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Le facteur noir

Gil Courtemanche   6 février 2010  États-Unis
C'est un président énergique, volontariste et résolu qui s'est adressé au peuple américain la semaine dernière, un an après son arrivée au pouvoir. Mais c'est un politicien plus réaliste et peut-être un peu désillusionné qui, le lendemain, reprenait son bâton de pèlerin et des accents de la campagne électorale pour aller parler du changement sur «Main Street», ce changement qu'il semble si difficile de concrétiser dans l'univers sclérosé de la politique partisane américaine. Comme disait Claude Ruel, le président sait maintenant qu'«y en aura pas de facile».
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  • Lapirog
    Abonné
    samedi 6 février 2010 06h15
    FOX NEWS et les autres médias de la droite dogmatique aux USA.
    Lors d'un récent sondage il s'est avéré que la chaine FOX NEWS est le média le plus crédible pour une majorité d'étatsuniens, pas étonnant que le bon peuple soit contre toutes les politiques du Black President, vu comme l'antéchrist dans ce pays ou Sarah Palin fait mouche à tout coup. Si jamais la loi instituant une forme d'assurance maladie est adoptée , elle sera tellement diluée par tous les amendements de la droite radicale qu'elle sera à toutes fins pratiques inefficace.
    Quand l'élection à la présidence se présentera les Démocrates auront fait l'unanimité contre eux et leurs politiques édulcorées et Palin sera élue présidente des USA pour le pire il va s'en dire et puis vive la guerre et le mensonge érigé en système!

  • André Caron
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 07h41
    le pauvre homme
    Depuis qu'il a pris en main la présidence des USA Barack Obama se fait "choyer" par le si délicat éléphant du parti républicain.
    Est-ce un effet de mon imagination? Sans doute! Depuis janvier 2009, je ressens l'étrange sentiment que les adversaires du président déploient des efforts inouïs à analyser l'homme noir de la Maison Blanche.
    Si PODUS s'excuse, il s'excuse trop. Si PODUS s'incline devant l'empereur du Japon, il s'incline trop. Si les cheveux de PODUS grisonnent, il grisonne trop.
    Je n'arrive pas à dissocier racisme et éléphant. Je sais que j'ai tord et que cela n'est jamais que la manière américaine de faire de la politique. Je sais qu'en 2010 cela est dépassé. Mais je n'y arrive pas.
    Je dois absolument me défaire de cette image…mais, difficile !

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 6 février 2010 07h45
    La mémoire courte des Américains
    Que certains électeurs des États-Unis aient encore des préjugés raciaux à l'égard du président Obama ne me surprend guère. Même si la situation des noirs dans ce pays s'est beaucoup améliorée depuis quelques décennies, cela ne signifie pas pour autant que la discrimination contre eux a complètement disparu.

    Par contre, ce qui est navrant est que les Américains, comme l'a déjà écrit votre collègue Éric Desrosiers, ont un peu la mémoire courte.

    Beaucoup ont oublié que si leur pays traverse l'une des crises économiiques les plus importantes de son histoire, c'est avant tout en raison des des politiques de George Bush et que leur président actuel, qui n'est en poste que depuis un an, ne peut, par conséquent, améliorer les choses aussi rapidement qu'ils le voudraient !

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 6 février 2010 08h18
    Obama a un gros problème de communication sur le dos.
    Je pense que le préjugé que les américains ont pour l'état vient de leur guerre contre l'Angleterre pour leur indépendance. Les Tea Parties servent aussi à donner et à interpréter les leçons de l'histoire. D'un certain point de vue, l'histoire est comme de la glaise entre les mains du sculpteur.

    C'est par ailleurs à ça que servent les Tea Parties. Les mentalités se construisent à partir des fondations qu'on leur donne. Le séducteur Obama devrait utiliser ses troupes pour faire des Tea Parties et éduquer les gens à autres chose que ce qu'ils pensent savoir déjà. Il reste que les gens n'écoutent que ce que leurs oreilles veulent bien entendre.

    C'est un gros problème humain de communication que l'on peut retenir dans l'histoire de l'humanité. « Tout vient à point à qui sait attendre », dit le proverbe. S'il y a un " timing " qui permet d'avancer, il y a aussi des gens qui cherchent à empêcher ce " timing " d'arriver. Ils n'ont tout simplement pas d'intérêt personnel à ce que ça arrive.

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 6 février 2010 10h02
    Socialisme américain
    Obama et ses proches ont tout un défi à relever : promouvoir un socialisme étatique pour le pays (assurance-maladie, création d'emplois...). C'est toute une commande. George Orwell n'y croyait pas.

    Ce ne sera pas facile car c'est un changement fondamental. Est-ce que la gauche américaine pourra apporter un appui décisif à Obama ?

    Bonne chance M. le Président.

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 6 février 2010 15h58
    Comme ailleurs
    Comme ailleurs dans le monde, la droite américaine s'est graissée en mettant et maintenant au pouvoir la famille Bush, puis, en feignant de se battre (McCain n'était pas de taille) ont laissé les pots cassés aux démocrates. Au Québec, avec le virage à droite que le PQ tente d'effectuer pour soutirer une partie de la clientèle du PLQ, deux partis fondamentalement semblables se laisseront à tour de rôle l'assiette à «marde» et les Québécois n'oseront pas mettre ces deux groupes politiques à la porte en élisant Québec solidaire, rempli à leurs yeux de méchants communistes, de pervers socialistes.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 6 février 2010 21h48
    Les pervers socialistes....
    les Québécois n'oseront pas mettre ces deux groupes politiques à la porte en élisant Québec solidaire, rempli à leurs yeux de méchants communistes, de pervers socialistes. (Roland Berger)
    ---------------------------------------------------

    Et avec raison.....et l'histoire en est témoin!

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