Le président américain dévoilera sa stratégie ce soir à West Point - Obama ordonne l'application de sa nouvelle stratégie afghane
Photo : Agence Reuters Bruno Domingos
Ces soldats américains stationnés dans la province de Patikra pourraient accueillir des renforts bientôt.
Washington — Barack Obama a ordonné l'application de sa nouvelle stratégie en Afghanistan sans attendre de dévoiler ce soir la décision la plus risquée de sa présidence: l'envoi probable de dizaines de milliers de soldats américains dans une guerre meurtrière.
Dès dimanche, M. Obama «a communiqué sa décision finale dans le Bureau ovale en ce qui concerne la stratégie et a donné ses ordres pour ce qui est de la mise en oeuvre de la stratégie», a dit son porte-parole, Robert Gibbs.
Après trois mois de réflexion, le président des États-Unis a prévu de détailler sa stratégie dans une allocution ce soir qu'il prononcera de l'académie militaire de West Point.
Barack Obama a informé dimanche soir ses chefs militaires, dont l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmes, et David Petraeus, chef du commandement central des forces américaines (CentCom), «de sa décision finale sur la stratégie» à suivre, a dit Robert Gibbs, porte-parole de la Maison blanche.
Tout comme hier, il passera aujourd'hui une bonne part de son temps en vidéo-conférence ou au téléphone avec ses partenaires étrangers, jusqu'au grand discours de ce soir, à West Point. Devant les élèves de la plus prestigieuse école militaire américaine, il devrait alors dire publiquement qu'il a fait le choix dangereux de l'escalade.
Des renforts
Il pourrait annoncer l'envoi d'environ 30 000 soldats supplémentaires, appeler les alliés des États-Unis à envoyer eux aussi des renforts. Et il devrait expliquer à des Américains de plus en plus hostiles à cette guerre comment il s'y prendra pour que le déploiement ne tourne pas à l'enlisement. Il y avait environ 35 000 soldats américains en Afghanistan quand M. Obama a pris ses fonctions. Ils sont aujourd'hui environ 68 000 après une première augmentation des effectifs en février.
Il s'agit peut-être de la décision la plus difficile de sa présidence. M. Obama a hérité du conflit, mais c'est pour lui une «guerre nécessaire». Il a beaucoup plus à y perdre qu'à y gagner, disent les experts.
Le scepticisme est désormais majoritaire chez les Américains quant à la nécessité de cette guerre qui, loin de paraître prendre fin après plus de huit ans, connaît son année la plus meurtrière.
M. Obama devrait insister ce soir sur le fait que l'engagement américain n'est pas illimité ni inconditionnel. Il fera de l'entraînement et de la montée en puissance des forces afghanes un impératif.
Un retrait
«Vous pouvez être sûrs que le président dira que notre engagement n'est pas illimité», a dit son porte-parole. Selon le New York Times, M. Obama devrait se montrer plus précis qu'il ne l'a été jusqu'alors sur les limites dans le temps de l'engagement, sans aller jusqu'à présenter un calendrier de retrait.
Il devrait aussi souligner que cette guerre est aussi l'affaire des alliés des États-Unis, et les exhorter à mettre plus d'hommes à disposition, entre 5 et 10 000 hommes selon des chiffres avancés.
Avantr son discours, M. Obama devrait s'être entretenu avec ses homologues français, russe, chinois et les chefs de gouvernement britannique, allemand, australien, danois, polonais, indien, même s'il ne les sollicite pas tous pour des renforts.
Le grand allié britannique, par la voix du Premier ministre Gordon Brown, a confirmé hier l'envoi début décembre de 500 soldats supplémentaires, ce qui portera le contingent britannique à plus de 10 000 hommes.
Le quotidien français Le Monde rapportait que Washington avait demandé à Paris d'augmenter son contingent militaire de 1500 soldats. Cependant, selon l'Élysée, le président Nicolas Sarkozy a dit à M. Obama que la formation des forces afghanes restait la priorité de la France.
