La victoire de la santé privée
L'année prochaine, lorsque les journalistes américains feront le bilan de la débâcle du projet de réforme de la santé 2009, plusieurs citeront ces foules de petites gens ordinaires qui ont hurlé leur colère contre la « médecine socialisée » au long d'un été marqué, diront-ils, par un manque de débat cohérent. Pendant ce temps, les grands des médias rendront un jugement sévère sur l'échec de Barack Obama. On reprochera à ce grand communicateur de n'avoir pas su bien expliquer son ambitieux projet « libéral » visant à parer aux frais médicaux d'une énorme population non assurée et à réparer un système de soins boiteux qui ne s'occupe ni des pauvres ni même parfois des personnes ayant la chance d'être assurées.
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