Discours sur la marée noire - Obama est décidé à briser la dépendance au pétrole
Photo : Agence Reuters Kevin Lamarque
Barack Obama a accusé la pétrolière BP «d’insouciance» lors de son tout premier discours prononcé à partir du Bureau ovale depuis son accession à la présidence des États-Unis.
Barack Obama a demandé hier aux Américains de rompre avec leur dépendance au pétrole et aux énergies fossiles afin d'éviter que des accidents comme la marée noire qui pollue actuellement le golfe du Mexique ne se reproduisent.
«La tragédie qui se déroule le long de nos côtes nous rappelle puissamment et cruellement que le temps est venu de choisir un avenir où nous utiliserons une énergie propre», a déclaré le président américain dans son premier discours prononcé dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, un signe de l'importance qu'il accorde au sujet traité.
«Il y a des coûts associés à cette transition et certains croient que nous n'avons pas les moyens de les assumer. Je dis que nous n'avons pas les moyens de ne pas changer la façon dont nous produisons notre énergie» a-t-il plaidé.
«Il y a une approche je n'accepterai pas: c'est l'inaction», a poursuivi le président américain, exhortant implicitement les sénateurs à emboîter le pas à la Chambre des représentants, qui a adopté un projet de loi sur le climat et l'énergie l'année dernière.
Barack Obama tentait aussi, hier, de convaincre des Américains de plus en plus critiques qu'il est capable de gérer la crise environnementale provoquée par l'explosion, le 20 avril, de la plateforme de forage Deepwater Horizon exploitée par la pétrolière BP. (Cette catastrophe a coûté la vie à 11 travailleurs.)
«Soyez assurés que nous combattrons la marée noire avec tous les moyens à notre disposition et aussi longtemps qu'il le faudra», a promis Barack Obama, en prenant soin de répéter que la pétrolière britannique allait payer la note.
M. Obama a admis que les dommages environnementaux continueraient de s'accumuler jusqu'à ce que la fuite de pétrole soit définitivement colmatée. Le gouvernement américain a d'ailleurs indiqué hier que l'écoulement quotidien de brut dans l'océan pourrait atteindre 50 000 barils, alors que les estimations précédentes variaient entre 20 000 et 40 000 barils.
Le président a par ailleurs annoncé hier un «plan de restauration à long terme» des régions touchées par la marée noire.
Barack Obama doit rencontrer aujourd'hui, à la Maison-Blanche, les grands patrons de BP afin de les convaincre d'alimenter un fonds d'indemnisation des sinistrés. Devant les élus du Congrès, hier, la pétrolière britannique a refusé de dire si elle acceptait de garnir un compte sous séquestre qui serait ouvert à cette fin et qui échapperait à son contrôle.
Hier après-midi, le président s'est rendu en Floride, où le littoral a commencé à ressentir les effets de la marée noire. Il y a inspecté la plage de Pensacola, une station balnéaire située dans le nord-ouest de cet État péninsulaire. La veille, il avait fait de même dans le Mississippi et en Alabama. Ce déplacement de trois jours était le quatrième que Barack Obama effectuait dans la région depuis l'accident du 20 avril.
Un sondage ABC-GfK publié hier indique que plus de la moitié des Américains (52 %) désapprouvent la façon dont Barack Obama a géré la crise jusqu'ici. Ce résultat est comparable à ceux qui traduisaient le mécontentement à l'égard de son prédécesseur, George W. Bush, deux mois après le passage de l'ouragan Katrina en Louisiane, à l'automne 2005. La cote de «W» ne s'était jamais relevée par la suite.
Une proportion encore plus importante d'Américains (54 %) ont une opinion négative de la façon dont les bureaucrates ont fait leur travail dans ce dossier. Les sondés dirigent cependant la majeure partie de leur colère contre BP, puisque 85 % d'entre eux désapprouvent l'attitude du géant pétrolier.
D'après ce même sondage, le taux de satisfaction général (tous enjeux confondus) à l'égard de Barack Obama demeure inchangé, à 50 %.