Hier et aujourd'hui, M. Obama devait mener des consultations avec des membres du Congrès où certains de ses amis démocrates sont réticents à un nouvel effort de guerre en période de crise économique.
Dès dimanche, M. Obama «a communiqué sa décision finale dans le Bureau ovale en ce qui concerne la stratégie et a donné ses ordres pour ce qui est de la mise en oeuvre de la stratégie», a dit son porte-parole, Robert Gibbs.
Après trois mois de réflexion, le président des États-Unis a prévu de détailler sa stratégie dans une allocution ce soir qu'il prononcera de l'académie militaire de West Point.
Barack Obama a informé dimanche soir ses chefs militaires, dont l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmes, et David Petraeus, chef du commandement central des forces américaines (CentCom), «de sa décision finale sur la stratégie» à suivre, a dit Robert Gibbs, porte-parole de la Maison blanche.
Tout comme hier, il passera aujourd'hui une bonne part de son temps en vidéo-conférence ou au téléphone avec ses partenaires étrangers, jusqu'au grand discours de ce soir, à West Point. Devant les élèves de la plus prestigieuse école militaire américaine, il devrait alors dire publiquement qu'il a fait le choix dangereux de l'escalade.
Des renforts
Il pourrait annoncer l'envoi d'environ 30 000 soldats supplémentaires, appeler les alliés des États-Unis à envoyer eux aussi des renforts. Et il devrait expliquer à des Américains de plus en plus hostiles à cette guerre comment il s'y prendra pour que le déploiement ne tourne pas à l'enlisement. Il y avait environ 35 000 soldats américains en Afghanistan quand M. Obama a pris ses fonctions. Ils sont aujourd'hui environ 68 000 après une première augmentation des effectifs en février.
Il s'agit peut-être de la décision la plus difficile de sa présidence. M. Obama a hérité du conflit, mais c'est pour lui une «guerre nécessaire». Il a beaucoup plus à y perdre qu'à y gagner, disent les experts.
Le scepticisme est désormais majoritaire chez les Américains quant à la nécessité de cette guerre qui, loin de paraître prendre fin après plus de huit ans, connaît son année la plus meurtrière.
M. Obama devrait insister ce soir sur le fait que l'engagement américain n'est pas illimité ni inconditionnel. Il fera de l'entraînement et de la montée en puissance des forces afghanes un impératif.
Un retrait
«Vous pouvez être sûrs que le président dira que notre engagement n'est pas illimité», a dit son porte-parole. Selon le New York Times, M. Obama devrait se montrer plus précis qu'il ne l'a été jusqu'alors sur les limites dans le temps de l'engagement, sans aller jusqu'à présenter un calendrier de retrait.
Il devrait aussi souligner que cette guerre est aussi l'affaire des alliés des États-Unis, et les exhorter à mettre plus d'hommes à disposition, entre 5 et 10 000 hommes selon des chiffres avancés.
Avantr son discours, M. Obama devrait s'être entretenu avec ses homologues français, russe, chinois et les chefs de gouvernement britannique, allemand, australien, danois, polonais, indien, même s'il ne les sollicite pas tous pour des renforts.
Le grand allié britannique, par la voix du Premier ministre Gordon Brown, a confirmé hier l'envoi début décembre de 500 soldats supplémentaires, ce qui portera le contingent britannique à plus de 10 000 hommes.
Le quotidien français Le Monde rapportait que Washington avait demandé à Paris d'augmenter son contingent militaire de 1500 soldats. Cependant, selon l'Élysée, le président Nicolas Sarkozy a dit à M. Obama que la formation des forces afghanes restait la priorité de la France.
Hier et aujourd'hui, M. Obama devait mener des consultations avec des membres du Congrès où certains de ses amis démocrates sont réticents à un nouvel effort de guerre en période de crise économique.
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