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Un Nobel controversé

« Je l'accepte comme un appel à l'action », dit Barack Obama

Marie-Christine Bonzom   10 octobre 2009  États-Unis
Barack Obama
Photo : Agence France-Presse
Barack Obama
Washington — Barack Obama se rendra en décembre à Oslo pour recevoir le prix Nobel de la paix 2009. Hier, le président des États-Unis a réagi à la décision du comité Nobel de lui décerner son prix le plus prestigieux en exprimant sa « surprise » et sa « profonde humilité ». Mais le choix de Barack Obama par le comité pourrait servir à la fois l'intéressé et le Nobel.

Lors d'une brève allocution, Obama a estimé hier qu'il « ne méritait pas » le prix Nobel de la paix. « Je ne considère pas ce prix comme une reconnaissance des oeuvres que j'ai accomplies [...], mais je l'accepte comme un appel à l'action », a indiqué le président des États-Unis.

La décision du comité Nobel est une surprise, y compris pour l'intéressé et pour son conseiller politique, David Axelrod, qui s'est dit « stupéfait ». Il souligne qu'Obama n'était pas candidat au prix Nobel.

Barack Obama est le quatrième président américain à recevoir le prix Nobel de la paix, mais chacun de ses prédécesseurs pouvait démontrer des résultats concrets. Le dernier en date, Jimmy Carter, avait forgé l'accord de paix de Camp David de 1978 entre l'Égypte et Israël et dut attendre 24 ans pour recevoir le Nobel. En 1919, Woodrow Wilson avait été salué par le Nobel parce qu'il avait fondé la Ligue des Nations, l'ancêtre des Nations unies. En 1906, le Nobel avait été décerné à Theodore Roosevelt en tant que négociateur de l'accord qui mit fin à la guerre entre le Japon et la Russie.

Hier, le comité Nobel a expliqué que Barack Obama a créé « un nouveau climat » international et pris des « initiatives extraordinaires pour renforcer la diplomatie et la coopération entre les peuples ». Le comité mentionne en particulier son discours dédié au monde musulman prononcé au Caire, l'appel lancé par le président à l'avènement d'un monde sans arme nucléaire et sa décision de réengager les États-Unis dans l'élaboration d'un traité contre le réchauffement de la planète.

De plus, M. Obama a annoncé la fermeture du centre de détention de Guantánamo. En février, il a annoncé le retrait progressif de l'armée américaine d'Irak, qui doit s'achever fin 2011. En mars, il a offert aux Iraniens de mettre fin à 30 ans de conflits. En avril, il a proposé à Cuba de tourner la page sur un demi-siècle de brouille.

Mais neuf mois après son entrée à la Maison-Blanche, Barack Obama n'a pas de résultats concrets à son actif dans le domaine de la paix, et l'honneur qui lui est fait paraît « ridiculement prématuré », selon Larry Sabato, politologue à l'Université de Virginie. Ainsi, la résolution du conflit israélo-palestinien, dont Barack Obama a fait l'une de ses priorités majeures, demeure toujours aussi lointaine. Pour David Miller, chercheur au centre d'études Woodrow Wilson, les premiers pas de Barack Obama en politique étrangère ont été « positifs », mais « pas déterminants ».

Deux guerres sur le feu

Barack Obama est aussi, comme il l'a décrit lui-même dans son allocution, un « commandant en chef » ayant deux guerres sur le feu. En Irak, le président n'a pas respecté sa promesse électorale de retirer environ 4000 soldats américains par mois dès son arrivée au pouvoir. En Afghanistan, il a même présidé à une escalade avec le déploiement de 21 000 soldats en renforts. Dans les prochaines semaines, il enverra peut-être une nouvelle vague de renforts en Afghanistan.

Aux États-Unis, la distance entre les espoirs suscités par Obama et la réalité de sa présidence est exploitée par l'opposition républicaine. Michael Steele, qui dirige le Parti républicain, a réagi au prix Nobel de la paix en déplorant le fait que « la puissance de star du président a éclipsé des militants qui ont travaillé sans relâche pour la paix et qui ont obtenu des résultats réels dans ce domaine et dans celui des droits de la personne ».

