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Le dilemme Obama

Gil Courtemanche   14 août 2010  États-Unis
Louie Gohmert, un élu du Texas à la Chambre des représentants, est présent dans tous les médias depuis quelque temps. Il a lancé une bombe que beaucoup d'Américains prennent au sérieux: des organisations terroristes islamistes envoient des jeunes femmes enceintes aux États-Unis pour qu'elles y accouchent de bébés qui obtiendront automatiquement la nationalité américaine. Dans vingt ans, entraînés et endoctrinés, ils reviendront aux États-Unis pour constituer une cinquième colonne de terroristes sanguinaires.

Une commentatrice d'extrême droite, Laura Ingraham, vient de publier un livre malhonnêtement assassin sur le président Obama. Obama's Diary trône depuis le début de juillet en tête de liste des meilleures ventes.

Un sondage du réseau CNN révélait la semaine dernière que 25 % des Américains croient fermement que le président a trafiqué son acte de naissance pour dissimuler sa naissance à l'étranger.

La Floride s'apprête à imiter l'Arizona en adoptant une loi qui donne à la police et aux juges de nouveaux pouvoirs pour lutter contre l'immigration illégale. Les juges pourront imposer des peines plus lourdes aux immigrants illégaux qu'aux citoyens américains.

La semaine dernière, un sondage indiquait que, pour la première fois depuis son élection, une majorité d'Américains désapprouvait la politique du président, soit 50 %, contre 45 % en sa faveur. Et voilà que s'annonce la saison des ouragans politiques, celle de tous les excès, les élections de mi-mandat pour lesquelles les républicains ont choisi leur tactique pendant que les démocrates ne savent plus trop où ils sont.

Les républicains ont choisi leur camp très rapidement après l'élection d'Obama. Ayant perdu la majorité de leurs éléments modérés lors des élections, ils se sont installés solidement à droite, déterminés à prouver que le président noir ne partage pas les valeurs fondamentales du pays. Ils ont encore radicalisé leur discours pour ne pas être débordés, en matière de conservatisme et d'obscurantisme, par le Tea Party, ce mouvement populiste qui nage de manière suspecte entre racisme insidieux et chasse aux sorcières à la McCarthy.

Les lignes de front se sont dessinées durant le débat sur la réforme de la santé, qui fut l'un des plus acrimonieux qu'ait connus le Congrès américain depuis des années. Pour contrer les accusations de socialisme et même de communisme qui fusaient de toutes parts, les démocrates et le président ont choisi de tenter d'amadouer. Ils ont dilué la réforme, abandonné l'idée d'une option publique, joué l'approche bipartisane, tout cela sans résultat, sinon que la réforme est tellement mal comprise par les Américains qu'une majorité s'y oppose. Abasourdis, décontenancés et désorientés par le racisme latent mais mal dissimulé des forces conservatrices, par les accusations de socialisme, les démocrates ont choisi de rassurer, d'apaiser. Le programme du changement a été relégué aux oubliettes au profit de celui de la compétence et de la modération. Assis entre deux chaises, voulant faire plaisir à tous, le président et son parti déplaisent à gauche et chez les indépendants, et ne parviennent pas à séduire à droite.

Les républicains, comme des charognards, sentent la bête blessée. Ils ne vont pas modérer leurs attaques démagogiques, même si le président a choisi de maintenir dans son budget les réductions d'impôt de Bush pour les plus riches, reniant ainsi sa promesse de la campagne électorale. Cela prive l'État d'une somme de 70 milliards de dollars par année que se répartit 2 % de la population. Les démocrates craignent la peur que les républicains ont su inventer en tablant sur l'ignorance politique d'une grande partie de la population.

Dans les États du Sud, ce n'est plus BP qui paie le prix de la catastrophe écologique, c'est le gouvernement fédéral (donc Obama) qui pâtit des décisions d'organismes de régulation peuplés par Bush de complices qui acquiescent aux demandes des grandes pétrolières. Dans les États industriels, lourdement atteints par la crise, c'est encore la popularité d'Obama qui en prend un coup, même si le plan de relance qui a coûté si cher a été adopté par Bush et a essentiellement servi à dédouaner les grandes institutions financières. Malgré le succès relatif de la relance de l'industrie automobile par l'administration Obama, le chômage à 10 % lui plombe les ailes.

