement 16 % et 11 %, selon NBC.

Hier, Mitt Romney, semblait déjà savourer sa victoire. Newt Gingrich «se trouve toujours des excuses». Mais «il a du mal en Floride, parce que les gens ici ont regardé les débats», a-t-il déclaré lors d'un rassemblement électoral à Naples (sud-ouest de la Floride), devant plusieurs centaines de personnes, dont beaucoup de retraités.

En dépit de sa défaite annoncée, Newt Gingrich s'est dit déterminé à poursuivre la course jusqu'à l'été, estimant que les jeux n'étaient pas faits.

«Nous irons jusqu'à la convention» républicaine en août, a-t-il déclaré à des journalistes après avoir assisté à un office religieux dans une église baptiste à Lutz (ouest de la Floride).

«Si vous prenez tous les votes non-Romney, il est très probable qu'il y aura une majorité de non-Romney à la convention. Mon travail, c'est de les convertir en majorité pro-Gingrich», a-t-il ajouté.

«Je pense que le parti républicain ne nommera pas un modéré du Massachusetts qui est pour l'avortement, pour le contrôle des armes et pour l'augmentation des impôts», a-t-il martelé, opposant «la timidité d'un modéré» à «l'audace d'un conservateur à la Reagan, prêt à être un visionnaire».

«Ils ne nommeront pas quelqu'un qui récolte des millions de Wall Street pour financer des publicités électorales qui sont fausses», a insisté Gingrich, furieux de ces spots dont Romney a inondé les télévisions de Floride, quatrième État à organiser un scrutin, et où la bataille a été rude.

Plus agressif

Après la victoire confortable de Newt Gingrich en Caroline du Sud, Mitt Romney a revu sa stratégie et est devenu plus agressif.

Les deux débats télévisés de Floride ont de l'avis général tourné à son avantage. Il y a ferraillé pied à pied avec un Newt Gingrich qui y a perdu de sa superbe. L'ex-président de la Chambre a essuyé aussi un barrage de spots extrêmement négatifs, financés par le camp Romney sur les télévisions et radios locales.

Le camp Gingrich a fait de même, mais à moindre échelle, faute de la même assise financière : Mitt Romney et son super PAC (comité d'action politique) ont englouti dans ces publicités 13,8 millions de dollars, presque quatre fois plus que le camp Gingrich (3,8 millions).

La primaire de Floride est particulièrement importante, en raison de son poids électoral (plus que les populations des trois États qui ont déjà voté) et de l'élan qu'elle donnera au gagnant.

Les trois premiers scrutins dans l'Iowa, le New Hampshire et la Caroline du Sud ont été respectivement gagnés par Rick Santorum, Mitt Romney et Newt Gingrich.

Paul et Santorum ont peu fait campagne en Floride, faute de moyens suffisants, et Santorum est rentré chez lui en Pennsylvanie, où sa plus jeune fille a été hospitalisée. Paul concentre ses efforts dans des États où il peut faire un bon score.
 
 
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