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Barack Obama, un an après - La lune de miel est bien finie

Marie-Christine Bonzom   4 novembre 2009  États-Unis
Barack Obama
Photo : Agence France-Presse
Barack Obama
Un an après son élection, Barack Obama est redescendu des altitudes de l'Histoire. Sa lune de miel avec les Américains est finie, victime de la réalité, victime de promesses non tenues, et au fond, victime d'un manque d'audace. Un comble pour l'auteur de L'Audace de l'espoir.
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  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 4 novembre 2009 05h48
    Aux USA et dans un certain monde, Obama doit louvoyer à contre vent et à contre courant
    Mondialement parlant, Obama a devant lui un château de carte qui est érigé sur une table. Il se doit de prendre des décisions et d'agir sans que le château de carte tombe au grand complet. En plus, il y a la polarisation du débat politique et des médias qui font trembler la table, quand les choses ne font pas leur affaire.

    Aux États-Unis, à tous les niveaux, il y a des marionnettes qui se laissent rouler dans la farine quand tout va comme ils le veulent. Lorsque les choses ne baignent pas assez dans l'huile à leur goût, ils sont portés à couper leurs cordes. Obama comme est en train de se débattre dans une mer au diable, à ménager la chèvre et le chou.

  • Normand Carrier
    Abonné
    mercredi 4 novembre 2009 06h02
    Le temps devra faire son oeuvre .....
    Pour réparer le fiasco des huit dernières années de l'ère Bush qui lui a laissé un pays en grave crise économique pour ne pas dire en quasi faillite , Obama aura besoin de quatre ans et même plus car les remèdes sont longs avant de donner une guérison ! Les expectatives des américains étaient simplement irréalistes et certains sont décus de la lenteur du processus mais Barak Obama n'est pas Dieu même si beaucoup l'on pris pour un messie .....Il est en voie de remplir ses promesses et ne s'est pas fait élire sous de fausses représentations et les Québécois peuvent le regarder avec envie .....
    Normand Carrier

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 4 novembre 2009 07h30
    Modération
    Il faut peut-être relativiser les choses. Obama n'est en charge de la politique des États-Unis que depuis 9 mois. C'est très peu pour relever tous les défis auxquels il est confronté

    Il a hérité de l'administration Bush et parfois même des administrations antérieurs, pratiquement tous les problèmes qui se présentent à lui : l'Irak, l'Afghanistan, la déréglementation financière, le manque d'assurance santé pour un si grand nombre de citoyens, la crise économique et financière qui en résulte.... Et il fait face à des campagnes de désinformation et de dénigrement incroyable de la part de Républicains revanchards, comme en lui reprochant de vouloir soviétiser les États-Unis avec son projet d'assurance-santé.

    Il fait ce qu'il peut avec les moyens dont il dispose, c'est-ç-dire que si le Sénat et la Chambre des représentants le lui permettent. Le président des États-Unis n'est puissant qu'avec leur accord, il ne faut pas l'oublier.

    Il faudrait qu'il soit capable de faire des miracles pour transformer des situations incroyablement complexes en si peu de temps. La politique de sanctions contre l'Iran n'a rien donné, même après tant d'années. C'est un autre exemple de l'incurie des administrations antérieures, de celle de Bush en particulier. Mme chose pour le problème palestino-israélien.

    Tirer un bilan actuellement est prématuré. Il serait de beaucoup préférable de laisser Obama travailler, que de lui tomber dessus à bras raccourcis en lui reprochant de ne pas résoudre immédiatement les problèmes et les erreurs que ses prédécesseurs ont mis des années à accumuler.

    Comme le dit un vieux dicton: « La critique est facile, mais l'art est difficile. »

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 4 novembre 2009 07h41
    Le rêve et la réalité
    Monsieur Obama s'est vite rendu compte que même si on est président des États-Unis, on ne peut pas faire tout ce que l'on veut, mais seulement ce que l'on peut. C'est une machine aussi lourde et immuable que la religion islamique!

    Un an plus tard, Guantanamo est toujours ouvert, la guerre en Irak piétine et ne va nulle part, la lutte au terrorisme en Afghanistan est gagnée par les terroristes de tout poil qui sèment la terreur dans tout le pays. La situation économique accuse toujours des râtés et la réforme de la santé traîne des pieds.

