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Assurance maladie aux États-Unis - La réforme de «Barack W. Bush»

Frédérick Gagnon - Directeur de l'Observatoire sur les États-Unis de la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, et professeur de science politique à l'UQAM  24 mars 2010  États-Unis
Barack Obama aura fini par conclure qu’il est difficile, voire impossible, de forger les compromis bipartisans sur les grandes questions, et ce, en raison de la rancœur partisane et de la toxicité de l’atmosphère politique au Capitole.
Photo : Agence France-Presse Saul Loeb
Barack Obama aura fini par conclure qu’il est difficile, voire impossible, de forger les compromis bipartisans sur les grandes questions, et ce, en raison de la rancœur partisane et de la toxicité de l’atmosphère politique au Capitole.
Depuis que la Chambre des représentants a voté la réforme de l'assurance maladie de Barack Obama, dimanche dernier, les observateurs n'ont cessé de dire que celui-ci peut désormais être qualifié de «grand président», au même titre que d'autres qui l'ont précédé. Barack Obama aurait ainsi la vision de Roosevelt ou de Lincoln, serait allé plus loin que Lyndon Johnson dans la mise en oeuvre de mesures sociales et aurait réussi là où Harry Truman, Jimmy Carter et Bill Clinton ont échoué.

Ces comparaisons sont certes justes, mais ce que peu d'experts ont noté est le fait qu'Obama a peut-être, en fin compte, gagné son pari avant tout parce qu'il a décidé d'adopter des attitudes semblables à celles d'un président avec lequel on le compare beaucoup moins souvent, c'est-à-dire George W. Bush.


Mordant et intransigeant


Aucun démocrate n'oserait l'avouer, mais Obama a opté pour un style semblable à celui de «W» ces dernières semaines: il a adopté un ton plus ferme qu'auparavant et a défendu son projet avec plus de vigueur que jamais. À l'émission humoristique et satirique The Colbert Report, Stephen Colbert résumait la chose en affirmant, non sans sourire, que nous étions peut-être en train de traverser une période de «puberté présidentielle» (presidential puberty)! Obama s'exprimait avec plus de détermination, de mordant et d'intransigeance dans ses discours, comme s'il avait soudainement décidé que c'en était assez et que les débats avaient assez duré.

Comme Bush dans le cas de la guerre en Irak, le président donnait également le sentiment que les sondages d'opinion l'indifféraient et qu'il était désormais déterminé à gouverner avant tout selon ses principes, envers et contre tous, malgré les réticences populaires. Obama ne semblait plus aussi inquiet qu'avant de voir la majorité des Américains s'opposer à sa politique (selon un sondage mené par CNN entre les 19 et 21 mars, 59 % ne veulent pas du projet de loi adopté par la Chambre dimanche).

Qui plus est, un peu à l'image de Bush lors de l'adoption du U.S.A. Patriot Act au lendemain du 11 septembre 2001, Obama ne semblait plus tenir à ce que l'on respecte à tout prix les procédures législatives habituelles au Congrès. Le Patriot Act avait été adopté sans réels débats au sein des commissions permanentes de la Chambre et du Sénat, et Obama garantirait maintenant l'adoption de sa réforme au moyen de la manoeuvre de la «réconciliation», qui permet de contourner les manoeuvres dilatoires républicaines au Sénat en votant un projet immédiatement à une majorité simple de 51 voix (sur 100), alors qu'il faudrait normalement l'accord de 60 sénateurs pour passer au vote final sur celui-ci.


Coût électoral


Obama aura donc fini par conclure qu'il est difficile, voire impossible, de forger les compromis bipartisans sur les grandes questions, et ce, en raison de la rancoeur partisane et de la toxicité de l'atmosphère politique au Capitole. Les républicains lui reprocheront de leur avoir imposé la réforme, mais il aura tout à fait raison de rappeler qu'il a déjà fait plusieurs compromis avec une minorité décidée à lui dire «non» jusqu'au bout.

On ne connaît pas encore l'impact que la réforme aura sur l'avenir politique du Parti démocrate. En janvier dernier, l'un des conseillers d'Obama écrivait, dans le Washington Post, que la réforme de l'assurance maladie permettrait de gagner les élections au Congrès de novembre 2010. On peut cependant croire que le vote de dimanche pourrait avoir l'effet inverse.