Depuis deux mois, la Maison-Blanche a été maintes fois critiquée pour avoir réagi trop lentement à la crise environnementale dans le golfe du Mexique, mais si on en croit les sondages, une bonne partie des Américains réservaient leur jugement jusqu'à tout récemment.
***
Avec l'Associated Press
«La tragédie qui se déroule le long de nos côtes nous rappelle puissamment et cruellement que le temps est venu de choisir un avenir où nous utiliserons une énergie propre», a déclaré le président américain dans son premier discours prononcé dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, un signe de l'importance qu'il accorde au sujet traité.
«Il y a des coûts associés à cette transition et certains croient que nous n'avons pas les moyens de les assumer. Je dis que nous n'avons pas les moyens de ne pas changer la façon dont nous produisons notre énergie» a-t-il plaidé.
«Il y a une approche je n'accepterai pas: c'est l'inaction», a poursuivi le président américain, exhortant implicitement les sénateurs à emboîter le pas à la Chambre des représentants, qui a adopté un projet de loi sur le climat et l'énergie l'année dernière.
Barack Obama tentait aussi, hier, de convaincre des Américains de plus en plus critiques qu'il est capable de gérer la crise environnementale provoquée par l'explosion, le 20 avril, de la plateforme de forage Deepwater Horizon exploitée par la pétrolière BP. (Cette catastrophe a coûté la vie à 11 travailleurs.)
«Soyez assurés que nous combattrons la marée noire avec tous les moyens à notre disposition et aussi longtemps qu'il le faudra», a promis Barack Obama, en prenant soin de répéter que la pétrolière britannique allait payer la note.
M. Obama a admis que les dommages environnementaux continueraient de s'accumuler jusqu'à ce que la fuite de pétrole soit définitivement colmatée. Le gouvernement américain a d'ailleurs indiqué hier que l'écoulement quotidien de brut dans l'océan pourrait atteindre 50 000 barils, alors que les estimations précédentes variaient entre 20 000 et 40 000 barils.
Le président a par ailleurs annoncé hier un «plan de restauration à long terme» des régions touchées par la marée noire.
Barack Obama doit rencontrer aujourd'hui, à la Maison-Blanche, les grands patrons de BP afin de les convaincre d'alimenter un fonds d'indemnisation des sinistrés. Devant les élus du Congrès, hier, la pétrolière britannique a refusé de dire si elle acceptait de garnir un compte sous séquestre qui serait ouvert à cette fin et qui échapperait à son contrôle.
Hier après-midi, le président s'est rendu en Floride, où le littoral a commencé à ressentir les effets de la marée noire. Il y a inspecté la plage de Pensacola, une station balnéaire située dans le nord-ouest de cet État péninsulaire. La veille, il avait fait de même dans le Mississippi et en Alabama. Ce déplacement de trois jours était le quatrième que Barack Obama effectuait dans la région depuis l'accident du 20 avril.
Un sondage ABC-GfK publié hier indique que plus de la moitié des Américains (52 %) désapprouvent la façon dont Barack Obama a géré la crise jusqu'ici. Ce résultat est comparable à ceux qui traduisaient le mécontentement à l'égard de son prédécesseur, George W. Bush, deux mois après le passage de l'ouragan Katrina en Louisiane, à l'automne 2005. La cote de «W» ne s'était jamais relevée par la suite.
Une proportion encore plus importante d'Américains (54 %) ont une opinion négative de la façon dont les bureaucrates ont fait leur travail dans ce dossier. Les sondés dirigent cependant la majeure partie de leur colère contre BP, puisque 85 % d'entre eux désapprouvent l'attitude du géant pétrolier.
D'après ce même sondage, le taux de satisfaction général (tous enjeux confondus) à l'égard de Barack Obama demeure inchangé, à 50 %.
Depuis deux mois, la Maison-Blanche a été maintes fois critiquée pour avoir réagi trop lentement à la crise environnementale dans le golfe du Mexique, mais si on en croit les sondages, une bonne partie des Américains réservaient leur jugement jusqu'à tout récemment.
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Avec l'Associated Press
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