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CIT dépose son bilan

Le spécialiste américain du crédit aux PME n'a pas pu se relever de la crise

Agence Reuters   3 novembre 2009  États-Unis
New York — Le spécialiste américain du crédit aux petites et moyennes entreprises CIT a lancé dimanche une procédure de dépôt de bilan, incapable de se refinancer après la crise financière internationale. La plupart des créanciers de CIT ont approuvé le plan de réorganisation qui devait lui permettre de recourir au chapitre 11. La mise en oeuvre rapide de ce plan est cruciale pour le groupe s'il veut conserver ses clients.

Ce groupe centenaire compte environ un million de clients aux États-Unis et sa mise en faillite, si elle était attendue depuis des mois et ne devrait avoir qu'un impact limité sur les marchés, risque d'aggraver la contraction du crédit et de peser sur l'économie réelle.

Le groupe avait des actifs de 71 milliards. Il s'agit ainsi de la quatrième plus grosse faillite de l'histoire américaine après celle de Lehman Brothers l'année dernière (des actifs de 639 milliards), World Com en 2002 (104 milliards) et General Motors (91 milliards).

«C'est une nouvelle source de capitaux pour les petites entreprises qui se tarit», a souligné Blake Howells, analyste chez Becker Capital Management à Portland.

Le placement de CIT sous la protection de la loi sur les faillites, dite chapitre 11, porte un coup au gouvernement américain, qui avait apporté 2,3 milliards au groupe en décembre 2008 dans le cadre du plan Tarp visant à purger les bilans des établissements financiers.

Les filiales opérationnelles de CIT ne sont pas concernées par le dépôt de bilan, exclusivement lié à la maison-mère, et devraient poursuivre leurs activités, a précisé le groupe dans un communiqué.

En milieu d'année, CIT avait 71 milliards de dollars d'actif et 64,9 milliards de dettes, dont 3 milliards arrivent à échéance en mars prochain.

Aux termes du plan, les créanciers prendront le contrôle du groupe. Ils seront au final à la tête d'une nouvelle dette portant sur environ 70 % de la valeur faciale de la dette actuelle. Les actionnaires préférentiels, dont l'État, ne se seront remboursés qu'après les autres créanciers.

Dans l'impossibilité d'obtenir la garantie de la Federal Deposit Insurance Corp (FDIC, l'agence de garantie des dépôts bancaires), CIT avait lancé en octobre un programme d'échange de dettes et demandé dans le même temps à ses créanciers d'adopter sa réorganisation.
 
 
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