Barack Obama, prix Nobel de la paix en guerre
Photo : Susan Walsh-AP
Le président Obama devant des photos d'anciens lauréats du prix Nobel, aujourd'hui à Oslo
Le président américain Barack Obama a accepté aujourd’hui à Oslo son prix Nobel de la paix avec «une profonde gratitude et une grande humilité» tout en défendant la notion de «guerre juste», neuf jours après sa décision d’envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan.
Faisant écho à la surprise suscitée par l’annonce de son prix, Barack Obama, qui a fait le voyage à Oslo avec son épouse Michelle, a commencé son discours de 36 minutes en notant que d’autres méritaient peut-être plus cet honneur que lui. «Je suis au début et non à la fin de mon travail sur la scène internationale. Comparé à certains des géants de l’histoire qui ont reçu ce prix (...) mon bilan est modeste», a-t-il admis.
Troisième président américain de l’histoire à recevoir la prestigieuse récompense, Barack Obama a justifié le recours à la force militaire dans certains cas. «Je considère le monde tel qu’il est», a expliqué le chef de la Maison Blanche.
«Un mouvement non-violent n’aurait pas pu arrêter les armées d’Hitler. Des négociations ne peuvent pas convaincre les chefs d’Al-Qaïda de déposer les armes», a-t-il poursuivi dans un discours de 4000 mots, deux fois plus long que celui qu’il avait prononcé en janvier pour son investiture. «Dire que la force est parfois nécessaire n’est pas un appel au cynisme, c’est une reconnaissance de l’histoire.»
M. Obama a évoqué les circonstances justifiant à ses yeux la guerre: l’auto-défense, l’aide à un pays envahi ou des raisons humanitaires, comme le massacre de civils par son propre gouvernement, ou une guerre civile menaçant d’embraser une région entière. «La conviction que la paix est désirable suffit rarement à l’atteindre», a-t-il souligné.
Il a également parlé sans détour du coût humain de la guerre, disant à propos des soldats qu’il a décidé d’envoyer en renfort en Afghanistan: «certains tueront, certains seront tués». «La guerre, pour justifiée qu’elle soit, est la promesse d’une tragédie humaine», a-t-il ajouté.
M. Obama a également évoqué des alternatives à la violence, soulignant l’importance de la diplomatie et des sanctions face à des pays comme l’Iran ou la Corée du Nord, qui défient les demandes internationales sur leurs programmes nucléaires. Ou encore face à des régimes qui bafouent les droits de l’Homme, par exemple en Birmanie et au Darfour.
Dans son discours, le chef de la Maison Blanche a évoqué la controverse autour de sa récompense, et a souligné l’ironie pour le président d’un pays «au milieu de deux guerres» de recevoir ce prix. Récompensé en octobre par le comité Nobel pour son apport à la «diplomatie internationale», M. Obama a également appelé à reconnaître «la dure vérité» selon laquelle les conflits armés ne seront pas éradiqués «de notre vivant».
Il a appelé ses partenaires internationaux à l’aider à «parvenir au monde qui devrait être». S’il s’est réservé le droit d’agir unilatéralement pour défendre les États-Unis, le président américain s’est également déclaré convaincu que le respect du droit international renforce les pays qui s’y plient. Même confronté à un adversaire qui ne respecte aucune règle, les États-Unis doivent rester la référence en matière de respect du droit dans la conduite de la guerre, a-t-il affirmé.
En attribuant le prix à Barack Obama, moins d’un an après son élection, le comité Nobel avait cité son appel en faveur d’un monde sans armes nucléaires, sa volonté d’engager davantage les États-Unis dans la lutte contre le réchauffement, ou encore son soutien aux Nations unies et à la diplomatie multilatérale.
Quelques dizaines d’opposants à la guerre en Afghanistan ont manifesté alors que M. Obama était reçu par le président norvégien à Oslo avant la remise de son prix.