Les démocrates, comme des poules écervelées, courent dans toutes les directions pendant que les républicains avancent sur l'ennemi comme une formation de blindés crachant le feu et la mitraille. De plus en plus d'élus démocrates faisant face à l'échéance de novembre demandent au président de ne pas venir dans leur circonscription, et celui-ci ne semble pas avoir choisi entre l'attaque et le repli.

La politique américaine est une forme de gangue gluante dont il n'est pas facile de s'extraire. Obama l'avait fait en 2008 en créant cette coalition arc-en-ciel de jeunes déçus de la politique traditionnelle, de minorités et d'électeurs indépendants en proposant audacieusement le courage du changement. Depuis, il vacille. Saura-t-il recréer cette alliance avant novembre? Pour le moment, rien ne l'indique, ce qui augure mal pour les deux années qu'il lui reste à gouverner, alors qu'il devra faire face à une majorité républicaine à la Chambre et à une minorité de blocage au Sénat.
 
 
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  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 14 août 2010 07h02
    En politique, aux États-Unis, comme ailleurs dans le monde, on ne s'en sort jamais.
    Aux States, quand tout va mal, c'est l'élite qui s'en mêle, essayant de changer les choses. Une fois qu'on a placé les bonnes personnes sur le siège conducteur, on fait autre chose en souhaitant que tout aille pour le mieux ensuite. On arrête alors de se préoccuper de politique.

    Ceux qui ont placé Obama sur le siège conducteur ne se demandent pas si la route sera belle. De fait, elle devrait normalement être belle, même avec un beau panorama. Mais, le problème, c'est que certains n'aiment pas du tout la destination que le conducteur a pris.

    Arrive alors les embêtements... Ceux qui n'aiment pas le conducteur et la destination cherchent alors, entre autres, à mettre du sucre dans l'essence et à mettre aussi des clous sur la chaussée pour que le tout déraille.

    En plus, on fait croire au reste de la population que si ça ne va pas, c'est la faute au conducteur. Pendant ce temps, l'élite américaine a l'esprit à la fête. Ils ont cessé d'être aux aguets, en pensant que leur conducteur a la situation bien en main.

    Il faut croire que la politique n'est pas de tout repos. Aussitôt que l'on pense que tout ira bien du simple fait que c'est le conducteur de leur choix, une armée de fantoches, pensant le contraire, font tout en leur possible pour reprendre la situation en main.

    En guise de conclusion, je ferai un message à l'élite américaine. Vous avez bien raison de faire parfois la fête. Mais vous devriez de temps en temps faire le guet. Comme c'est toujours le même qui conduit, il risque dangereusement de finir par s'endormir.

  • henri gabrysz
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 08h49
    Ground Zero
    En appuyant la mosquée sur le site de Ground Zero, Barack Obama n'a rien fait pour améliorer son destin politique. Beaucoup vont y voir un aveu à peine voilé qu'il est musulman.

    Je note que vous vous intéressez de très proche de manière critique à la politique américaine... il serait grand temps de nous pondre un grand éditorial sur Cuba par exemple, puis ensuite sur la Lybie, l'Algérie, etc

  • Democrite101
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 08h57
    Cette droite se met de la dynamite sous les fesses
    Excellent article de Monsieur Courtemanche.

    Bible my gun» (la droite américaine) amène l'Amérique petit à petit dans une situation révolutionnaire de type XIXe siècle européen. En effet, quand le centre (démocrate Obama, Michel de l'Hopital au XVIe siècle...) s'effondre les extrémistes s'entretuent. On en est loin ici en Amérique, il est vrai, mais leur droitisme cruel, arriéré et sans coeur tapit le fond de souffrances et d'amertume qui, à terme, explose en révolution. Pour l'éviter, une pensée de gauche forte mobilisée. J.LégaréJ.L

  • Gilles Bizier
    Abonné
    samedi 14 août 2010 09h07
    Le retour de Lindbergh
    Gil,

    Très bon article, comme la plupart du temps, bien documenté. Ta chronique est toujours l'une des premières que je consulte en recevant Le Devoir de fin de semaine.

