Investiture républicaine - Romney remonte, Gingrich faiblit
Photo : Agence Reuters Jim Young
Mitt Romney a rencontré hier des électeurs de l’Iowa.
Washington — Moins de trois semaines du début des primaires républicaines, Mitt Romney, récemment dépassé en tête des sondages par son rival Newt Gingrich, se relance pour revenir dans la course.
L'ancien président de la Chambre des représentants voit en effet son soutien s'éroder, tandis que l'ex-gouverneur du Massachusetts, parvenu à se maintenir au-dessus de la mêlée lors du dernier débat, s'apprête à recevoir un nouveau soutien politique de poids.
La gouverneur de Caroline du Sud, Nikki Haley, devait annoncer dans la journée d'hier son ralliement à la campagne de Mitt Romney lors de l'émission Fox and Friends sur la chaîne de télévision Fox News.
Nikki Haley avait été élue en 2010 à la tête de cet État du sud des États-Unis après avoir reçu lors de sa campagne l'appui de Sarah Palin, colistière de John McCain en 2008 devenue depuis icône du mouvement conservateur du Tea Party.
Plusieurs des candidats pour l'élection de l'année prochaine espéraient bénéficier de son soutien. Mitt Romney doit faire campagneaujourd'hui en Caroline du Sud, un État où Newt Gingrich domine pour l'instant largement les sondages et où les primaires sont prévues le 21 janvier. Ce soutien peut aussi être vu comme un retour de faveur pour Mitt Romney, qui avait également défendu la candidature de Nikki Haley en 2010.
Le candidat malheureux de la primaire républicaine 2008 a su jeudi soir se tenir à l'écart de la bataille entre les prétendants à l'investiture républicaine.
Apparaissant plus mesuré que ses rivaux Ron Paul et Michele Bachmann, qui ont mené la charge contre Newt Gingrich, il a même pu s'offrir le luxe d'adresser des compliments à ce dernier. «Son objectif à présent est de redevenir le candidat sûr et stable. Il peut laisser les autres faire le travail à sa place, note Ford O'Connell, spécialiste républicain de stratégie politique. Il n'a même pas besoin de l'emporter en Iowa, seulement de faire en sorte que Gingrich ne gagne pas. Ron Paul et Michele Bachman peuvent l'y aider.»
Les critiques qui se sont abattues sur Newt Gingrich, son bilan politique et sa vie conjugale lorsqu'il s'est hissé en tête des intentions de vote ont cessé il y a une semaine de la part de Mitt Romney.
Selon un sondage Rasmussen, Mitt Romney dispose même d'une légère avance sur Newt Gingrich en Iowa. Il a pourtant globalement fait l'impasse cette année sur cet ˙tat conservateur du Midwest dans lequel il avait investi énormément d'efforts et d'argent en 2008 avant d'y être battu lors du caucus.
Deux autres sondages placent Ron Paul en deuxime position à courte distance de Gingrich, ce qui laisse entrevoir une victoire surprise du candidat libertarien qui aurait pour Romney le mérite de stopper la progression de son principal adversaire.
Les enquêtes annoncent toujours pour Mitt Romney une confortable avance dans le New Hampshire, où il a concentré ses efforts. Cet État votera le 10 janvier.
Une victoire dans cet État après une bonne performance dans l'Iowa, à défaut de lui assurer d'être le candidat républicain qui affrontera Barack Obama en novembre 2012, placerait entre ses mains les rênes des primaires du Grand Old Party.
L'ancien président de la Chambre des représentants voit en effet son soutien s'éroder, tandis que l'ex-gouverneur du Massachusetts, parvenu à se maintenir au-dessus de la mêlée lors du dernier débat, s'apprête à recevoir un nouveau soutien politique de poids.
La gouverneur de Caroline du Sud, Nikki Haley, devait annoncer dans la journée d'hier son ralliement à la campagne de Mitt Romney lors de l'émission Fox and Friends sur la chaîne de télévision Fox News.
Nikki Haley avait été élue en 2010 à la tête de cet État du sud des États-Unis après avoir reçu lors de sa campagne l'appui de Sarah Palin, colistière de John McCain en 2008 devenue depuis icône du mouvement conservateur du Tea Party.
Plusieurs des candidats pour l'élection de l'année prochaine espéraient bénéficier de son soutien. Mitt Romney doit faire campagneaujourd'hui en Caroline du Sud, un État où Newt Gingrich domine pour l'instant largement les sondages et où les primaires sont prévues le 21 janvier. Ce soutien peut aussi être vu comme un retour de faveur pour Mitt Romney, qui avait également défendu la candidature de Nikki Haley en 2010.
Le candidat malheureux de la primaire républicaine 2008 a su jeudi soir se tenir à l'écart de la bataille entre les prétendants à l'investiture républicaine.
Apparaissant plus mesuré que ses rivaux Ron Paul et Michele Bachmann, qui ont mené la charge contre Newt Gingrich, il a même pu s'offrir le luxe d'adresser des compliments à ce dernier. «Son objectif à présent est de redevenir le candidat sûr et stable. Il peut laisser les autres faire le travail à sa place, note Ford O'Connell, spécialiste républicain de stratégie politique. Il n'a même pas besoin de l'emporter en Iowa, seulement de faire en sorte que Gingrich ne gagne pas. Ron Paul et Michele Bachman peuvent l'y aider.»
Les critiques qui se sont abattues sur Newt Gingrich, son bilan politique et sa vie conjugale lorsqu'il s'est hissé en tête des intentions de vote ont cessé il y a une semaine de la part de Mitt Romney.
Selon un sondage Rasmussen, Mitt Romney dispose même d'une légère avance sur Newt Gingrich en Iowa. Il a pourtant globalement fait l'impasse cette année sur cet ˙tat conservateur du Midwest dans lequel il avait investi énormément d'efforts et d'argent en 2008 avant d'y être battu lors du caucus.
Deux autres sondages placent Ron Paul en deuxime position à courte distance de Gingrich, ce qui laisse entrevoir une victoire surprise du candidat libertarien qui aurait pour Romney le mérite de stopper la progression de son principal adversaire.
Les enquêtes annoncent toujours pour Mitt Romney une confortable avance dans le New Hampshire, où il a concentré ses efforts. Cet État votera le 10 janvier.
Une victoire dans cet État après une bonne performance dans l'Iowa, à défaut de lui assurer d'être le candidat républicain qui affrontera Barack Obama en novembre 2012, placerait entre ses mains les rênes des primaires du Grand Old Party.
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