En 1964, lorsque le Congrès vote le Civil Rights Act, qui visait à interdire la ségrégation raciale dans les lieux publics, Lyndon Johnson affirme de son propre aveu que les démocrates viennent peut-être de donner le sud des États-Unis aux républicains pour des années à venir. Le coût électoral de la réforme de l'assurance maladie pourrait également être élevé. À huit mois des élections au Congrès, l'impopularité de la réforme n'aidera certainement pas les 25 démocrates de la Chambre et les 7 du Sénat qui risquent de perdre leur siège, et ce, à commencer par le leader de la majorité du Sénat, Harry Reid (Nevada), qui tire de l'arrière par dix points dans les sondages.


Expliquer la réforme


Obama devra donc gagner une nouvelle bataille, qui consistera à expliquer aux électeurs pourquoi le projet était nécessaire malgré la forte opposition populaire. Et jusqu'à présent, les républicains ont peut-être perdu le vote de dimanche, mais ils ont nettement gagné la joute qui visait à dicter le sens que l'on devrait donner à la réforme. Plusieurs Américains voient toujours celle-ci comme une aberration socialiste, un monstre qui creusera le déficit, qui engendrera des hausses d'impôts et qui brimera les libertés des Américains en leur imposant l'obligation de se doter d'une assurance.

Obama doit dès à présent lutter contre ces perceptions et, pour ce faire, expliquer comment la réforme permettra aux parents d'acheter une assurance à leurs enfants en dépit de problèmes de santé préexistants, aux travailleurs de conserver une assurance même s'ils perdent leur emploi ou encore aux personnes âgées de payer leurs médicaments moins cher. La tâche ne sera pas facile, mais Obama peut déjà se réjouir d'avoir trouvé en David Plouffe et David Axelrod des stratèges électoraux aussi, sinon plus efficaces que ceux qui ont aidé George W. Bush à gagner les élections de 2000, 2002 et 2004.

Et comme George W. Bush, Obama semble avoir un véritable don pour s'illustrer lors des campagnes électorales, ce qui lui permettra peut-être de limiter les dégâts en novembre et, ainsi, de conserver des majorités au Congrès sans lesquelles il ne pourrait changer le visage des États-Unis comme il le fait actuellement.

*****

Frédérick Gagnon - Directeur de l'Observatoire sur les États-Unis de la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, et professeur de science politique à l'UQAM
 
 
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  • Pierre Marinet - Inscrit
    24 mars 2010 07 h 05
    Merci.
    Être ferme, exigeant et savoir ce que l’on veut n’est pas synonyme d’être comme Bush. Ces adjectifs existaient bien avant Bush. Beaucoup, en étant basique, d’aventuriers peuvent se targuer d’avoir la même attitude sans que nous ayons à les nommer de l’adjectif nouveau « Bush ». Puis confondre une marionnette comme Bush qui pense que seul Dieu agît à un homme, un vrai, de talent, cultivé, lucide et rusé, c’est avoir le nez un peu court en termes d’analyses.

    Vous écrivez : « Obama ne semblait plus tenir à ce que l'on respecte à tout prix les procédures législatives habituelles au Congrès. » Je crois qu’il est préférable d’agir de la sorte pour l’intérêt d’un peuple que de risquer de nous faire vivre une troisième guerre mondiale uniquement basée sur des intérêts de lobbyistes et de néoconservateurs névrosés et addict à un Dieu psychotique, au pouvoir, à l’argent.

    Obama a raison de contourner « les manœuvres dilatoires républicaines » pour sa réforme « au moyen (…) «réconciliation». Vous ne croyez pas que ces républicains sont prêts à tout? Vraiment à tout? Vous le dites de plus : « Obama aura donc fini par conclure qu'il est difficile, voire impossible, de forger les compromis bipartisans sur les grandes questions, et ce, en raison de la rancœur partisane et de la toxicité de l'atmosphère politique au Capitole. »

    Vous manquez de mise ne perspective, c’est dommage pour un « expert ». Votre article est donc sans intérêt. Merci.
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 mars 2010 07 h 08
    C'est odieux et non professionnel de comparer Barack Obama à George W. Bush, sur un seul critère.
    Pour un professeur de science politique, c'est minable de ne trouver comme seule comparaison, pour illustrer avec quelle détermination Barack Obama a mené à la victoire son projet de réforme du système de santé des États-Unis, que la disposition de Georges W. Bushs de se fouter de tout le monde, et en premier lieu de la communauté internationale, du Canada, des opinions contraires au sienne et enfin de la vérité (voir: armes de destruction massive en Iraq).

