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La rage du peuple

François Brousseau   23 mars 2009  États-Unis
Beaucoup de chroniqueurs, ici ou ailleurs, en sont encore à l'ébahissement devant l'élégance et l'habileté rhétorique de Barack Obama. Mais ce stade est aujourd'hui dépassé. La politique, ce n'est pas que du people... surtout pas en ce moment.
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 23 mars 2009 03h24
    Vous êtes surpris?
    Je l'ai déjà dit, Obama est soumis aux bonzes de Wall Street. Il doit réinjecter du gaz dans la machine pour qu'elle reprenne sa vitesse de croissière. En aucun temps il la remet en question, la création de l'argent par les banques sous formes de prêt, c'est bien. Ce qui veut dire qu'il ne peut avoir d'argent en circulation sans qu'elle soit au préalable emprunté. Si on paie nos dettes, il y a donc moins d'argent en circulation et c'est encore pire si les banques ne prêtent plus...... Obama est là, comme les autres il ne fera rien contre les banques, je ne crois pas qu'il est de la trempe d'un Andrew Jackson et Thomas Jefferson qui ont jeté à la porte des USA les banquiers internationaux afin que le gouvernement des USA puissent avoir à nouveau le controle de la création de sa monnaie. C'était aussi le plan de Lincoln qui a gouté à l'argent créer par l'État pendant la guerre de sécession, il a imprimé ses greenbacks, cette monnaie à l'endos vert pour rénumérer ses troupes. Ça l'a mené à la victoire..... Il est mort......

    Je ne crois pas que c'est dans les plans d'Obama s'assure plutot que les pertes des gros actionnaires de banques amoindries, voire même transformé en gain tout en interdisant aux CA de ces banques les gros bonus...... Si le CA se fait moins de bonus, les actionnaires font plus d'argent..... C'est pas une mauvaise chose, sauf que ça ne corrige rien. Ça perpétue le système de crédit.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 23 mars 2009 08h24
    On remplit un contrat de dénigrement??
    Ternissons ce maudit Obama qui brasse un peu trop.

    M. Obama fait du pipeul... bon... vive le pipeul.

    « Pour ce qui est du plan d'infrastructures... on attend les effets! »
    Obama est vraiment lent (sic) et c'est vraiment le type de président qui fait du pipeul et se pogne le paquet en souriant pipeul. (!!!)
    Ce n'est pas comme notre Charest qui lui, agit et dont on attend plus les effets.
    Ou encore notre Harper qui agit de façon extraordinaire et Obama auraient avantage à s'inspirer de ces gens qui agissent.

    Obama le messie qui peut tout, le messie tout puissant avec son élégance et son habileté rhétorique fait du pipeul et le peuple rage. (Non, mais!)

    On se croise les doigts et on espère que Barack O. trébucher (enfin) sur quelque chose avant de faire trop de tort.

    On dit que la question «la plus urgente de toutes», c'est l'argent, l'argent.
    Celle qui obsède les maîtres du monde: les banques et la finance. Obama a la mauvaise manie de s'occuper un peu du monde "ordinaire". Ça fait chier!
    Heureusement, Obama a beau est président des ÉU, il n'est pas seul. D'ailleurs, il l'a dit et redit: «seul je ne peux rien».
    C'est sans doute pour ça qu'on l'a laissé se faire élire.

    Le plan de renflouement des institutions financières ne semble aller nulle part!
    C'était une idée Obama ce renflouement???

    Qu'a-t-il dit au sujet de AIG???

    Et ici Nortel, pourquoi nous n'en parlons pas?

    « L'ancienne plus grande entreprise du Canada va verser 23 millions de dollars de primes à ses dirigeants, bien que placée sous la protection des tribunaux pour éviter la faillite.»

    « En tout, 92 cadres du premier équipementier en télécoms en Amérique du Nord se partageront 23 millions de dollars, a précisé CBC. »

    Quelle a été la déclaration de Harper et la réaction des médias qui s'indignent???
    La réaction a été, il faut bien les payer, les pauvres sinon leur matière grise irremplaçable peut fuir à l'étranger. Et tatati et tatata.
    Ici, il n'y a rien de pipeul, c'est le bon sens qui mène (sic) !!!

    M. Brousseau avec son air de grand bonze et tout fier de sa grande compétence (sic) dit:
    « Le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, avec ses airs de jeune premier hésitant, est en train de se transformer en symbole de ce qui ne va pas dans cette administration...

    C'est l'art de ternir par la bande l'administration Obama. Une administration à ternir, je ne sais trop pourquoi.
    Il y en a tant d'autres à ternir! Prenons notre Harper, notre Charest ou si on veut rester dans l'internationale, le bon Sarkozy qui est contesté par des millions de Français et Françaises dans les rues. Ou ce Berlusconi qui gouverne SON Italie d'une main autoritaire et...

    L'outil du dénigrement subtil... ça ternit l'information!
    Information ou propagande de dénigrement?

    Sin tout simplement on nous parlait de la réalité en laissant tomber les « airs de jeune premier hésitant»!

    Cet éditorial est une attaque en règle contre Obama.
    Je cherche tout simplement à comprendre pourquoi?

    On ne nous parle pas de la réalité présente, ni des actes récents qui se résument à plusieurs bons coups et de rapides corrections d'erreurs qu'on peut qualifier de "normales".
    S'adresser directement à l'Iran est un geste majeur et loin d'être pipeul. On le rend «négligeable» et on parle «d'argent, d'argent».