    Ça donne froid dans le dos de voir la puissance de la droite yankee montante comme un peu partout sur la planète, à l'heure de la mondialisation du mensonge. La majorité des Américains campent-elle à droite? Verra-t-on bientôt une Internationale nazie qui va nous inonder de désinformation ou est-elle déjà active sur la toile sous le couvert de l'anonymat? C'est Lindberg qui adorerait voler au-dessus de ce nid de coucou!

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 10h49
    À surveiller
    Je trouve très pertinente votre article sur l'état de la politique des États-Unis car ici, au Canada, nous serons probablement dans une situation semblable peu après. Les conservateurs s'inspirent des manoeuvres de la droite américaine et on peut voir un peu la même chose ici, alors que l'opposition ne sait pas comment réagir et ont l'air de poules écervelées.

    En regardant de près ce que la droite américaine fait, on peut voir à l'avance ce que la droite religieuse canadienne nous prépare...

  • P. Boutet
    Abonné
    samedi 14 août 2010 11h11
    Ennemi public numéro un
    Qui est l'ennemi public numéro 1 des États Unis?

    Sa population!

  • Pierrecnd
    Abonné
    samedi 14 août 2010 11h31
    Heureusement que vous ne faites pas de la politique
    Décidément M. Courtemanche une chance que vous ne faites pas de politique active, avec tout votre pessimisme vous ne feriez pas de vieux os. C’est vrai que les temps ne sont vraiment rose pour les gens un peu progressiste. Je dis un peu car il ne faut pas oublier que le parti démocrate aux USA est plus à droite que Stephen Harper ici au Canada.

    On peut s’éterniser sur la droite américaine. Une mosquée près de Ground Zero je crois que oui c’est de la provocation mais la loi le leur permet alors ils ont eu le feu vert non? J’ai lu aujourd’hui qu’en réponse un groupe de droite veut ouvrir un club gay acceptant les musulmans gays juste à côté de la Mosquée! Je ne sais pas si c’est exact mais si tel est la cas je dois avouer que je trouve l’idée fort originale. On verra si les lois sont les mêmes pour tous.

    Les USA un pays dont les gens ne sont pas libre de penser et de circuler? Je me rappelle au pire du temps de Bush un certain acteur était à Bagdad pour dénoncer la guerre que son pays préparait. À ce que je sache il n’a ni été arrêté, ni emprisonné, ni limité dans ses mouvement ou sa pensée! Et tout cela sous GWB; ce sont les USA alors il faut bien être contre tout ce qui se fait dans ce pays pour être « inn », surtout lorsque l’on vit au Québec et que l’on ne s’abreuve que de la presse française.

    C’est vrai que la droite aux USA est « spéciale » pour être poli mais un seul mot ne saurait décrire ce pays. En passant les Américains sur un plan personnel sont des personnes très sympathiques à ne pas confondre avec leur gouvernement. D’ailleurs les USA ne sont pas qu’un bloc, mais plusieurs blocs tous animés, contrairement au Canada, de la fierté d’être ce qu’ils sont. Le New Yorkais pense-t-il comme le gars de Chicago, de Los Angeles ou de Montgomery? Non mais tous aiment leur pays. Ça m’a pris plusieurs année pour comprendre cette simple constatation, ce pays est le pays

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    samedi 14 août 2010 11h55
    Drôle de «dream»: une société sans État avec un gouvernement puissant
    Pour une foultitude de raisons, en partie personnelles et familiales, je vais assez régulièrement aux États-Unis, spécialement en Caroline du Sud. Les États-Uniens ne cessent pas et ne cesseront jamais (probablement) de susciter mon étonnement. Parmi ces «autochtones» des USA, parmi ces «vrais États-Uniens», ils sont nombreux à être généreux et relativement «altruistes». Leur motivation fondamentale est souvent «la charité», dans le sens le plus religieux du terme. Ceux et celles qui voient la société états-unienne comme étant exclusivement fondée sur l'égocentrisme et le «chacun pour soi» sont des personnes qui voient et détectent ce qu'elles ont décidé «a priori» de voir et de détecter.