    M. Bush aurait fait preuve d'un sens de la décision que semble admirer M. Gagnon.

    Si M. Gagnon nous avait cité quelques phrases d'un connaisseur de l'atmosphère politique au États-Unis, David Frum, un proche de George W. Bush, qui dit que les Républicains ont commis une erreure stratégique monumentale, et qu'ils viennent de subir une défaite historique, on pourrait prendre un peu au sérieux ses doutes sur le sort des Démocrates à l'élection de novembre prochain.
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  • Roland Berger - Abonné
    24 mars 2010 08 h 02
    Une victoire révélatrice
    La victoire d'Obama aidera sans doute des millions d'Américains à ne pas déclarer faillite par suite d'une maladie. Mais elle souligne aussi le caractère obsolète des institutions politiques américaines, qu'il faut déjouer pour arriver à servir le peuple électeur.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 mars 2010 09 h 35
    M. Berger, Barack Obama n'a déjoué aucune institution politique. Il a déjoué les conservateurs bornés.
    Ce que Barack Obama a vasincu, c'est une opposition idéologique, bornée, calculatrice, composée d'ultra-conservateurs, de religieux intransigeants, de la hiérarchie catholique et de tant d'autres sénateurs et députés qui ne sont pas gênés de refuser au bon peuple les traitements médicaux et autres qu'ils se sont attribués à eux-mêmes. Les 216 votes et plus que Barack Obama a obtenus du Congrès, à trois reprises, l'ont été en toute légalité et en toute transparence.
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 mars 2010 10 h 56
    Utiliser un sondage de la veille pour illustrer une réaction à un évènement d'aujourd'hui.
    Quel profeseur, le moindrement sérieux donnerait une note de passage à un étudiant qui utiliserait un sondage d'hier pour illustrer la réaction de la population à un évènement qui a eu lieu aujourd'hui. C'est pourtant ce que fait Frédérick Gagnon. Le sondage mené par CNN, dimanche 21 mars, après que le projet de réforme du Président Obama soit devenu loi, indique que 59% des citoyens interrogés approuvaient, même très fortement, les décisions du Président Obama. M. Gagnon, en était resté au sondage précédent. Et pourtant en écrivant son texte, le nouveau sondage était disponible.
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  • Olivier Quenneville - Inscrit
    24 mars 2010 11 h 03
    Qu'est ce qu'un "expert" ?
    Je crois que si l'on prend la peine de lire l'article, et non pas seulement le titre et quelques grandes lignes, nous pouvons nous rendre compte que M. Gagnon ne fait pas une comparaison bête et globale des deux présidences. Il ne compare que le style politique dans le cas de cette réforme.

    Être un "expert" impose de se pencher sur les faits, et non de se fonder sur des théories farfelues et des relations douteuses du type "troisième guerre mondiale". Être un expert impose aussi de ne pas fonder son analyse sur un seul auteur (David Frum), mais d'étudier plusieurs commentateurs et analystes américains qui, quand nous prenons le temps de les lire, sont décidément divisés sur l'impact du vote de dimanche dernier. Et un expert doit s'assurer d'être professionnel en évitant notamment de cracher sur les individus qui n'ont pas les mêmes opinions en les traitant de névrosés, de bornés, d'idéologues.

    Merci pour l'article M. Gagnon ! Voilà une analyse rafraîchissante dans ce monde rempli de Ann Coulter et de Michael Moore !
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 mars 2010 12 h 26
    M. Quenneville, Comparer quelqu'un à George W. Bush, ce n'est pas lui faire un compliment.
    M. Quenneville,
    C'est vrai que c'est tentant d'écrire un texte sur un évènement de l'importance de la réforme Obama, mais il faut le faire sur plus qu'un seul aspect. Autrement vous aurez devant vous, ou plutôt derière vous, des étudiants et des lecteurs mal informés. Ce n'est pas le propre d'un expert d'utiliser un sondage réalisé avant un évènement pour illustre les répercussions d'un tel évènement.

    Tant mieux si vous avez trouvé ce texte rafraichissant...

    G.P.
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  • Olivier Quenneville - Inscrit
    24 mars 2010 13 h 14
    Faire ses devoirs
    M. Paquet,

    Malheureusement, il est difficile de faire une analyse approfondie de tous les aspects de la politique américaine de la santé en 800 mots.