Le porte-voix des ultraconservateurs américains, Rush Limbaugh, attaquait hier en soutenant que ce prix vise à « émasculer » les États-Unis. « Avec cette récompense, les élites du monde exhortent Obama à ne pas envoyer de renforts en Afghanistan, à ne rien entreprendre contre l'Iran et son programme nucléaire, et sur le fond, à poursuivre dans son intention d'émasculer les États-Unis », a-t-il dit à la radio.

Mais la dichotomie entre rêve et réalité, ignorée par le comité Nobel, n'échappe pas non plus à la gauche. Naomi Klein, collaboratrice américano-canadienne de Rolling Stone et auteure d'ouvrages contre l'administration Bush et la mondialisation, estime que « le comité Nobel n'a jamais été aussi politisé, ni autant gagné par l'illusion qu'avec ce prix ». « Le moment de récompenser Obama pour avoir réveillé l'espoir et l'optimisme est passé depuis longtemps », lance Naomi Klein, avant d'ajouter que la présidence de Barack Obama « a amené une déception après l'autre » et que le comité Nobel « a diminué » le prestige de son prix en le décernant au chef de la Maison-Blanche dans une sorte de pari à l'aveuglette sur l'avenir.

Mais dans la rue, tous ne sont pas de cet avis. « Trop tôt pour un prix Nobel? Je ne pense pas! », s'exclame un jeune noir, Robert Finch, qui habite Harlem, un quartier à majorité noire de New York. « C'est un pacifiste, il le mérite. » À Miami, les habitants du quartier « La Petite Havane », essentiellement des exilés cubains, se disaient heureux. « Il le mérite parce qu'il veut mettre fin à cette vieille lutte qui a fait tant de mal aux familles cubaines », dit Ana Corrales, une exilée qui travaille dans un supermarché.

Politiquement, le prix Nobel risque d'accentuer les attentes qui pèsent sur Barack Obama pour qu'il produise des résultats tangibles, ce qui pourrait le desservir. Dans son allocution, M. Obama a semblé anticiper la montée de ces pressions en affirmant que « les défis » sur lesquels le monde l'attend « ne peuvent pas être relevés par un seul dirigeant ni par un seul pays ».

Les félicitations dans le monde ont afflué après l'attribution inattendue du prix Nobel, mais les encouragements à redoubler d'efforts pour la paix ont été tout aussi nombreux. Ce prix est un « encouragement » pour tous ceux qui souhaitent un monde plus sûr, a dit le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. M. Obama « personnifie un nouvel esprit de dialogue », a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, tandis que la chancelière allemande, Angela Merkel, et le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, voyaient dans la récompense au président américain une « incitation » à oeuvrer pour la paix. L'ancien militant anti-apartheid Desmond Tutu a comparé Obama à un « jeune Mandela » qui « porte les espoirs du monde ».

Hier, la première réaction de l'Iran, qui s'oppose aux puissances occidentales sur son programme nucléaire, a été mesurée. « Nous espérons que cela l'incitera à emprunter la voie qui apportera la justice dans le monde », a réagi un conseiller du président Mahmoud Ahmadinejad.

***

Collaboratrice du Devoir

Avec la collaboration d'Alec Castonguay

Avec Libération et l'Agence France-Presse
 
 
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  • Pierre Valois - Abonné
    10 octobre 2009 00 h 19
    Contreversé, dit-on?
    Bien moins que l'attribution du Nobel de la Paix à De Klerk.

    On peut bien faire des plats sur tous ceux qui ne sont pas encore commis dans de grands crimes d'état.

    Mais si DeKlerk a eu droit au sien,après ce qu'il avait fait, je suis bien moins inquiet de l'accorder à quelqu'un qui ne s'est pas encore trempé les mains dans le sang.
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  • Zach Gebello - Inscrit
    10 octobre 2009 01 h 22
    Quoi ?!
    Le prix Nobel comme instrument politique ?!

