Audition au Congrès américain - Les concurrents de BP blâment la pétrolière
Washington — Les concurrents de BP, qui exploitait la plateforme dont le naufrage a provoqué la marée noire dans le golfe du Mexique, ont clamé hier lors d'une audition au Congrès américain que la catastrophe aurait pu être évitée si le pétrolier avait suivi les procédures de sécurité.
«Je suis convaincu que l'enquête indépendante montrera que cette tragédie était évitable», a ainsi plaidé John Watson, patron du groupe pétrolier Chevron devant les membres de la commission de l'Énergie et du Commerce de la Chambre des représentants .
L'explosion puis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon fin avril «montrent une nouvelle fois que toutes les compagnies [pétrolières] doivent travailler en suivant les mêmes règles strictes de sécurité et de fiabilité. Il est évident que [ne pas suivre ces règles] a de lourdes conséquences», a poursuivi M. Watson.
Outre le patron de Chevron étaient présents ses homologues d'ExxonMobil, ConocoPhilips, Shell et le chef de BP Amérique Lamar McKay.
«Il est impératif qu'une enquête d'experts, impartiale et complète ait lieu, car cet incident représente une grave entorse aux normes en vigueur en matière de forage en mer», a insisté le patron d'ExxonMobil, Rex Tillerson.
Les membres de la commission tentent d'établir les raisons qui ont mené à la catastrophe qui a tué 11 personnes et provoqué la pire marée noire de l'histoire des États-Unis. Mais, selon les parlementaires, le groupe britannique BP n'est pas le seul à avoir manqué à ses obligations. Selon eux, les plans d'urgence concoctés par d'autres compagnies pétrolières sont obsolètes jusqu'au ridicule.
Le patron de BP Amérique a tenté de rassurer les élus. «Je voudrais mettre les choses au clair: BP ne connaîtra pas de repos tant que le puits ne sera pas sous contrôle et que nous n'aurons pas compris ce qui s'est passé», a dit Lamar McKay.
Par ailleurs, le directeur général d'ExxonMobil a reconnu que les groupes pétroliers étaient sous-équipés pour faire face à des catastrophes comme celle de la marée noire dans le golfe du Mexique.
«Lorsque ces choses arrivent, nous ne sommes pas bien préparés pour y faire face», a reconnu Rex Tillerson. «C'est pourquoi il faut toujours s'attacher à empêcher que ces choses arrivent, parce que lorsqu'elles arrivent nous ne sommes pas bien équipés pour les traiter», a-t-il dit.
Répondant aux critiques des parlementaires sur les plans d'urgence des pétrolières, M. Tillerson a aussi estimé qu'il «n'y a pas de capacités de réponse» pouvant garantir que du pétrole n'atteigne pas les côtes du golfe du Mexique dans le cas d'une catastrophe comme celle engendrée par le naufrage de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon au large de la Louisiane.
«Je suis convaincu que l'enquête indépendante montrera que cette tragédie était évitable», a ainsi plaidé John Watson, patron du groupe pétrolier Chevron devant les membres de la commission de l'Énergie et du Commerce de la Chambre des représentants .
L'explosion puis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon fin avril «montrent une nouvelle fois que toutes les compagnies [pétrolières] doivent travailler en suivant les mêmes règles strictes de sécurité et de fiabilité. Il est évident que [ne pas suivre ces règles] a de lourdes conséquences», a poursuivi M. Watson.
Outre le patron de Chevron étaient présents ses homologues d'ExxonMobil, ConocoPhilips, Shell et le chef de BP Amérique Lamar McKay.
«Il est impératif qu'une enquête d'experts, impartiale et complète ait lieu, car cet incident représente une grave entorse aux normes en vigueur en matière de forage en mer», a insisté le patron d'ExxonMobil, Rex Tillerson.
Les membres de la commission tentent d'établir les raisons qui ont mené à la catastrophe qui a tué 11 personnes et provoqué la pire marée noire de l'histoire des États-Unis. Mais, selon les parlementaires, le groupe britannique BP n'est pas le seul à avoir manqué à ses obligations. Selon eux, les plans d'urgence concoctés par d'autres compagnies pétrolières sont obsolètes jusqu'au ridicule.
Le patron de BP Amérique a tenté de rassurer les élus. «Je voudrais mettre les choses au clair: BP ne connaîtra pas de repos tant que le puits ne sera pas sous contrôle et que nous n'aurons pas compris ce qui s'est passé», a dit Lamar McKay.
Par ailleurs, le directeur général d'ExxonMobil a reconnu que les groupes pétroliers étaient sous-équipés pour faire face à des catastrophes comme celle de la marée noire dans le golfe du Mexique.
«Lorsque ces choses arrivent, nous ne sommes pas bien préparés pour y faire face», a reconnu Rex Tillerson. «C'est pourquoi il faut toujours s'attacher à empêcher que ces choses arrivent, parce que lorsqu'elles arrivent nous ne sommes pas bien équipés pour les traiter», a-t-il dit.
Répondant aux critiques des parlementaires sur les plans d'urgence des pétrolières, M. Tillerson a aussi estimé qu'il «n'y a pas de capacités de réponse» pouvant garantir que du pétrole n'atteigne pas les côtes du golfe du Mexique dans le cas d'une catastrophe comme celle engendrée par le naufrage de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon au large de la Louisiane.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