    Avant de critiquer un professeur, assurez-vous que vous avez les bonnes sources : http://politicalticker.blogs.cnn.com/2010/03/22/cn

    59% de la population désapprouve la réforme, le 22 mars...

    Vous êtes recalé...

    OQ
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 mars 2010 13 h 43
    M. Quenneville, David Frum n'est pas un inconnu, tout au moins il ne devrait surtout pas l'être de la part d'un prof de Science Po.
    Davis Frum est un canadien, fils de la Sénatrice libérale Barbara Frum. Il s'est retrouvé au coeur de l'administration Bush, inventeur de la théorie de "L'axe du mal", auteur de la plupart des discours de Georges W. Bussh, et chroniqueur au National Post.

    Je suis porté à croire qu'il sait de quoi il parle quand il soutient que les Républicains ont commis une erreur stratégique monumentale et qu'ils ont subi une défaite historique. C'est plutôt vers eux que devraient aller les inquiétudes de ceux qui avaient et ont encore un penchant à droite.
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  • Olivier Quenneville - Inscrit
    24 mars 2010 13 h 59
    Discuter avec des idéologues...
    M. Paquet,

    Pouvez-vous me dire très précisément où, dans mon commentaire, j'a indiqué que Frum était un inconnu ? Est-ce que par hasard j'ai utilisé votre utilisation de Frum pour indiquer que les commentateurs sont très divisés aux USA sur l'impact de ce vote et qu'il importe de se renseigner sur ces points de vue ? Avez-vous lu et compris le commentaire ?

    Qui plus est, pour revenir sur votre commentaire sur le sondage, M. Gagnon utilise ces résultats pour démontrer que Obama a décidé de foncer, même si la décision était impopulaire, tout comme le faisais souvent Bush. Il n'a jamais utilisé ces résultats pour mesurer l'impact de la décision de dimanche. Avez-vous lu et compris le texte ?

    C'est toujours très difficile d'avoir une discussion se fondant sur des faits avec des idéologues qui vénère Obama ou tout autre cause...
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  • VoB - Inscrit
    24 mars 2010 14 h 02
    M. Paquet, ce n'est pas qu'une simple question de sondage
    Cet article est une réflexion. Ne s'agit-il pas de la page Idées ? M. Gagnon propose une analyse oui, sur un seul aspect, celui du style présidentiel adopté par Obama dans le dernier droit avant le vote. C'est ce qu'on appelle une brève étude de cas, en 800 mots. L'exercice limite certainement le nombre de comparaisons possibles. Si M. Gagnon a utilisé un sondage effectué avant le vote, c'est qu'il se penche sur l'attitude du président américain lors de cette période, et non après que le projet ait été adopté.
    Par ailleurs, W. Bush n'avait pas que des défauts, bien que l'on soit contre plusieurs décisions prises et politiques mises en place lors de sa présidence. Il avait des certaines aptitudes de leadership auxquelles M. Gagnon fait référence ici.
    La question qu'un professeur sérieux poserait probablement serait la suivante: comment avancer que tout a été fait en toute transparence, sans faire une recherche approfondie sur les jeux de coulisses et les discussions informelles ayant eu lieu dans les couloirs du Capitole ?
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    24 mars 2010 16 h 09
    L’autorité selon la justice
    Difficile de comprendre le ton de cet article. Plusieurs commentateurs se sont plaints d’un président qui passait son temps à vouloir trouver des compromis bipartisans sur ses politiques réformistes, sans qu’il ne comprenne pendant longtemps que les républicains ne se déterminent aux États-Unis que comme les politiciens les plus dogmatiques et intégristes. Les républicains en termes de métaphore se conçoivent comme les staliniens du marché intégral quasi totalitaire et ils sont tellement associés au complexe militaro industriel qu’ils passent fréquemment du poste de ministres ou de conseillers à ceux de membres actifs de ces entreprises ou vice versa. Voir à ce sujet le film intelligent l’Écrivain fantôme de Roman Polanski qui montre dans quelle entreprise Tony Blair s’est englué en Irak lorsqu’il s’est associé à G.W.Bush.