    Une exception, c'est sûr !

    :-)
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  • - Abonné
    10 octobre 2009 05 h 57
    Le pouvoir... d'influence
    Il est clair que les instances diplomatiques du monde entier tentent d'influencer les choix politiques futurs du président Obama. S'il réussissait à établir des relations diplomatiques avec les pays non démocratiques et particulièrement les pays musulmans, la face du monde s'en trouverait changée. Le monde a beaucoup souffert de l'incompétence et de l'étroitesse d'esprit des prédécesseurs d'Obama en matière de politique étrangère.

    Les USA ont soif de héros mythiques, de leaders charismatiques. Comment les américains arriveront-ils à se reconnaitre dans un président qui est si radicalement différent de leur culture traditionnelle? Peut-on croire que l'électorat américain va accepter un tel virage diplomatique? Rien de moins sûr.
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    10 octobre 2009 06 h 29
    Un prix Nobel du futur
    Un journaliste posait cette question : «Est-ce qu'il a besoin, dix mois après le début de son mandat, d'être aussi prix Nobel de la paix?» Ce prix Nobel n'est pas une récompense glorieuse pour ce qu'il a déjà fait, mais un encouragement pour qu'il poursuive dans le sens de ce qu'il a commencé de faire.

    Monsieur Obama a en ce moment des difficultés avec la question de l'Afghanistan, pour ne parler que de ce pays en ce qui concerne la politique extérieure et la paix. Il est à un tournant. Il a entrepris de se retirer de l'Irak, où G.W. Bush s'était engouffré bien à tort, sans mesurer les conséquences et avec de faux arguments, et maintenant B. Obama doit aussi trouver une solution pacifique pour sortir de l'Afghanistan, alors que ses généraux lui réclament des moyens supplémentaires, une fois encore à la suite de la mauvaise gestion de Bush.

    Le prix Nobel devrait aider le président, aux yeux de la population étatsunienne, divisée à ce sujet, à opter pour une stratégie de désengagement militaire de ce que certains perçoivent comme un nouveau bourbier vietnamien, alors que d'autres veulent écraser talibans et consorts sous un déluge de feu. C'est «pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples» que le prix lui a été attribué. Mais il faut lire ce qui n'est pas écrit, mais suggéré « c'est pour qu'il poursuive dans cette voie », comme en Palestine par exemple, ou avec l'Iran et la Corée du Nord, pour ne pas mentionner que l'Afghanistan.

    Ce prix Nobel est un engagement pour l'avenir, non seulement pour Obama lui-même, mais aussi pour un soutien national et international à sa politique qui, il faut tout de même le reconnaître, contraste singulièrement avec celle de son prédécesseur. Ce n'est pas la première fois que des prix sont remis avec une visée politique, que l'on songe à «Fahrenheit 9/11» de Michael Moore, palme d'or à Cannes en 2004 ou à Aung San Suu Kyi, leader des démocrates en Birmanie et Prix Nobel de la paix 1991. Ces prix sont autant des récompenses que des engagements politiques de la part des organismes qui les ont attribués. Alors, pourquoi ne pas encourager et aider le président Obama, plutôt que de faire la moue ou de susciter la désapprobation?

    Les commentaires de Zbigniew Bzrezinski, l'ancien conseiller diplomatique du président Carter vont dans ce sens. Il estime qu'en moins d'un an, Barack Obama a « redéfini les relations de l'Amérique avec le reste du monde, nettement amélioré son image, fait une série de promesses pour tenter de résoudre certains conflits d'une manière non unilatérale » et engagé l'Amérique à poursuivre des but supérieurs, comme la réduction des armements nucléaires. D'après lui, le Nobel assure une « légitimité internationale » à sa politique et serait utile avec l'Iran ou pour la question palestinienne. Ne serait-ce pas ce que le Comité Nobel voulait faire en décernant un Nobel du futur?
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    10 octobre 2009 06 h 36
    Une décoration nettement prématurée
    La Paix, la Paix...
    Plutôt que d'en parler, il faut la faire!