    Rien de bien réjouissant pour un président qui devait changer la face du monde.

  • Michèle Bourgon
    Inscrite
    mercredi 4 novembre 2009 08h45
    Le Tout Puissant
    Barack Obama n'est pas le Tout Puissant. Déjà que son ascension tient du miracle. Il faut lui laisser le temps de faire bouger les plaques tectoniques et ça, ça ne se fait pas en criant ciseau. Il tente de changer l'image arrogante des États-Unis; c'est déjà ça. Il a de l'audace; il donne de l'espoir. Il trouvera les moyens de son audace. Il a besoin de temps. On attendait le Messie. Il n'est pas Dieu. Et même s'il l'était, on le crucifierait.

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 4 novembre 2009 09h55
    Patience, Pas de miracles
    M.Obama ne fera pas de miracles. Plein de décisions sont difficiles à prendre. Obama n'est pas le messie!!!

    Il ne peut retirer les troupes d'Afghanistan avant que le pays soit plus sécurisé.C'est très difficile d'avoir un gouvernement afghan crédible et les troupes afghanes ne sont absolument pas prêtes pour assurer la sécurité des citoyens.
    Le succès de la coordination avec le gouvernement pakistanais pour les attaques contre les talibans aura un grand impact.. Les talibans ont un certain appui au Pakistan, mais leurs bombes ciblées sur les femmes et les enfants pourraient leur enlever cet appui..

    Côté économique il ne peut réparer toutes les gaffes ÉNORMES de Bush en un an ou deux.

    Côté Assurance Maladie, il devrait réussir en 2010 car beaucoup d'entreprises ne peuvent plus payer le coût astronomique des assurances pour leurs employés..

  • Nicole Ouellette
    Abonnée
    mercredi 4 novembre 2009 11h17
    Prévisible
    Et s'il s'était lancé partout, le titre aujourd'hui, serait qu'il est victime de sa témérité.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 4 novembre 2009 11h57
    Une vérité de La Palice!
    Isaac Newton l'avait dit: Tout ce qui monte doit redescendre.

  • Linda Chery
    Inscrite
    mercredi 4 novembre 2009 12h50
    Faire face à la réalité
    Le titre de cet article n'aurait pas pu être mieux choisi. Après la lune de miel, il faut faire face à la réalité du mariage. Un travail constant et des sacrifices à tous les jours. Obama ne manque pas d'audace. Il doit composer avec une réticence énorme au changement. Il ne faut pas oublier le fait que l'éducation et la santé soit un luxe aux États-Unis profite à un groupe de gens qui ne sont pas prêts à laisser partir leurs milliards.

    Un an seulement pour réparer ce que Bush à prit 8 ans à détruire? Même le Messie avait eu plus de temps.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 4 novembre 2009 14h32
    Mme Ouellette
    Il est quand même victime de sa témérité... jusqu'à un certain point.

  • Francois Taylor
    Inscrit
    mercredi 4 novembre 2009 17h32
    réalisme
    Obama est un excellent politicien. Il comprend que la démocratie américaine ne fonctionne pas très bien et que le pouvoir des lobbys est énorme. Il a donc fait le choix de naviguer avec le moins de voile possible tout en misant sur la manoeuvrabilité. À la fin de son mandat, il n'aura surement pas réussi à accomplir beaucoup mais il aura tout de même réussi l'exploit de commencer à reconstruire ce que son prédecesseur avait travaillé très fort à démolir.

  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 4 novembre 2009 21h59
    Et Bush...
    Après ne seule année de gouvernance, les gens devraient attendre, collaborer et moins croire aux sorcières républicaines qui inondent les médias. Qu'avait donc fait Bush, après un an de fainéantise et d'esbroufe?

  • Jocelyne Boileau
    Abonné
    mercredi 4 novembre 2009 23h22
    Un président démocrate traditionnel
    Je crois que l'article de Claude Lévesque sur l'entrevue avec l'historien américain Howard Zinn traduit bien la situation. Entre autre, Obama est en train de gâcher tout espoir de paix en Proche-Orient en se laissant mener par le bout du nez par Israël. Il manque la main de fer sous le gant de velours...(André Boileau)

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