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    Burlington tente de faire revivre son héritage francophone

    La Ville a adopté une résolution symbolique destinée à franciser la cité vermontoise

    10 août 2011 | Marco Bélair-Cirino | États-Unis
    Dans un geste destiné à rappeler l'héritage français du Vermont et à attirer un plus grand nombre de touristes québécois, le conseil municipal de Burlington a dit oui, lundi soir, à une résolution visant à renforcer la présence du français dans la plus grande agglomération de l'État du Vermont.

    La résolution, parrainée par une poignée de conseillers municipaux puis adoptée à l'unanimité, propose notamment d'utiliser davantage le français sur les panneaux de signalisation routière, ainsi que de faciliter l'apprentissage de la langue française, tout particulièrement pour ceux qui oeuvrent dans l'industrie touristique.

    Le secteur privé devra mettre la main à la pâte en métamorphosant affiches, cartes, menus actuellement exclusivement en anglais en documents «dans une large mesure» bilingues, a souligné le conseil municipal.

    Il suffit qu'un ou deux restaurateurs décident d'ouvrir le bal en proposant à leurs clients des menus bilingues pour que leurs confrères emboîtent le pas, selon le conseiller municipal Paul Decelles.

    «Quand je voyage au Québec, avec mon français hésitant, je sais que lorsque je rencontre un Québécois, il peut me répondre en anglais. Ça rend l'expérience très satisfaisante. Nous espérons simplement rendre la pareille pour les visiteurs ici», a affirmé le conseiller municipal Norman Blais à la CBC.

    Son collègue Paul Decelles, deux autres élus et lui-même sont derrière la résolution adoptée au conseil municipal avant-hier. Ils souhaitent voir foisonner au cours des prochains mois les macarons «Je parle français» et «Je comprends un peu de français» sur les vêtements des commerçants.

    La Ville de Burlington compte accroître les échanges économiques, mais aussi culturels entre le Vermont, le Québec et la France, a fait savoir M. Blais.

    Les élus se tournent également vers les établissements d'enseignement publics et privés, les «encourageant» à s'assurer «que les jeunes se familiarisent avec la langue française, avec l'histoire et la culture des sociétés d'expression française du globe, d'autant plus qu'elles sont liées à notre région», en donnant des cours de français langue seconde.

    Ils souhaitent que les cours de français se multiplient dans l'agglomération de plus de 200 000 habitants, pour transmettre la base de la langue française, certes, mais également pour faire «apprécier notre culture et notre histoire francophones régionales» aux adultes.

    Voeux pieux?

    Le conseil municipal n'a pas cru bon de donner plus de mordant à ses mesures visant à accroître la présence du français en privilégiant un règlement en bonne et due forme, plutôt qu'une résolution symbolique.

    Le maire de Burlington, Bob Kiss, a dit espérer que celles-ci, aussi symboliques soient-elles, seront bien accueillies au nord du 45e parallèle.

    Près du tiers de la population de «Queen City», située à moins de deux heures de route de Montréal, est d'origine française, ses ancêtres ayant pour la plupart déménagé leurs pénates du Canada aux États-Unis, au XIXe siècle.
     
     
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