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    Obama compte finir le boulot en Afghanistan

    Le président dévoilera sa stratégie d'ici quelques jours

    25 novembre 2009 |Agence Reuters - Reuters, Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | États-Unis
    Un policier afghan fouillait hier un compatriote à un poste de contrôle près de la base militaire Tillman.
    Photo: Agence Reuters Bruno Domingos Un policier afghan fouillait hier un compatriote à un poste de contrôle près de la base militaire Tillman.
    Washington — Barack Obama dira dans quelques jours s'il prend le plus grand risque de sa présidence à ce jour et s'il envoie ou non en Afghanistan des dizaines de milliers de soldats américains en plus pour, selon son expression, «finir le boulot».

    M. Obama a indiqué hier lors d'une apparition devant la presse qu'il ferait connaître sous peu la décision stratégique la plus importante de sa présidence à ce jour, après avoir achevé la veille trois mois de consultations intensives sur le sujet. Ce neuvième conseil de guerre avec ses principaux généraux, ministres, diplomates et conseillers concernés, lui a permis d'obtenir les informations nécessaires et il «annoncera cette décision dans les prochains jours», a indiqué son porte-parole Robert Gibbs.

    Différents médias rapportaient hier qu'il ferait connaître ses intentions le mardi 1er décembre. M. Obama lui-même s'est contenté de dire qu'il dévoilerait ses intentions après la grande fête familiale de Thanksgiving, demain.

    L'envoi de renforts est l'hypothèse la plus communément envisagée, la question étant de savoir combien. La Maison-Blanche s'est contentée jusqu'ici de dire qu'il n'était pas question de réduire les effectifs.

    Après huit années [de conflit en Afghanistan], au cours desquelles nous n'avons eu, à mon avis, ni les ressources ni la stratégie nécessaires pour finir le boulot, j'ai l'intention de le finir», a-t-il déclaré.

    Il n'a pas dit avec quels effectifs, quel argent, dans quel délai ni avec quelle stratégie, énonçant seulement des objectifs (l'annihilition des réseaux d'al-Qaïda et de leurs alliés; la responsabilisation des forces de sécurité afghanes); et des moyens (une stratégie globale avec des composantes civiles et diplomatiques, ainsi que la participation des partenaires des États-Unis à l'effort). M. Obama a indiqué qu'il allait maintenant discuter de leurs «obligations» avec les partenaires des États-Unis, qui répugnent souvent à s'engager davantage.

    Mais la contribution des alliés des États-Unis s'annonce modeste, compliquant la tâche de M. Obama auprès du public américain. Le président est soumis à la pression de ses adversaires républicains qui veulent qu'il accède à la demande du général McChrystal.

    Mais il fait aussi face à l'hostilité grandissante des Américains à la guerre qui connaît son année la plus meurtrière pour les soldats américains, afghans et étrangers, mais aussi pour les civils. Cette hostilité grandit chez les propres partisans de M. Obama, inquiets d'un enlisement et du coût de la guerre.

    Des parlementaires démocrates ont introduit récemment un texte qui imposerait un impôt pour financer l'effort de guerre.

    Pour convaincre les Américains, M. Obama a clairement signifié au cours des dernières semaines qu'il voulait être en mesure de leur dire, quand il annoncera sa décision, que l'engagement en Afghanistan n'est pas illimité.

    Advenant une décision en ce sens, les renforts réclamés par l'état-major des forces américaines en Afghanistan pourraient être déployés au rythme d'une brigade par trimestre, a-t-on estimé hier de sources officielles à Washington. La première de ces brigades, accompagnée d'unités de soutien, pourrait être à pied d'oeuvre au printemps, période à laquelle les affrontements se multiplient d'ordinaire, précise-t-on.












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