samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 13h48
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Primaires républicaines - Romney conforte son statut de favori

Le libertaire Ron Paul a obtenu une deuxième place très convoitée, hier, au New Hampshire

Mitt Romney salue ses partisans après son discours de victoire, à Manchester, à l’issue de la primaire républicaine d’hier au New Hampshire.<br />
Photo : Agence Reuters Jim Bourg
Mitt Romney salue ses partisans après son discours de victoire, à Manchester, à l’issue de la primaire républicaine d’hier au New Hampshire.
Le Devoir au New Hampshire

Manchester — Les partisans de Mitt Romney ont fait résonner par leurs cris de joie et leurs applaudissements le gymnase de la Southern New Hampshire University où leur candidat favori les avait réunis, lorsque Fox News a annoncé sa victoire, quelques minutes après la fermeture des bureaux de vote à 20h, confirmant ainsi ce que les sondages annonçaient depuis plusieurs mois déjà. La deuxième place, qui était la véritable énigme de cette primaire, est quant à elle allée au libertaire Ron Paul.

À 23h45 hier, avec 91 % des bulletins de vote dépouillés, Mitt Romney récoltait 39 % des voix, soit 16 points devant Ron Paul. Il remporte ainsi une deuxième victoire consécutive, après le «caucus» de l'Iowa, ce qui vient consolider son avance dans le long processus d'investiture du Parti républicain.

«Nous avons fait l'histoire!», a clamé Mitt Romney d'entrée de jeu devant ses partisans, avant de lancer rapidement des flèches à Barack Obama. «Aujourd'hui, nous faisons face à un bilan décevant d'un président qui a failli. Les trois dernières années ont vu beaucoup de changements se produire, mais elles n'ont pas offert beaucoup d'espoir.» L'ex-gouverneur du Massachusetts a abordé plusieurs thèmes dignes d'une campagne présidentielle, tentant ainsi de dégager de la force et de l'autorité.

Mitt Romney s'en tire bien, lui qui était embarqué sur une pente descendante dans les derniers jours de campagne, à force d'être la cible d'attaques de plus en plus virulentes de la part de ses adversaires. Le ton avait monté, alors qu'on tentait de dépeindre son passé d'homme d'affaires dans les années 1990 comme celui d'un homme sans scrupules et cupide. Ses paroles controversées exprimées lundi — quoique reprises hors contexte —, voulant qu'il aimait «pouvoir congédier des gens», risquaient également de lui faire mal.

«J'ai voté pour lui dans la primaire républicaine de 2008 et je le suis depuis ce temps-là. Je suis très heureux ce soir, a déclaré au Devoir Paul Yarmo, un républicain convaincu depuis 20 ans. Il a les compétences, un bon programme économique et il est surtout un candidat qui peut être aisément élu. Je crois que c'est sa plus grande qualité pour battre Obama.» À l'instar de Mitt Romney, M. Yarmo est de religion mormone, et ne croit pas que ce soit un handicap politique pour le candidat. «Les Américains ont appris à le connaître au-delà de sa religion. Et il n'aspire pas à être le pasteur en chef, mais bien le commandant en chef. Je vois difficilement maintenant comment la nomination pourrait lui échapper.»

Paul en terre fertile

L'État du New Hampshire, dont la devise est «Vivre libre ou mourir», a été une terre fertile pour le candidat libertaire Ron Paul, qui a terminé en deuxième position avec quelque 23 % des voix. Il s'agit d'un résultat sensiblement au-dessus des 17,5 % que les sondages lui donnaient dans les jours précédant la primaire.

Jon Huntsman, qui avait tout misé sur le New Hampshire, a terminé en troisième place, avec 17 % des voix, ce qui signifie qu'il continuera à faire campagne. L'ex-ambassadeur d'Obama à Pékin et ex-gouverneur de l'Utah avait en effet affirmé qu'il poursuivrait sa campagne s'il parvenait à se hisser au troisième rang.

À 23h45 hier soir, Newt Gingrich (10 %) et Rick Santorum (9 %) se disputaient encore la quatrième place. Un maigre résultat pour Gingrich, qui avait fait campagne intensément dans cet État, alors que Santorum n'y plaçait que bien peu d'espoir.

Rick Perry, enfin, qui a été presque absent au New Hampshire, a arraché 1 % du vote.