    Quelle malhonnêteté intellectuelle de la part de notre éditorialiste!

    Pourquoi donc cette volonté de dénigrement:
    « à cette formidable machine électorale -- la plus dépensière de toute l'histoire des États-Unis -- provenait des milieux de la haute finance, qui ont généreusement alimenté «le bon cheval».»

    Est-ce que cette phrase amène de l'information?
    Rien du tout.
    On diminue Obama en parlant d'une formidable machine électorale, on diminue l'impact de ses discours en disant que la formidable machine à dépensé en masse pour le faire élire et on diminue l'impact du vote des pipeuls états-uniens en disant que c'est la finance qui a fait élire son «bon cheval».
    Ça frise la désinformation, une sorte de manipulation de la réalité, on oublie ces millions d'États-Uniens qui ont mis leur espoir dans cet Homme différent.

    On dit : « S'il est vrai qu'environ 40 % du trésor de guerre du candidat Obama a été le produit de petits cons, (Euh! de petits "dons") le reste -- 60 % -- provenait surtout de gros chèques de bonzes de Wall Street (et apparentés).
    Ah! Bon! On ne s'en doutait pas! On croyait que la politique surtout l'états-unienne était différente!!!

    «L'indignation et l'exaspération populaires » m'apparaissent fabriquées par les médias.
    Toute la population est bien consciente que personne n'est dieu et peut en un claquement de doigts régler les inconvénients de ladite crise.

    On espère que : « le crédit politique du président pourrait se consumer encore plus vite que son ascension fulgurante »

    Une telle affirmation gratuite et parlant d'un futur présumé ne sert qu'à ternir le lustre Obama. Rien d'autre ne peut sortir d'une telle affirmation possible, mais surtout farfelue.

    Je crois qu'il aurait été plus intéressant de s'attarder à Sarkozy qui lui ne livre vraiment pas la marchandise.
    Il aurait été plus informatif de bien décrire les primes des dirigeants AIG et de faire un parallèle avec les primes Nortel. Il aurait été trrrès intéressant de décrire la réaction de Obama et celle de Harper.

    M. Brousseau nous livre un papier qui donne l'impression de remplir un contrat de salissage de l'administration Obama. Une administration qui bouscule un peu trop. Obama risque de finir avec une balle dans le front qui va lui arriver de derrière et qui restera inexpliqué.


    Désolant cette chronique! Il y a pourtant tant de sujet actuel et chaud.
    Juste un portrait de la rencontre du G20 à Trinidad, des forces et des idées qui vont s'y rencontrer, le bloc de l'Amérique latine qui veut que Cuba cesse d'être un exclut du monde et qui vont dire haut et fort le mot. Un bloc qui va se tenir bien droit devant l'empire US. Le temps des dociles dictateurs est révolu. La population s'est votée des gouvernements la représentant.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 23 mars 2009 08h54
    Correction
    Correction:
    Dans mon élan je voulais parler du G20 de Londres le 2 avril et du sommet des Amériques qui suivra de peu à Trinidad.


    Vous auriez dû lire «... un portrait de la rencontre du G20 ainsi que celle de Trinidad (Sommet des Amériques, 17 et 18 avril 2009).

    Ma formule du G20 à Trinidad qui voulait signifier de l'Afrique à l'Amérique a bien mal remplit son rôle.

    Un portrait de ces deux rencontres ferait deux bonnes chroniques.
    Les forces en présence.
    Les enjeux.
    L'Afrique.
    Cuba...

    Les sujets autres que le dénigrement ne manquent pas.
    Il y a pourtant tant de sujets actuels et chauds!


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 23 mars 2009 09h55
    On n'est pas sortis du bois
    Il est vrai que François Brousseau a le pinceau plutôt noir pour nous dépeindre un Barak Obama lié pour 60% de son élection aux «bonzes de Wall Street», avec un secrétaire au trésor, ce «Timothy Geithner, avec ses airs de jeune premier hésitant» qui semblerait aider à noircir le tableau, si besoin était.

    Mais nous ? Mais l'Europe ? Mais l'Asie ? Sommes-nous sortis du bois ? Pas du tout ! Bientôt les «vieux» qui ont vécu 1929 se réjouiront de quitter cette Terre de Caïn ! Mais pour aller où, grands dieux, si l'on se fie aux attaques généralisées contre l'Église catholique ? Autrefois il y avait au moins la foi qui permettait de garder espoir. Aujourd'hui que voit-on apparaître dans la tourmente ? De la grogne dispersée, de l'inconscience généralisée, des dépenses futiles continuées... et une totale indifférence devant ces guerres maintenues ailleurs et même accentuées, devant ces génocides qui ne font même plus pleurer, devant ce culte de l'image qui joue les dérivatifs enviés, devant cet individualisme débridé où le sens premier de la vie semble se tenir tout près du nombril de chacun. Alors Obama, dans ce capharnaüm planétaire, devra être très fort s'il veut tirer son épingle du jeu. Il a opté pour sauver d'abord les plus puissants de la planète. Et ça ne marche même pas. Que fera-t-on de lui s'il ose mettre vraiment la hache dans ce système pourri ? Une bouchée !

  • Chryst
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 13h58
    Ce qui va ressortir ...
    Peu importe les allégations, il n'en demeure pas moins que de grands changements sont en train de s'opérer. Monsieur Brousseau se questionne comme tout être humain le ferait. Ce sont les changements durables laissés lors des crises qui sont importants.

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