Une «terroriste» près de chez vous - Qui a peur de «Jihad Jane»?
Photo : Agence France-Presse Fox News
Colleen LaRose, alias «Jihad Jane»
Washington — Blonde aux yeux bleus: l'Amérique s'angoisse en découvrant que la dernière personne inculpée dans le pays pour terrorisme est une femme qui se fondait dans le paysage et diffusait des messages incendiaires sur Internet depuis son village de Pennsylvanie.
«C'est plutôt inquiétant de savoir qu'ils peuvent se trouver si près de chez nous», a commenté à la télévision un habitant de Pennsburg, en apprenant l'arrestation dans la bourgade d'à peine 3000 habitants de Colleen LaRose, «JihadJane» comme elle se faisait appeler sur Internet.
«Ça me fiche une trouille pas possible», a déclaré une voisine de Mme LaRose, petite femme de 46 ans née aux États-Unis à qui il arrivait de recevoir des enfants du village dans sa maison en briques.
Les autorités américaines ont annoncé mardi son inculpation pour complot dans le but de recruter des terroristes en Europe et en Asie et de complot visant à tuer un homme en Suède. Quelques heures plus tôt, la police irlandaise avait arrêté sept musulmans accusés d'avoir voulu assassiner un caricaturiste suédois, Lars Vilks, qui avait dessiné le prophète Mahomet avec un corps de chien en 2007.
Les chefs d'inculpation américains font état de courriels dans lesquels un correspondant en Asie du Sud appelait «JihadJane» à se rendre en Suède et à tuer quelqu'un «d'une façon qui effrayera le monde des incroyants».
Dans un de ses envois, la suspecte affirme vouloir devenir martyre et explique qu'elle peut tirer partie de son apparence pour «se fondre dans le paysage avec tout un tas de gens».
La métamorphose d'une Américaine en islamiste radicale «est l'un de nos pires cauchemars», note Jerrold Post, auteur d'un livre sur la psychologie des terroristes et professeur à l'Université George Washington.
«Les porteurs de passeports américains, britanniques, français ou de tout autre pays européen ne se distinguent pas de leurs compatriotes, même s'ils ont été radicalisés. J'ai toutes les raisons de croire que ce genre d'affaires va se multiplier», avertit-il.
«Ce qui surprend tout le monde c'est que cela se passe en Amérique, mais on ne devrait pas s'étonner», observe Farhana Ali, une experte des questions de terrorisme. «Cela fait des années que j'explique que les femmes sont tout aussi capables que les hommes de commettre des attentats ou de les préparer. En fait, elles en sont encore plus capables, car on fait moins attention à elles», explique-t-elle.
«Ce qui est vraiment angoissant, c'est qu'il y a forcément d'autres gens comme elle, relève Mme Ali. Elle fait partie d'un réseau social sur l'internet. Elle a été endoctrinée, ce qui se fait toujours en groupe. Où se trouve ce groupe? Qui en est le chef?» s'interroge la spécialiste.
D'après les experts, la clé de la prévention réside dans la surveillance des sites Internet.
«La communauté virtuelle de la haine est l'un des aspects les plus inquiétants», relève M. Post, qui rappelle que dans les autres affaires récentes, comme celle des cinq Américains arrêtés au Pakistan pour complot terroriste, les suspects visitaient régulièrement les sites extrémistes.
«Le cyberespace est le nouveau champ de bataille. Dans cette cyberguerre, il ne faut pas prendre JihadJane pour un cas isolé. Il faut éliminer le réseau qui se cache derrière elle», estime Mme Ali.
«C'est plutôt inquiétant de savoir qu'ils peuvent se trouver si près de chez nous», a commenté à la télévision un habitant de Pennsburg, en apprenant l'arrestation dans la bourgade d'à peine 3000 habitants de Colleen LaRose, «JihadJane» comme elle se faisait appeler sur Internet.
«Ça me fiche une trouille pas possible», a déclaré une voisine de Mme LaRose, petite femme de 46 ans née aux États-Unis à qui il arrivait de recevoir des enfants du village dans sa maison en briques.
Les autorités américaines ont annoncé mardi son inculpation pour complot dans le but de recruter des terroristes en Europe et en Asie et de complot visant à tuer un homme en Suède. Quelques heures plus tôt, la police irlandaise avait arrêté sept musulmans accusés d'avoir voulu assassiner un caricaturiste suédois, Lars Vilks, qui avait dessiné le prophète Mahomet avec un corps de chien en 2007.
Les chefs d'inculpation américains font état de courriels dans lesquels un correspondant en Asie du Sud appelait «JihadJane» à se rendre en Suède et à tuer quelqu'un «d'une façon qui effrayera le monde des incroyants».
Dans un de ses envois, la suspecte affirme vouloir devenir martyre et explique qu'elle peut tirer partie de son apparence pour «se fondre dans le paysage avec tout un tas de gens».
La métamorphose d'une Américaine en islamiste radicale «est l'un de nos pires cauchemars», note Jerrold Post, auteur d'un livre sur la psychologie des terroristes et professeur à l'Université George Washington.
«Les porteurs de passeports américains, britanniques, français ou de tout autre pays européen ne se distinguent pas de leurs compatriotes, même s'ils ont été radicalisés. J'ai toutes les raisons de croire que ce genre d'affaires va se multiplier», avertit-il.
«Ce qui surprend tout le monde c'est que cela se passe en Amérique, mais on ne devrait pas s'étonner», observe Farhana Ali, une experte des questions de terrorisme. «Cela fait des années que j'explique que les femmes sont tout aussi capables que les hommes de commettre des attentats ou de les préparer. En fait, elles en sont encore plus capables, car on fait moins attention à elles», explique-t-elle.
«Ce qui est vraiment angoissant, c'est qu'il y a forcément d'autres gens comme elle, relève Mme Ali. Elle fait partie d'un réseau social sur l'internet. Elle a été endoctrinée, ce qui se fait toujours en groupe. Où se trouve ce groupe? Qui en est le chef?» s'interroge la spécialiste.
D'après les experts, la clé de la prévention réside dans la surveillance des sites Internet.
«La communauté virtuelle de la haine est l'un des aspects les plus inquiétants», relève M. Post, qui rappelle que dans les autres affaires récentes, comme celle des cinq Américains arrêtés au Pakistan pour complot terroriste, les suspects visitaient régulièrement les sites extrémistes.
«Le cyberespace est le nouveau champ de bataille. Dans cette cyberguerre, il ne faut pas prendre JihadJane pour un cas isolé. Il faut éliminer le réseau qui se cache derrière elle», estime Mme Ali.
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