L'offensive américaine en Afghanistan - La stratégie Obama mise à l'épreuve
4 juillet 2009
États-Unis
Washington — L'offensive lancée par l'armée américaine dans le sud de l'Afghanistan marque la première initiative militaire d'ampleur du président Barack Obama contre les talibans, dont le succès aura valeur de test alors qu'il a fait de ce combat une priorité de son administration.
Quelque 4000 marines poursuivaient hier une vaste opération lancée la veille dans le Helmand, un des bastions talibans du Sud afghan, dans le cadre de la nouvelle stratégie de la Maison- Blanche destinée à endiguer une insurrection montée en puissance depuis plus de deux ans.
Selon les commandants sur place, l'objectif immédiat est d'améliorer la sécurité dans la région la plus volatile d'Afghanistan, afin d'assurer notamment le bon déroulement de l'élection présidentielle afghane en août.
À plus long terme, il s'agit d'établir une stabilité suffisante pour permettre le développement économique et politique, regagner la confiance de la population et passer le relais aux forces de sécurité afghanes.
«Au bout du compte, la solution passe par l'économie et la gouvernance. Les forces militaires sont nécessaires, mais insuffisantes», a résumé jeudi le vice-président américain Joe Biden, lors d'une visite-surprise en Irak. L'issue de cette première offensive est cruciale pour Obama, qui a fait de l'Afghanistan le front central de la guerre américaine contre le terrorisme, rompant avec son prédécesseur George W. Bush, dont la présidence a été dominée par la guerre en Irak.
Pour mettre en échec les talibans et al-Qaïda tout en développant les institutions afghanes pour que le pays puisse un jour assurer sa propre sécurité, le nouveau «commandant en chef» a décidé de déployer 21 000 soldats supplémentaires et des centaines d'experts en développement.
Effectifs
Les effectifs militaires américains vont quasiment doubler entre 2008 et la fin 2009, pour atteindre 68 000, sur un total de près de 100 000 soldats étrangers.
Obama a également nommé un nouveau commandant à la tête des forces internationales en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, dont l'une des missions est d'éviter les bavures des forces américaines, qui ont fait de nombreuses victimes civiles et nourrissent la rancoeur de la population.
Six mois après son arrivée à la Maison-Blanche, le président a une obligation de résultat afin de ne pas perdre le soutien de l'opinion publique américaine, alors que sa cote de popularité, si elle reste élevée, a glissé de 61 % en avril à 56 % mi-juin, selon un récent sondage.
Le Pentagone, bien conscient de l'enjeu, sait qu'il lui faut remporter des rapidement des succès tangibles sur le front afghan.
«Notre stratégie doit montrer qu'elle marche», soulignait courant juin le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, lors d'une audition au Congrès. «Il est très important de pouvoir montrer aux Américains que nous réalisons des avancées d'ici la fin de l'année ou d'ici un an. Je crois que les Américains seront prêts à soutenir cet effort s'ils pensent que ce n'est pas une impasse.»
Quelque 4000 marines poursuivaient hier une vaste opération lancée la veille dans le Helmand, un des bastions talibans du Sud afghan, dans le cadre de la nouvelle stratégie de la Maison- Blanche destinée à endiguer une insurrection montée en puissance depuis plus de deux ans.
Selon les commandants sur place, l'objectif immédiat est d'améliorer la sécurité dans la région la plus volatile d'Afghanistan, afin d'assurer notamment le bon déroulement de l'élection présidentielle afghane en août.
À plus long terme, il s'agit d'établir une stabilité suffisante pour permettre le développement économique et politique, regagner la confiance de la population et passer le relais aux forces de sécurité afghanes.
«Au bout du compte, la solution passe par l'économie et la gouvernance. Les forces militaires sont nécessaires, mais insuffisantes», a résumé jeudi le vice-président américain Joe Biden, lors d'une visite-surprise en Irak. L'issue de cette première offensive est cruciale pour Obama, qui a fait de l'Afghanistan le front central de la guerre américaine contre le terrorisme, rompant avec son prédécesseur George W. Bush, dont la présidence a été dominée par la guerre en Irak.
Pour mettre en échec les talibans et al-Qaïda tout en développant les institutions afghanes pour que le pays puisse un jour assurer sa propre sécurité, le nouveau «commandant en chef» a décidé de déployer 21 000 soldats supplémentaires et des centaines d'experts en développement.
Effectifs
Les effectifs militaires américains vont quasiment doubler entre 2008 et la fin 2009, pour atteindre 68 000, sur un total de près de 100 000 soldats étrangers.
Obama a également nommé un nouveau commandant à la tête des forces internationales en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, dont l'une des missions est d'éviter les bavures des forces américaines, qui ont fait de nombreuses victimes civiles et nourrissent la rancoeur de la population.
Six mois après son arrivée à la Maison-Blanche, le président a une obligation de résultat afin de ne pas perdre le soutien de l'opinion publique américaine, alors que sa cote de popularité, si elle reste élevée, a glissé de 61 % en avril à 56 % mi-juin, selon un récent sondage.
Le Pentagone, bien conscient de l'enjeu, sait qu'il lui faut remporter des rapidement des succès tangibles sur le front afghan.
«Notre stratégie doit montrer qu'elle marche», soulignait courant juin le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, lors d'une audition au Congrès. «Il est très important de pouvoir montrer aux Américains que nous réalisons des avancées d'ici la fin de l'année ou d'ici un an. Je crois que les Américains seront prêts à soutenir cet effort s'ils pensent que ce n'est pas une impasse.»
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