    En même temps lorsque vous causez avec les plus «fraternels» de ces États-Uniens, vous risquez de frapper un mur intellectuel si vous osez mettre de l'avant le mot «socialisme» (et cela est pire si le mot pestiféré est le mot «communisme»). Je pense que parmi les pays occidentaux, la société états-unienne est celle qui est la plus effaroucheée, sinon affolée, par cette entité presquement terroriste (et peut-être islamiste) qu'on appelle LE SOCIALISME.

    Dans ce sens le brillant texte de Courtemanche ne m'étonne absolument pas et il me sied.

    Barack Obama, président élu par une «clientèle» électorale composite, aux intérêts variés et aux «idées» passablement dissemblables, est condamné à être un fildefériste qui devra toujours, ne serait-ce que par électoralisme, tenter de concilier l'inconciliable. Je parle ici de l'inconciliable en voulant signifier que malgré mes propos du début, il y a aux USA des secteurs de la population qui réclament, sans toujours le nommer, LE SOCIALISME. Quant aux puissants et aux «colonisés intellectuels» qui ont quand même voté Obama, le socialisme leur déplaît souverainement.

    Nous nageons donc dans de grandes contradictions! OUF!

    JSB, sociologue des médias

  • Democrite101
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 14h28
    La droite religieuse, chauvine, cupide poignarde la gauche généreuse et humaine
    Pierrecnd dit beaucoup de choses vraies; par ailleurs son avis ne contredit pas l'article de M.Courtemanche. Ils disent vrais tous deux.

    Les USA sont une formidable démocratie, à la résillience hyper rapide, à la créativité surprenante. Ils détruisent par leur gauche ce que la droite fossilise, et jettent à terre par leur droite ce que leur gauche a mal construit.
    Mon avis: si la droite gagne trop longtemps, les USA perdront la prééminence mondiale, car religieuse et chauvine. J.Légaré

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 14 août 2010 14h49
    Pierrecnd
    À supposer que M.Courtemanche soit pessimiste, votre optimisme à vous ne semble pas reposer sur grand'chose, à part quelques clichés. Relever les faits, qui sont inquiétants, c'est être réaliste et pouvez-vous nier l'exactitude, point par point, de l'analyse qui en est faite ici? Avec des lunettes roses, dans la situation qui est décrite et réelle, il faudrait que celui qui les porte fasse bien attention où il met les pieds.

  • Pierrecnd
    Abonné
    samedi 14 août 2010 23h08
    France Marcotte
    Je ne dis pas que M. Courtemanche a tort, je dis simplement qu'il ne regarde qu'un seul côté de la médaille. Oui les USA ont de gros problèmes intérieurs: social à cause de leur immigration légale comme illégale, leur système scolaire déficient pour les gens de la classe pauvre et un système de santé inadéquat.

    Leur force reste leur liberté de parole, leur tolérance (la mosquée à Ground Zero est un exemple) et leur aptitude à se remettre en question. Ce n'est sûrement pas la société québécoise qui se remet en question chaque fois que l'on ne fait qu'envisager de remettre en question le modèle québécois on se heurte à une résistance du même type que la résistance religieuse d'antan.

    Je ne vois pas où sont mes lunettes roses.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    dimanche 15 août 2010 10h50
    M Courtemanche est une personne engagée envers lui-même, et c'est très rare.
    Monsieur Courtemanche est quelqu'un qui a un engagement envers lui-même, et c'est tant mieux pour nous tous. Il n'est pas ici pour faire de publicité pour personne. Il est porteur de des valeurs rigoureusement démocratiques.

    Permettez-moi de penser que monsieur Courtemanche veut peut-être responsabiliser individuellement les gens. L'art du consensus vient dans une prochaine étape. Et c'est à chacun de savoir tenir sa propre boussole.

    plutôt que d'orienter les gens vers tel ou tel consensus.

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 15 août 2010 10h53
    Leur aptitude à se remettre en question...
    ...vraiment Pierrecnd? G.Courtemanche dit justement quelque chose là-dessus: "La politique américaine est une forme de gangue gluante dont il n'est pas facile de s'extraire". Pas très confortable pour se remettre en question, non?
    Il peut arriver qu'un grand pays aille mal, très mal, ce qui ne l'empêche pas, bien sûr, d'être grand.

