Lettres - Écrits peu critiques
Ce qu'écrivaient récemment le professeur Balthazar ainsi que vos collaborateurs Spector et MacArthur à propos de certaines politiques du président Obama est malheureusement trop peu critique.
En effet, on trouve dans le «discours de West Point» la perle suivante, que personne ne semble avoir relevée: «[...] unlike the great powers of old, we have not sought world domination. [...] We do not seek to occupy other nations. We will not claim another nation's resources or target other peoples because their faith or ethnicity is different from ours.» (Traduction: «[...] contrairement aux grandes puissances du passé, nous n'avons pas cherché à dominer le monde. [...] Nous ne cherchons pas à occuper d'autres nations. Nous ne réclamerons pas les ressources d'une autre nation et nous ne ciblerons pas d'autres peuples parce que leur foi ou leur ethnie est différente de la nôtre.»)
Voilà donc le vrai visage du président nobélisé et aussi commander in chief. Pour lui, les États-Unis n'ont jamais mené d'interventions pour occuper d'autres pays, ni pour s'assurer le contrôle de leurs ressources naturelles. Autrement dit, rien de ce qui s'est passé depuis au fil des ans (et même des siècles!) en Iran, au Guatemala, aux Philippines, à Cuba, au Chili ou au Mexique (pour n'évoquer que ces exemples-là) n'avait quoi que ce soit à voir avec la politique étrangère des États-Unis d'Amérique, ni avec les efforts déployés jadis par l'appareil d'État de ce pays pour protéger les intérêts de sociétés comme ITT, United Fruit, Aramco ou Anaconda Copper.
Pour le président, le passé étant garant de l'avenir, il est donc impossible que les militaires américains puissent faire autre chose que du bien. Pour ma part, I beg to differ. Quant au président, tout diplômé de Harvard soit-il, il reprend une rengaine trop connue: «History's bunk!» J'oubliais: il a étudié le droit, pas l'histoire...
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Paul Béland
En effet, on trouve dans le «discours de West Point» la perle suivante, que personne ne semble avoir relevée: «[...] unlike the great powers of old, we have not sought world domination. [...] We do not seek to occupy other nations. We will not claim another nation's resources or target other peoples because their faith or ethnicity is different from ours.» (Traduction: «[...] contrairement aux grandes puissances du passé, nous n'avons pas cherché à dominer le monde. [...] Nous ne cherchons pas à occuper d'autres nations. Nous ne réclamerons pas les ressources d'une autre nation et nous ne ciblerons pas d'autres peuples parce que leur foi ou leur ethnie est différente de la nôtre.»)
Voilà donc le vrai visage du président nobélisé et aussi commander in chief. Pour lui, les États-Unis n'ont jamais mené d'interventions pour occuper d'autres pays, ni pour s'assurer le contrôle de leurs ressources naturelles. Autrement dit, rien de ce qui s'est passé depuis au fil des ans (et même des siècles!) en Iran, au Guatemala, aux Philippines, à Cuba, au Chili ou au Mexique (pour n'évoquer que ces exemples-là) n'avait quoi que ce soit à voir avec la politique étrangère des États-Unis d'Amérique, ni avec les efforts déployés jadis par l'appareil d'État de ce pays pour protéger les intérêts de sociétés comme ITT, United Fruit, Aramco ou Anaconda Copper.
Pour le président, le passé étant garant de l'avenir, il est donc impossible que les militaires américains puissent faire autre chose que du bien. Pour ma part, I beg to differ. Quant au président, tout diplômé de Harvard soit-il, il reprend une rengaine trop connue: «History's bunk!» J'oubliais: il a étudié le droit, pas l'histoire...
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Paul Béland
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