    Les conséquences électorales négatives du vote démocrate pour l’assurance maladie sont de plus incertaines puisque Obama s’est fait élire déjà sans la contribution des électeurs sudistes américains. Dans le centre du pays ouvert à l’alternance, il reste encore plusieurs mois pour que les démocrates diffusent une pédagogie sur une réforme qui sur le plan international ne peut qu’améliorer l’image des É.U dans le monde. En Occident, cette réforme sociale américaine est importante pour redonner au keynésianisme une crédibilité mise à mal par l’offensive furieuse du néolibéralisme, le gourou Von Hayek ayant été écouté par les Thatcher et Reagan.
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 mars 2010 16 h 23
    Monsieur Quenneville, vous devriez faire vous même vos devoirs!
    1- Un sondage dévoilé le 22 mars n'indique pas le pouls de la population le 22 mars. Il indique ce que ce pouls était durant ce sondage. Par contre le sondage du 22 mars, si vous navez bien suivi, indique une majorité en faveur du projet de réforme de la santé.

    2- M. Gagnon ne fait pas qu'un parallèle entre un des traits de personnalités de deux Présidents, il appelle le Président actuel Barack W. Bush. Si M. Obama était susceptible, il aurait raison d'être insulté. C'est loin d'être une analyse objective du niveau universitaire.

    3- Alors que les nouveaux sondages sont connus, M. Gagnon parle encore de la grande impopularité du projet Obama. Et il prédit des jours difficiles aux démocrates lors des élections de l'automne. Il me semble pour faire des prédictions, il faut se baser sur les éléments les plus récents.

    4- Je mainiens, qu'avec c que dit Davis Frum, je m'inquiètrais bien davantage du sort des Républicains.
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  • Olivier Quenneville - Inscrit
    24 mars 2010 16 h 56
    Des preuves ?
    M. Paquet, pourriez-vous, svp, me donner des liens vers les sites Internet qui affirment que la réforme est soutenue par la population américaine ?
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 mars 2010 17 h 02
    À VoB. J'ai du mal à communiquer avec les burqa, les niqab et les anonymes.
    Juste un mot. Toute analyse ne devrait pas reposer que sur des sondages. Je suis parfaitement d'accord, sauf que le travail de M. Gagnon s'y appui lourdement.
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 mars 2010 18 h 17
    Olivier Quenneville veut des preuves.
    Cher Monsieur,
    Si vous aviez suivi sur CNN le déroulement de la cérémonie de signature de la nouvelle loi sur les Services de santé, vous auriez entendu le commentateur, Wolf Blitzer, rappeler à un intervenant qui citait encore les sondages de la veille, que le plus récent sondage révélait que 50% et plus des répondants approuvaient la signature de cette loi. Je n'ai pas de preuves écrites à vous fournir, mais de prochains sondages pourraient bien venir confirmer cette tendance. De toute façon les élections législatives et celles du tiers des sénateurs n'auront lieu que dans 9 mois. Une éternité...
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  • Veronique Pronovost - Inscrit
    24 mars 2010 20 h 04
    S'il était possible de laisser de côté l'arrogance...
    M. Paquet, en ce qui a trait à l’avenir des démocrates… N’oublions pas que la réforme de l’assurance maladie est un enjeu historique aux États-Unis! Il ne s’agit donc pas d’une loi comme une autre que les États-Uniens vont oublier de sitôt. Tant mieux si 50% de la population appuie l’adoption du projet, mais ne disiez-vous pas vous-même qu’il était imprudent d’utiliser des chiffres aussi récents pour spéculer sur l'avenir (« Quel profeseur, le moindrement sérieux donnerait une note de passage à un étudiant qui utiliserait un sondage d'hier pour illustrer la réaction de la population à un évènement qui a eu lieu aujourd'hui ») ?