  • oracle
    Abonné
    dimanche 15 août 2010 11h44
    Une autre sensibilité
    Je parcours quotidiennement sur le Web les éditions de trois grands médias américains, soit le N.Y.Times, le Washington Post et le Huffington Post. Je suis désolé mais obligé d'exprimer une sensibilité un peu différente de celle de Mr Courtemanche. En voici quelques éléments.
    1/ Le fait que 25% des Américains crassement républicains persistent désespérément à dénier sa citoyenneté américaine au président Obama ne constitue pas une donnée nouvelle. Il en a été ainsi dès l'éclosion des premières rumeurs.
    2/ Les différents sondages ont effectivement révélé une chute graduelle de popularité des démocrates, sauf que le GOP ne s'en porte pas mieux dans ces mêmes sondages.
    3/ L'élément clé pour la victoire ou la défaite dans toute élection américaine assortie d'enjeux fondamentaux restera pour longtemps encore la gestion de l'économie. Il est vrai que les républicains ont réussi leur pari d'aggraver le chômage dans tous les états de l'Union, grâce à la complicité agissante de leurs thuriféraires, patrons des grandes banques qui ont rétréci le crédit à une peau de chagrin. Il n'en demeure pas moins que les démocrates détiennent encore d'excellents arguments pour sauver honorablement leurs meubles en novembre prochain et conserver le contrôle du Congrès dans ses deux chambres

    Pierre-Michel Sajous

  • Léandre Nadeau
    Abonné
    lundi 16 août 2010 11h00
    contrairement à ce que vous écrivez les réductions d'impôt pour les plus riches seront abolies
    Je ne sais pas d'où vous tenez votre information sur les réductions d'impôt des plus riches accordées par Bush, mais crontrairement à ce que vous écrivez, Obama a toujours l'intention d'abolir ces réductions... et son secrétaire au Trésor américain l'a répété à plusieurs reprises

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 16 août 2010 16h15
    La pensée magique
    Quand des élus démocrates demandent au président de ne pas venir dans leur circonspriction, cela signifie que les carottes sont cuites. Cela annonce une défaite des démocrates en novembre. le contraire serait étonnant.

  • henri gabrysz
    Inscrit
    lundi 16 août 2010 18h11
    ABRACADABRA
    très révélateur de la part des partisans d'Obama qui ne sont pas citoyens américains

    le YES WE CAN reste certes un puissant slogan, mais ce n'est pas abrac abadabra... et Barack Obama ce n'est pas AbrackObama

    il n'y avait pas quoi faire la fête le soir de son élection, si personne ne se doutait des conséquences de cette élection, c'est que tout le monde croyait toujours au père Noël

  • Antoine de la Gardelière
    Inscrit
    mercredi 18 août 2010 01h16
    Ingraham
    Wrong ; le titre de son livre est « The Obama DIARIES ».
    (Et en général, on met le titre d'une œuvre en italique ou entre guillemets, à la rigueur. Détails, direz-vous… D’aucuns y verront plutôt des indices de légèreté de la démarche globale…)

    Pour le reste, je pense que tout a été dit ici sur cette analyse bien superficielle d'un régime pris entre l'écorce et l'arbre. J’aoute néanmoins : le premier des Blacks entreprend des réformes musclées : panique générale chez les rednecks. Il mitige les réformes : la gauche sacerdotale pleurniche et annonce que le « changement a été relégué aux oubliettes ». En particulier cette gauche idéaliste qui, depuis l’extérieur du pays, limite ses recherches aux « cable news pundits’ talking points » et aux « sondages » (dont on aurait bien apprécié les références, ici…)
    Gibbs a bien eu raison de souligner, la semaine dernière (puis de persister et signer, le lendemain), que ces gens en mal de 68 ne seront satisfait qu’au moment où Obama aura fermé GTMO et logé de force un système de santé à la canadienne… lol
    Je me garde de présumer de l’arrogance raciste de cette gauche, qui parfois donne l’impression qu’elle POSSÈDE Obama, que celui-ci devrait s’agenouiller devant elle, lui devant son poste…

    Pour ceux qui n’ont pas été dupe de cet « article », ne croyez pas qu’aux ÉU, Laura Ingraham, Glenn Beck, Rush Limbaugh, la Palin, Fox News, le Tea Party, les birthers et autres sont SI crédibles et menaçants pour l’élite politique et l’actuelle Maison blanche. Obama sait ce qu’il fait ; il ne va pas foutre en l’air son héritage pour des extrémistes, ni de gauche, ni de droite.

