Obama au Caire - Pas de souliers
L'une des différences les plus fondamentales avec la présidence de son prédécesseur est que Barack Obama nous a convaincus qu'il était digne de confiance. George W. Bush n'aura jamais eu celle des Américains que par défaut, en cultivant une politique étrangère essentiellement conflictuelle. Ce n'est pas seulement que les opinions publiques du monde entier, après huit ans de tromperie, veulent désespérément croire en cette espèce de demi-dieu, c'est que, plus encore, il leur semble permis de lui faire confiance quand il va déclarer à l'Université du Caire: «Je suis venu ici en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et le monde musulman, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel.» Il faudra évidemment que l'abondance rhétorique, proche du gavage, dont fait preuve cette toute jeune présidence se traduise en volonté politique concrète... Je n'aime pas les phrases, je n'aime que les faits, disait l'écrivain Léautaud.
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