    De par l’utilisation de mesures extraordinaires, ce que Barak Obama a vaincu ce n’est pas le parti républicain ou ceux que vous appelez l’ « opposition idéologique, bornée, calculatrice, composée d'ultra-conservateurs, de religieux intransigeants, de la hiérarchie catholique » (par ailleurs cette manière de définir l’opposition républicaine et démocrate face au projet de réforme est non seulement fausse, mais démagogique). De mon point de vue, Obama a vaincu une culture idéologique et partisane très forte prenant place au Congrès depuis des décennies. Ne croyez-vous pas que dans le cadre d’une situation inverse, les démocrates ce seraient fortement mobilisés et opposés au projet phare d’une administration républicaine?
    Pour terminer, si la transparence se borne à la légalité, certes Obama a été transparent. Néanmoins, si la transparence vise un idéal démocratique ainsi qu’une authenticité face à ses propres principes, je crois que Obama a partiellement échoué en acceptant de reconduire un décret limitant l’accessibilité de l’avortement en échange de votes en faveur la réforme. Certains diront que ça en valait le coup… Mais la promotion et la défense des droits des femmes sont trop souvent relayées au second rang au sein des priorités (et encore…). Si même un président comme Obama ne parvient pas à améliorer la condition féminine, je ne peux qu’être pessimiste face à l’avenir…
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  • Olivier Quenneville - Inscrit
    24 mars 2010 22 h 03
    Merci
    Merci M.Paquet, vous confirmez mes convictions voulant que mieux vaut les faits vérifiables en science que les oui dires entendus à la télévision...
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 mars 2010 22 h 34
    Madame Véronique Pronovost introduit ici une bonne dose de réalisme...
    Vous avez raison, Barack Obama aurait peut-être du tenter d'obtenir un accord encore plus favorable à la liberté de choix pour les femmes. Mais je crois qu'il a obtenu un résultat tellement serré qu'il aurait risqué de tout predre. La vie ne s'arrête pas avec cette loi. Obama, ou d'autres, après lui, pourront toujours aller un peu plus loin dans cette direction.
    Chère Madame, je me sens l'obligation de répéter que les sondages sont comme un instatané photographique. Les sondages d'hier, ne sont plus valables une fois que les sondages d'aujourd'hui sont dévoilés. L'opinion publique est volatile, et il se peut comme on le constate aux États-Unis que l'opinion devienne rapidement, un jour, plus favorable à une option qu'elle ne l'était la veille.

    Ce que je dis, c'est que si j'étais républicain je m'inquiéterais des résultats des élections de novembre prochain.

    G.P.
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  • Georges Paquet - Abonné
    25 mars 2010 07 h 37
    Ce que M Quenneville n' pas vu, ça n'existe pas!
    Comme un jeune enfant, ce qui n'est pas tangible, écrit noir sur blanc, palpable , ça n'existe pas pour M. Quenneville. Qu'une chaîne de télévision respectable nous montre les résultats d'un sondage récent, ça ne peut pas exister, car M. Quenneville ne l'a pas vu lui-même...
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  • Olivier Quenneville - Inscrit
    25 mars 2010 14 h 46
    Comme un élève
    Ah, cher M. Paquet... Comme nous le disons à nos élèves, et c'est une des habitudes les plus difficiles à transmettre, il est important d'apporter des preuves lorsque nous affirmons un point de vue ou un autre. Veuillez excuser mon esprit trop scientifique, c'est une déformation professionnelle. J'aurais fait un piètre romancier ou un bien mauvais chroniqueur car j'ose croire au concept de preuve et ce, même en sciences sociales. Mais j'avoue que la vie est bien plus simple dans le merveilleux monde de l'opinion !

    Je vous souhaite une merveilleuse journée ensoleillée, car oui, il fait soleil, ils l'ont dit à CNN plus tôt... et je le vois par ma fenêtre.
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  • Georges Paquet - Abonné
    26 mars 2010 05 h 00
    M. Quenneville s'empresse de venir à la rescousse de ses collègues et amis prof...
    On ne le savait pas au début, mais on le constate, au fil de ses interventions. Et on se demande, d'ailleurs, si ce n'est pas le seul motif de son intérêt dans ce dossier.

    Qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil, M. Quenneville, en regardant pas sa fenêtre, pourra vous confirmer ce que tout le monde sait... Pour l'interprétation des sondages... c'est autre chose!
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  • Olivier Quenneville - Inscrit
    26 mars 2010 10 h 05
    Certainement
    Cher M. Paquet, vous m'avez démasqué !! Vous avez tout à fait raison, dès qu'un collègue ou un professeur dit quelque chose, je m'empresse d'applaudir et de le défendre ! Vous venez de me servir l'argument massue qui me laisse sans mots... de la grande éloquence !
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  • Georges Paquet - Abonné
    29 mars 2010 03 h 52
    Et, pour avoir dit une vérité que plusieurs commencent à voir, David Frum a été expulsé d'un club ultra conservateur.
    Dire la vérité, comme on la voit, n'est pas une très bonne idée chez les républicains américains. David Frum, un des proches conseillers de Georges W. Bush, a écrit que dans le dossier de la réforme de l'assurance santé, les républicains avaient commis une erreur stratégique monumentale et subi un défaite historique. Il est maintenant honni et exclu du cercle de ses anciens admirateurs.