Pour cette primaire, les délégués républicains du New Hamsphire qui se rendront à la convention républicaine en août pour choisir le candidat républicain qui affrontera Barack Obama, sont distribués proportionnellement entre les candidats ayant amassé au moins 10 % des voix.

Rien n'est réglé

Les yeux se tournent maintenant vers la Caroline du Sud, où les candidats républicains feront campagne jusqu'au 21 janvier, date de la primaire de cet État. Tous les candidats en lice (Romney, Paul, Huntsman, Gingrich, Santorum et Perry) y ont des activités partisanes prévues dès aujourd'hui.

Bien que les partisans de Romney disent sentir que la victoire est maintenant à portée de main, la course s'annonce plus longue et plus difficile que ce qu'ils veulent bien croire, estime Julien Tourreille, directeur adjoint de l'Observatoire sur les États-Unis à l'UQÀM, venu observer la campagne républicaine dans le «Granite State». «Romney n'est toujours pas à l'abri des attaques qu'il a subies ces derniers jours. Et avec sa seconde place, Ron Paul se retrouvera sûrement dans la même situation que Rick Santorum après le caucus de l'Iowa, [alors qu'il avait surgi des bas-fonds avec une solide deuxième place]: il aura du momentum et de l'attention médiatique qui devraient lui permettre de poursuivre la course. Cela dit, le plus dur sera de concrétiser cet élan et l'appui de ses fervents partisans en Caroline du Sud.»

Quant à Jon Huntsman, son avenir est sans issue, assure M. Tourreille. «Les 17 % de voix qu'il vient d'amasser sont bien peu, quand on sait qu'il a concentré tous ses efforts au New Hampshire. Son défi est maintenant de mettre en place une organisation solide en Caroline du Sud, où il aura beaucoup de difficulté du fait de la sociologie plus conservatrice de l'électorat républicain de cet État.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • celljack - Inscrit
    11 janvier 2012 09 h 20
    Et la génération internet?
    Le Devoir semble suivre les pas des journaux "mainstream" dans ses articles, mais se distingue heureusement par cette tribune interactive!

    Quel meilleur endroit pour évoquer cette nette différence qu'on retrouve entre la version "officielle" des faits, et celle qu'on voit circuler "de bouche à oreille" sur l'internet?

    Si vous consultez les sondages détaillés, vous vous rendez compte que, tant en Iowa qu’au New Hampshire, Ron Paul est le candidat des moins de 40 ans, autrement dit de la génération internet.

    Or la génération internet s’est débarrassée des média mainstream et de leur traitement nauséabond de l’information contrairement aux personnes plus âgées qui gardent leurs habitudes et avalent donc du Romney au temps de parole démesuré depuis quelques mois.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Discret - Inscrit
    12 janvier 2012 10 h 49
    Les médiocres
    La médiocrité des candidats Républicains à la nomination présidentielle fait peur. Ils disent tous peu ou prou la même chose: coupure des dépenses de l'État (on sait ce que ça veut dire pour les plus démunis), réduction du déficit, création d'emplois, suppression du système de santé universelle mis en place par Obama, non à la taxation des plus riches. Bref, ils enfoncent les portes ouvertes à qui mieux mieux. MAIS pas un ne peut dire exactement COMMENT il va s'y prendre. Les champions de la langue-de-bois.

    On assite en ce moment, non pas à un débat sur les IDÉES, mais à une guerre minable entre minables, qui ne se rallient que pour mener une autre guerre minable et raciste contre Obama.

    Est-ce que les Américains vont se laisser prendre au piège de cette rhétorique creuse?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jmh3333 - Inscrit
    13 janvier 2012 01 h 54
    le peuple en marche contre l'Empire
    Les débats américains sont comme en France d'ailleurs, plus riche qu'ici et les dernières attaques d'Obama contre la constitution américaine sont tel que la république pourrait bien se transformer en empire. Il est évident qu'Obama exige un concurent intelligent défenseur des libertés civiques et associer les républicains qui accusent Obama d'être un traitre à la nation à des racistes est une manipulation odieuse. Sachez que maintenant il est permis au État-Unis grace à Obama de détenir tout citoyens de facon indéfini sans procès!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
3 réactions
5 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Chroniques
éditoriaux
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012