    Hier on titrait:
    «La Chambre des représentants accorde 680 milliards au Pentagone» [1]

    Les démocrates sont au pouvoir. Ce ne sont plus les faucons républicains. Où est la différence?
    En tout cas, PAS DANS LE BUDGET MILITAIRE. Le Pentagone a obtenu au-delà de ses espérances!

    Et Obama dans tout ça?

    Il est nettement prématuré d'accorder le prix Nobel de la PAIX, à ce président. Jusqu'ici, la Paix s'est avérée n'être qu'un voeu pieux.

    Les mains tendues se retirent une à une et l'arrogance de l'empire se poursuit comme si rien n'avait changé à la présidence des États-Unis.

    Je crois que cette attribution du prix Nobel de la PAIX est un voile qu'on nous met sur la réalité. Il aurait fallu attendre en fin de mandat et voir si vraiment la Paix est plus tangible. Pour l'instant, c'est plus de 75 millions par HEURE (plus d'un million à la minute) que l'on continue à dépenser aux États-Unis dans l'industrie de la guerre et de la mort.
    Rien de très reluisant comme réussite pour Obama-Nobel-de-la-Paix.

    Kissinger aussi avait eu le prix Nobel de la Paix.
    Ce personnage qui manigança combien de tueries, entre autres le Coup d'État au Chili et l'assassinat de Salvador Allende.


    Jusqu'ici, on dirait qu'Obama marche dans les pas de cette crapule de Kissinger:

    - Kissinger met au point la politique de la détente avec l'Union soviétique. Il négocie ainsi le traité SALT I limitant le nombre de bombes nucléaires des deux superpuissances (la réduction du bouclier à missiles pour Obama).

    - En juin et en octobre 1971, pour la première fois, il entre secrètement en contact avec la Chine communiste (stratégie de «la main tendue») puis accompagne Nixon lors de sa visite officielle (la première d'un président américain) en 1972.

    - Il jette les bases du retrait américain du Viêt Nam (Irak pour Obama).

    - Il reçoit le prix Nobel de la paix, en 1973, l'année même qu'il orchestre le sanglant Coup d'État au Chili (Honduras) et l'assassinat du président élu (ouf, croisons nos doigts pour Zelaya).


    Il est NETTEMENT PRÉMATURÉ d'accorder le Prix Nobel de la Paix à Obama. Ce prix devrait se mériter sur des faits tangibles et non sur les mains (hypocritement???) tendues et les beaux discours.


    Cela dit, depuis le début de son mandat je persiste à dire qu'il faut laisser du temps à Obama. Qu'un navire de la taille de l'empire US ne change pas de cap rapidement. Mais, de plus en plus, je perds espoirs dans ce président.

    Le dernier coup dur fut ce budget pour l'industrie de la guerre... Vous rendez-vous compte donner le prix Nobel de la Paix au président d'un pays qui dépense 1863 millions chaque jour, tous les jours pour tuer (1 863 000 000 US$, càd 1,86 milliard chaque jour).

    Combien pour l'aide et pour la paix ?
    Combien pour nourrir?
    Combien pour donner de l'eau potable?
    Combien pour soigner?
    Combien pour aider (de façon désintéressée)?

    Et la main tendue:
    Lorsque je vois des titres comme:
    « Nucléaire Iranien : Washington agite de nouveau la menace de sanctions » [2]
    « Washington n'exclut pas le recours aux armes contre Téhéran » [3]
    « Washington prépare de nouvelles sanctions contre l'Iran » [4]
    « Washington met en garde les dirigeants kényans » [5]
    Je trouve que le ton belliqueux est très semblable à la précédente administration.