    M. Olivier Quenneville va me demander des preuves, puisqu'il ne semble pas les trouver facilement lui-même. Le club qui a expulsé M. Frum est le American Entreprise Institute, dont on dit qu'il est un des plus importants groupes de recherche conservateurs à Washington.
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  • Trobadorem - Inscrit
    29 mars 2010 06 h 31
    On joue au "paquet" voleur à regarder la TV où on sort dans la rue pour voir la réalité des chose?
    ...quelques faits à se rappeler:
    Au delà de l'écran de fumée présenté par les chaînes de télévision dont CNN, la réforme de la santé, est une habile manoeuvre pour donner plus de pouvoir au gouvernement et moins au citoyens.

    Sous cette réforme, tous les américains seront tenus d'avoir une carte d'identité nationale, et permettre un accès illimité à leur compte de banques (page 59 de la réforme) et info. personnelle. Bon, avec le patriot act, on était pas très loin direz vous...mais le point n'est pas la...l'idée ici, est que cette réforme est une magistrale démonstration de l'inffeficacité des médias publics américains qui étaient derrière ce projet comme ils étaient, rappelons pour la guerre en Irak... une grande dame m'a dit un jour: "crois la moitié de ce que tu vois et le tiers de ce que tu entends"...à cette réalité volontairement cachée par l'establishment, je couperais cela de moitié.

    Heureuse initiative que celle d'arrêter de jouer au "paquet" voleur, fermé la TV et allez jouer dehors...

    their new health
    care law will require all of them to carry a National ID card (page 58)
    and allow their government unlimited access to all of their bank
    accounts and personal records (page 159).
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    29 mars 2010 09 h 20
    Tout à fit d,accord avec certains commentaires dans ce forum.
    La fermeté n'est pas synonyme de George W. Bush. D'autre part, je ne dirais pas "puberté présidentielle",mais plutôt maturité présidentielle. Il y a parfois loin de la coupe aux lèvres, mais Obama est en train de la boire à petite gorgée. S'il y a encore une chose qu'Obama doit surveiller, c,est que les républicains ne mettent pas de poison dans sa coupe. Le plus difficile pour Obama depuis le début, au fond, c'est de devoir faire face à la démagogie des républicains. Les républicains vont continuer à semer de la mauvaise graine dans ce sens
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  • Georges Paquet - Abonné
    30 mars 2010 05 h 35
    Trobadorem. Une autre "burqa" qui s'avance bravement cachée...!
    Ce brave Trobadorem aurait intérêt à prendre un peu d'air, lui-même. Et surtout enlever son voile intégral. On ne connaît pas sa spécialité, mais ce n'est sûrement pas la démocratie, les media ou la science politique. Dans le cadre d'un texte d'un prof de science politique qui s'appui essentiellement sur un sondage de CNN pour discuter de la méthode de gouvernance du Président des États-Unis, cet brave inconnu de Trobadorem ridiculise l'importance des media dans le jeu démocratique et enlève ainsi toute valeur au texte que nous étions en train de discuter.

    Il faudrait qu'il nous dise, s'il vaut mieux aller jouer dehors que de lire des textes comme celui de Fréférick Gagnon ou comme le sien.

    P.S. La grande subtilité de celui qui se cache derrière un pseudonyme ronflant n'aura échappée à personne. Un miniscule "paquet" voleur, pour répliquer à un certain M. Paquet.
    G.P.
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  • Charlie Brown - Inscrite
    31 mars 2010 08 h 59
    Bémol.
    L'article de M. Gagnon, est non seulement surprenant pour un directeur de l'Observatoire sur les États-Unis mais également fort décevant.

    Il n'en demeure pas moins que celui-ci est une opinion parmi tant d'autre que nous pouvons balayer facilement d'un revers de la main. J'ajouterai d'ailleurs que cette opinion ressemble à s'y méprendre beaucoup plus à discussion de couloir lors de la pause café.

    Pour sa crédibilité, il aura été plus sage, qu'il utilise Roosevelt à titre d'indicateur de comparaison des styles présidentiels...

    Voyons voire: la similitude des situations – la crise de 1929 et celle que l’on est en train de vivre – est évidente malgré certaines différentes ; le même charisme des deux présidents dont l’un s’est inscrit dans l’histoire et l’autre l’a déjà marqué en devenant le premier président noir des États-Unis.