Le président américain ne devait rester qu’environ 24 heures à Oslo. La Maison Blanche a annoncé qu’il reverserait le montant du prix, 1,4 million de dollars, à des oeuvres de bienfaisance.
Faisant écho à la surprise suscitée par l’annonce de son prix, Barack Obama, qui a fait le voyage à Oslo avec son épouse Michelle, a commencé son discours de 36 minutes en notant que d’autres méritaient peut-être plus cet honneur que lui. «Je suis au début et non à la fin de mon travail sur la scène internationale. Comparé à certains des géants de l’histoire qui ont reçu ce prix (...) mon bilan est modeste», a-t-il admis.
Troisième président américain de l’histoire à recevoir la prestigieuse récompense, Barack Obama a justifié le recours à la force militaire dans certains cas. «Je considère le monde tel qu’il est», a expliqué le chef de la Maison Blanche.
«Un mouvement non-violent n’aurait pas pu arrêter les armées d’Hitler. Des négociations ne peuvent pas convaincre les chefs d’Al-Qaïda de déposer les armes», a-t-il poursuivi dans un discours de 4000 mots, deux fois plus long que celui qu’il avait prononcé en janvier pour son investiture. «Dire que la force est parfois nécessaire n’est pas un appel au cynisme, c’est une reconnaissance de l’histoire.»
M. Obama a évoqué les circonstances justifiant à ses yeux la guerre: l’auto-défense, l’aide à un pays envahi ou des raisons humanitaires, comme le massacre de civils par son propre gouvernement, ou une guerre civile menaçant d’embraser une région entière. «La conviction que la paix est désirable suffit rarement à l’atteindre», a-t-il souligné.
Il a également parlé sans détour du coût humain de la guerre, disant à propos des soldats qu’il a décidé d’envoyer en renfort en Afghanistan: «certains tueront, certains seront tués». «La guerre, pour justifiée qu’elle soit, est la promesse d’une tragédie humaine», a-t-il ajouté.
M. Obama a également évoqué des alternatives à la violence, soulignant l’importance de la diplomatie et des sanctions face à des pays comme l’Iran ou la Corée du Nord, qui défient les demandes internationales sur leurs programmes nucléaires. Ou encore face à des régimes qui bafouent les droits de l’Homme, par exemple en Birmanie et au Darfour.
Dans son discours, le chef de la Maison Blanche a évoqué la controverse autour de sa récompense, et a souligné l’ironie pour le président d’un pays «au milieu de deux guerres» de recevoir ce prix. Récompensé en octobre par le comité Nobel pour son apport à la «diplomatie internationale», M. Obama a également appelé à reconnaître «la dure vérité» selon laquelle les conflits armés ne seront pas éradiqués «de notre vivant».
Il a appelé ses partenaires internationaux à l’aider à «parvenir au monde qui devrait être». S’il s’est réservé le droit d’agir unilatéralement pour défendre les États-Unis, le président américain s’est également déclaré convaincu que le respect du droit international renforce les pays qui s’y plient. Même confronté à un adversaire qui ne respecte aucune règle, les États-Unis doivent rester la référence en matière de respect du droit dans la conduite de la guerre, a-t-il affirmé.
En attribuant le prix à Barack Obama, moins d’un an après son élection, le comité Nobel avait cité son appel en faveur d’un monde sans armes nucléaires, sa volonté d’engager davantage les États-Unis dans la lutte contre le réchauffement, ou encore son soutien aux Nations unies et à la diplomatie multilatérale.
Quelques dizaines d’opposants à la guerre en Afghanistan ont manifesté alors que M. Obama était reçu par le président norvégien à Oslo avant la remise de son prix.
Le président américain ne devait rester qu’environ 24 heures à Oslo. La Maison Blanche a annoncé qu’il reverserait le montant du prix, 1,4 million de dollars, à des oeuvres de bienfaisance.
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