    Par contre, ce prix Nobel peut mettre de la pression pour qu'il réalise vraiment une meilleure détente mondiale, peut-être un peu plus de Paix.
    À combien sera le budget militaire US l'an prochain ?
    Y aura-t-il poursuite de la course aux armements dont la locomotive est les États-Unis?
    La IVe flotte remise à grand flot à grands frais et qui menace l'Amérique du Sud sera-t-elle démantelée? (Ce serait un geste unilatéral vers la Paix)
    L'injuste embargo contre Cuba sera-t-il levé ? (Cette INJUSTE GUERRE économique qui dure depuis cinq décennies, un autre pas facile, unilatéral, qui serait un geste de Paix)

    A-t-on donné le Prix Nobel à Obama pour l'aider ou pour y nuire?
    En tout cas, ce prix est très embarrassant, il n'y a aucun doute.
    À la place de Obama, je le refuserais et je dirais au comité Nobel: « gardez-le-moi et si je le mérite dans 4 ans, ressortez-le! »


    Serge Charbonneau
    Québec

    [1] http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis

    [2] http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-09-28/

    [3] http://www.france24.com/fr/20090926-etats-unis-oba

    [4] http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis

    [5] http://www.rfi.fr/actufr/articles/117/article_8499
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  • Brun Bernard - Inscrit
    10 octobre 2009 06 h 42
    Espoir et nobel.
    C'est l'espoir que l'on a nominé. Desmond Tutu a vécu la même chose et cela lui a permis de faire tomber l'apartheid en Afrique du Sud. Merci au comité du Prix Noble d'avoir fait le grand geste politique.
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  • André Michaud - Inscrit
    10 octobre 2009 09 h 40
    Rêves et réalités
    Le prix Nobel ne pourra hélas faire oublier la réalité en Afghanistan. Pour faire la paix il faut que les deux côtés s'affrontant le veulent..

    Les Talibans ne veulent rien savoir de la paix, de la démocratie et des droits individuels, de l'égalité des sexes, et se proclament encore en guerre sainte contre les valeurs occidentales...comment trouver une solution pacifique devant un tel mur de haine?

    Il ne faut pas oublier que la paix ce n'est pas la couardise, et se plier devant un régime sanguinaire , lui laissant toute la place en se lavant les mains..

    Obama attend une ouverture des talibans pour favoriser la diplomatie..mais les fanatiques religieux sanguinaires se croient avoir une misssion divine!! Comment dialoguer intelligement avec des fanatiques religieux n'ayant aucun respect pour la vie humaine?

    N'oublions pas que ce sont les talibans et leurs amis d'Al Quaida qui ont déclaré cette guerre, sont-ils vraiment prêt à arrêter de nous menacer, et vivre en paix????
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    10 octobre 2009 10 h 37
    Le prix Nobel à Obama, parce qu'il représente l'espoir.
    Tout à fait d'accord avec monsieur Barroso qui dit en somme d'Obama qu'il « personnifie un nouvel esprit de dialogue ». J'ai comme la magnifique impression qu'Obama a décidé d'oublier l'impérialisme historique des États-unis d'Amérique.

    À l'opposé, il reste que Naomi Klein a raison de dire que le comité Nobel s'est politisé en posant le geste d'accorder le Nobel à Obama. Au fond, pourquoi ce comité ne serait-il politisé, si c'est pour défendre sa propre cause de la paix dans le monde.

    Si ce comité Nobel n'était pas politisé officiellement auparavant, il l'était certainement en coulisse. Aurait-il décidé pour cette fois de porter vraiment ses culottes? Alors que Naomi Klein parle d'"illusion" de ce prix Nobel, moi je dis plutôt "espoir" pour un avenir meilleur.

    N'empêche que je sais pourquoi Naomi Klein pense que ce prix Nobel qui a été attribué à Obama est une illusion. Simplement parce qu'elle est très consciente qu'Obama rencontre souvent des gens avec une mentalité comme celle de Rush Limbaugh dans le monde.

    Ce sont des gens qui ont la peur psychologique d'être émasculer, s'ils disent oui à Obama et ce « nouvel esprit de dialogue ». Vouloir changer cette façon d'être des gens qui vivent avec ce genre d'acquis, c'est comme de vouloir tourner la page à des histoires de vie.