    Parmi les expressions couramment employées à l’occasion d’élections présidentielles, celle des Cent Jours revient assez fréquemment indiquant que le nouvel arrivant doit, pendant cette période de grâce généralement de courte durée, lancer des réformes importantes avant de retomber dans la gestion des affaires courantes et de faire face à un effritement plus ou moins rapide du soutien populaire. L’expression est assez mal choisie car elle fait penser à l’opération de dernière chance de Napoléon, du 18 mars au 18 juin 1815, pour reconquérir le pouvoir. Opération qui s’est terminée comme l’on sait. Dans une lettre adressée au président, le maire de New York (Newsweek – 3 novembre 2008), Michael Bloomberg, lui conseille d’ignorer cette idée des cent premiers jours, mais plutôt de se concentrer sur les 1360 jours qui suivront (Le mandat du président des Etats-Unis est de 4 ans, soit 1460 jours ). Mais en fait cette expression se réfère aux cent premiers jours de Franklin Roosevelt, période pendant laquelle le président démocrate a pris de très nombreuses décisions majeures.

    L’autre expression qui est appliquée à la présidence de Barack Obama est celle de New Deal, politique précisément mise en œuvre par son prestigieux prédécesseur démocrate dans des circonstances qui ne manquent pas de similarités avec celles de la fin de l’année 2008. New Deal ou nouvelle donne pour une véritable redistribution des cartes, c’est-à-dire une remise à plat complète.

    Franklin Roosevelt a pris ses fonctions ce samedi 4 mars 1933, c’est-à-dire deux ans et demi après le jeudi noir du 24 octobre 1929, période pendant laquelle Herbert Hoover, le président républicain, s’était refusé à toute intervention publique. N’avait-il pas déclaré « la seule affaire fondamentale du pays, c’est-à-dire la production et la distribution des marchandises, est sur une base saine et prospère ». Dixit un certain Georges W. Bush...Rumsfeld et Cheney.

    Le New Deal de Roosevelt regroupait un ensemble de initiatives entre 1933 à 1936 couvrant plusieurs domaines : dynamiser l’emploi (le taux de chômage était passé de 4 à 25% de 1929 à 1933), réformer les pratiques de gouvernance dans les entreprises et le secteur de la finance, relancer l’économie (le PIB s’était contracté de 40% pendant la même période). Certains de ces programmes existent encore aujourd’hui comme le Social Security System (système de retraite, mise en place d’une sécurité sociale pour les retraités, les pauvres et les malades), ou la SEC (Securities and Exchange Commission), le gendarme de la Bourse.

    C’est donc à Barack Obama à qui incombe cette tâche difficile. Le New Deal de Barack Obama sera et demeure tout aussi difficile à mettre en œuvre que celui de Franklin Roosevelt. Le 4 mars 1933, lors de son discours d' investiture Roosevelt , affirmait -dans des conditions étonnamment similaires que celui d'Obama-...''Les valeurs se sont effondrées dans des proportions incroyables, les taxes se sont envolées, notre capacité de paiement a chuté, les moyens d'échange sont gelés dans les courants du commerce, les feuilles mortes de l'entreprise industrielle se ramassent partout, les paysans ne trouvent pas de marché pour leurs produits, des milliers de familles voient leurs économies de plusieurs années s'envoler.''

    Dernier élément en commun et non le moindre. Les détracteurs démagogues de Roosevelt, autant républicains que les démocrates conservateurs comparaient celui-ci…à Karl Max ainsi qu’à Lénine!

    En bref, Roosevelt fût le premier président à imposer des droits sociaux en faveur des citoyens américains et non à des entreprises...

    Voyez-vous, prendre Roosevelt comme indicateur de comparaison aura été beaucoup moins tordu...que Georges W. Bush.
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  • André Loiseau - Abonné
    7 avril 2010 05 h 55
    Charlie Brown est dans le vrai

    M. Charlie Brown a raison. La comparaison avec Roosevelt est moins boiteuse que celle avec le "monstre", par contre, notre chroniqueur, M. Gagnon, voulait plutôt attirer l'attention de ses élèves et des lecteurs en employant un exemple percutant comme cette comparaison (qu'il savait déjà gonflée) avec War Bush, le bonhomme sept heures.
    Les points de ressemblance avec la gouverne de Roosevelt sont multiples et évidents. Et l'ennemi est resté le même.
    Obama se classe parmi les plus grands depuis Lincoln. C'est la première fois que je lis cette comparaison quelque part. Elle me semble très juste.
    Messieurs Quenneville et Paquet viennent de nous permettre d'assister à un fier combat de coqs que les milliers de lecteurs de ce blogue ont pu apprécier...
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