    Il ne va pas foutre en l'air la stabilité de son pays non plus. Les States, c'est pas le Québec ; ici, on jase fort, on pontifie et on déconne dans notre confort de satellite. Quand on trébuche en improvisant, au gré de l’humeur de la rue, on n’a pas tant à perdr

  • Antoine de la Gardelière
    Inscrit
    mercredi 18 août 2010 10h42
    Imgraham (suite et fin)
    (Javais pourtant respecté le nombre de frappes permises... hum... Mystère).

    Il ne va pas foutre en l'air la stabilité de son pays non plus. Les States, c'est pas le Québec ; ici, on jase fort, on pontifie et on déconne dans notre confort de satellite. Quand on trébuche en improvisant, au gré de l’humeur de la rue, on n’a pas tant à perdre.
    Au sud de notre frontière, s'ils se plantent, c'est l'Occident tout entier qui parlera mandarin, demain.
    **
    Par rapport à l'« auteur » Laura : son bouquin de bien mauvais goût se veut satirique, quoiqu'elle feigne (un peu) qu'il s'agit vraiment des journaux intimes d'Obama, son épouse, Biden et sa belle-mère (vous trouverez sur le net un clip de promo, où, dans le noir du parking du Watergate - hahaha... - elle « reconstitue » la scène où un « deep throat » lui glisse le paquet de notes intimes dans une enveloppe). Best-seller ou non, ce torchon n'est pris au sérieux que par les millions d'analphabètes qui vont à la messe quotidienne Fox News/Limbaugh. Le texte est un ramassis de clichés, clichés racistes, entre autres. Tapez-vous le passage de cette autre « conservative blonde » (plus dingue que la Coulter anticanadienne...) à l'émission de l'apparent étourdi Stephen Colbert (site de Comedy Network). Dans son rôle typique de pastiche de Bill O'Reilly, Colbert feint de croire à la thèse de l'authenticité du texte. « Obama écrit si mal, en privé ! Il était sensé incarner l'Amérique post-raciale, mais là... "Michelle bouffe des ribs le matin, comme snack l'après-midi, puis les trois dernières ribs avant de se coucher." Mais cet homme, par un niveau langue si banal, radote les stéréotypes les plus odieux !! Que d'horreurs !! »
    hahaha... Et tout ça EN PLEINE FACE de son interlocutrice ! Un moment magique de télé, croyez-moi.

    Non, franchement, il ne faut pas prendre ces populistes de droite pour plus que des rednecks bien habillés, en psychose de masse. La Maison blanche le sait

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 19 août 2010 07h05
    A.de la Gardelière
    Votre commentaire en forme de pétard ne m'impressionne pas beaucoup. Est-ce le style que l'on développe sur le Net quand on veut prendre la pose d'un intellectuel sans se donner trop de mal: beaucoup d'effets mais peu de contenu?

  • Antoine de la Gardelière
    Inscrit
    vendredi 20 août 2010 14h33
    Mme Marcotte
    Heureusement, je n'avais guère dessein de vous impressionner, très chère. Encore eût-il fallu que je vous connusse... (Quin, pour le style.)

    Pétard ? Pourquoi ? Expliquez, svp.

    Légèreté du contenu ? Sans doute. Je ne revendiquerai jamais le rôle de journaliste ; le métier d'observateur (et surtout d'échotier) de la vie des autres m'intéresse bien peu. Je me permets de me prononcer de temps en temps sur les nombreuses énormités prononcées sur l'ami Barack, sans plus.

    Cela dit, que ne m'apprenez-vous pas à l'étoffer, ce propos léger ? J'attends vos suggestions.
    Car je suis certain que vous n'avez pas tout bonnement rédigé une attaque vaine et vide.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 21 août 2010 22h02
    Abrackadabra s'enligne...
    ...pour ne pas faire un second mandat. Le problème c'est que son éventuelle rempacante, Hilary Rodham est un faucon comme Rumsfeld et Bush. Je préfère les vrais cons, comme Sarko.

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