    Cela dit, c'est un combat de gladiateur qu'Obama est en train de livrer contre tous les Rush Limbaugh de ce monde. Au fond, pour qu'Obama ait des résultats et remettre l'histoire sur ses rails, il doit livrer un combat subtil contre les mentalités acquises de toujours faire dérailler l'histoire.
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  • Claude Saint-Jarre - Inscrit
    10 octobre 2009 13 h 14
    L'heure est venue
    Bonjour. Le 25 septembre, en tant que journaliste bénévole pour un journal syndical, j'ai assisté au congrès des médecins por la survie mondiale, s'intitulant: L'heure est venue! Guérissons las planète: donnons-nous un avenir viable et pacifique.
    Le conférencier Douglas Roche, ancien diplomate et pacifiste ardent, a encensé Obama parce qu'il est le premier président à s'afficher résolument pour de désarmement nucléaire, ce qui est une réquisition claire des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire ( ou un accident). Les militaires américains affinent leur doctrine de la dissuation, pour contrer Obama. Le raffinement consiste à dire ceci: nous devons conserver les armes nucléaires pour assurer la sécurité à nos alliés. Or, nous en sommes. Donc, Monsieur Roche nous a demandé d'écrire des lettres à nos représentants politiques pour leur signifier que nous ne voulons pas être protégés par des armes nucléaires. Vous pouvez vous renseigner sur le site internet www.pgs.ca et participer à la campagne Ican ( international campaign to abolish nuclear weapons). Arrêtons cette plus grande menace à la santé publique. Souhaitons que le prix Nobel à Obama lui donne une plus grande force pour y arriver. Entraidons-nous et aidons-le en signifiant notre désir d'harnomie.
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  • Estelle Lebel - Abonnée
    10 octobre 2009 15 h 01
    Un nouvel idéal
    Mon sentiment est que le Comité du Prix Nobel pour la PAIX, et monsieur Barroso désirent convier, à travers la personne de Barack Obama, une version nouvelle des responsabilités des chefs d'Etat. Je vois la désignation du Président Obama comme la reconnaissance, depuis le début de son mandat, de son action qui tente de débarrasser la philosophie américaine de ses vieux mythes impérialistes fort démodés.
    Jusqu'à ce jour, pas une journée, pas une semaine se passe, pas une apparition publique de monsieur Obama ne vient démentir sa détermination de présenter aux américains et au genre humain tout entier une vision moins étriquée d'être à ce monde, appelant de toute son énergie à un scénario inédit, mais ô combien dynamisant, d'ouvrir sa nation à une perspective immense, non pas celle du justicier, mais celle d'un peuple parmi d'autres peuples.
    Il n'est pas dit que monsieur Obama va réussir - je lui souhaite, et l'univers tout entier l'espère - mais il aura essayé et avec beaucoup de conviction.
    Il n'est pas trop tôt pour lui décerner le Prix Nobel de la Paix ; justement, je crains qu'il soit un peu tard
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  • Moumni 59 - Inscrit
    10 octobre 2009 16 h 00
    Tout est possible !
    Si je vous demande qui est l'intrus dans cette liste qui n'a pas eu le prix Nobel de la paix ? :

    Yasser Arafat, Menahem Begin,Chirine Ebadi, Dalaï Lama, Anouar el-Sadate, Mahatma Gandhi, Henry Kissinger, Martin Luther King Jr, Shimon Peres et Yitzhak Rabin.

    Je suis sûr que vous ne lavez pas trouvé, c'est Mahatma Gandhi, et oui, c'est celui qui a montré qu'un peuple peut se mobiliser par des actions non-violentes pour retrouver sa dignité et faire plier un pouvoir colonial , et qui n'a pas eu malheureusement ce privilège.
    Je pense q'un chef d'Etat actuel qui avait répondu à la question d'une collégienne : "avec quel personnage vivant ou mort il aimerait dîner", il a répondu Gandhi, Ce chef fera certainement du bien dans le monde et il mérite ce prix.
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  • Estelle Lebel - Abonnée
    10 octobre 2009 16 h 12
    Vers un idéal nouveau
    La désignation du Président Barack Obama au Prix Nobel de la Paix apporte au Comité et à monsieur Barraso leur pleine justification à la face du monde.

    Cette nomination qui honnore aujourd'hui le président américain envoie un message comme quoi il est temps, pour les chefs d'État de reconsidérer leurs responsabilités, chacun dans leur pays respectif.

    Monsieur Obama, depuis dix mois à la Maison Blanche, n'a eu cesse de rencontrer des résistances véhémentes pour extirper de la mentalité du peuple américain un mythe poussiéreux d'une époque impérialiste, laquelle précisément lui laisse sur les bras deux guerres inextricables... Depuis sa campagne à la présidence jusqu'à ce jour, monsieur Obama maintient le même cap, à savoir : Il faut savoir renoncer à un mythe dépassé et modifier son discours et ses attitudes afin d'apporter une représentation plus vaste, moins crispée, moins belliqueuse, au monde. A chaque jour, à chacune de ses apparitions publiques, il n'a jamais déroger de cette ligne conductrice. Il n'a eu cesse, chez-lui en Amérique, comme à l'étranger, d'éveiller les consciences à une perspective apaisée et apaisante et d'en témoigner dans ses propos comme dans ses attitudes devant tous les auditoires dont des plus rébarbatifs. Faire la Paix, est-ce autre chose ?

    Qui, mieux et plus que lui, aujourd'hui, parmi tous les chefs des nations, se mérite un pareil hommage ? Je ne le sais pas. Le passé est garant ; j'ai confiance au jugement du Comité Prix Nobel.
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  • André Loiseau - Abonné
    10 octobre 2009 18 h 55
    De son vivant
    On lui a doné pour qu'il puisse en être fier de son vivant car les charognards guerriers républicains volent à basse altitude. Les assassins ont le bras long.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    10 octobre 2009 20 h 46
    Un Nobel pour une voie de rupture?
    Pour que ce prix Nobel devienne efficient. Il faudrait que B.Obama menace Israël d'une rupture diplomatique avec les É.U si le gouvernement israélien ne cesse pas sa politique de colonisation dans les territoires palestiniens et son refus des conditions pratiques pour la réalisation d'un État palestinien. Parce qu'Israël a pratiqué une politique d'expansion et d'intimidation impériale depuis 1967, la responsabilité de la paix porte principalement sur l'État sioniste. Si le président Obama n'opère pas un geste radical de rupture avec la tradition de la politique extérieure des É.U depuis 1945, sa place dans l'histoire sera celle de l'illusion et du manque d'audace. Tout est encore possible mais avec Hilary Clinton comme gardienne de la tradition impériale américaine nous pouvons douter.

    Consultez lecteurs une biographie d'Hilary, ce n'est pas vraiment une colombe.
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  • André Loiseau - Abonné
    11 octobre 2009 01 h 10
    @ M. Jean Pierre Bouchard
    Je suis absolument d'accord avec votre analyse des causes de l'injustice palestinienne subie de même que de la tâche colossale, quasi impossible, qu'aura à abattre un Obama pour les résoudre, étant coincé entre les républicains et le puissant lobby juif qui se croit élu par Dieu en personne.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 octobre 2009 07 h 43
    Obama Nobel, gage d'ouverture ou de fermeture?
    C'est un Nobel qui pour moi symbolise le dialogue, notamment entre les nations. La vie au sens large est comme un vase communiquant... Aucun individu, entreprise, ni aucun pays n'a le droit de déverser le flot de ses pouvoirs dans le bassin des autres.

    C'est un peu ce qu'Obama essaie d'inculquer dans le quotidien comme Président des USA. Le problème, c'est que des gens, des entreprises et aussi certaines nations dans le monde ne sont pas tous d'accord avec lui.

    En somme, Obama est comme une fenêtre ouverte sur le monde du futur. Et c'est fort probablement ce que le comité Nobel a voulu nous dire en lui attribuant ce prix. Pour survivre, l'humanité devra réaliser que nous vivons sur une planète qui est vivante et qui a besoin de respirer.
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