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Oh! Mais c'est Obama!

Alec Castonguay   20 février 2009  États-Unis
Ce n’est pas sur la colline parlementaire qu’il fallait être hier pour voir Barack Obama, mais plutôt au marché Byward où le président américain a pris un bain de foule et fait quelques achats.
Photo : Agence Reuters
Ce n’est pas sur la colline parlementaire qu’il fallait être hier pour voir Barack Obama, mais plutôt au marché Byward où le président américain a pris un bain de foule et fait quelques achats.
La visite avait beau être rapide, la foule de curieux et d'admirateurs rassemblée sur la colline du parlement n'allait pas bouder son plaisir de voir le politicien le plus populaire de la planète débarquer à Ottawa. Histoire d'une journée pas comme les autres.

Ottawa — Le président Obama a pris l'habitude aux États-Unis de changer ses itinéraires à la dernière minute pour aller à la rencontre des citoyens, que ce soit dans la rue ou les restaurants. De quoi faire virer fous ses agents secrets et gardes du corps.

Sa visite au Canada n'a pas fait exception, alors que le président a fait un détour par le marché Byward en fin de journée, près de la colline parlementaire, où il a acheté en vitesse une queue de castor sous les yeux ébahis des passants.

La pâtisserie typiquement canadienne choisie par le président était celle qui porte son nom: «Obamatail». Elle est garnie de cannelle et de sucre, d'un «O» en crème fouettée, de sauce au chocolat et d'un peu de sirop d'érable. Elle a été mise en marché lors de son entrée en fonction, le 20 janvier dernier.

Obama a ensuite pénétré dans une boutique, le sourire large et saluant les employés d'un «hello!» bien audible. Il a acheté un foulard pour sa femme Michelle et, dans un autre commerce, quelques biscuits feuille d'érable sucrés pour ses filles. Il a tenté de payer avec un 20 $ canadien, mais la vendeuse a refusé, visiblement gênée devant la meute de journalistes et d'agents de sécurité. Il a ensuite pris le chemin de l'aéroport.

Une longue attente

Pour les admirateurs et curieux, la journée avait toutefois commencé beaucoup plus tôt. Vers 9h45, deux heures avant l'arrivée prévue de Barack Obama sur la colline parlementaire, une petite foule commençait déjà à se masser le long des clôtures métalliques qui tenaient les curieux à une bonne centaine de mètres du point de chute du président américain.

L'imposant système de sécurité n'a pas découragé environ 2000 personnes de se déplacer pour l'occasion. «Je suis là pour la sensation de participer à un événement historique», lance David May, 43 ans, qui a fait le voyage depuis Nanaimo, en Colombie-Britannique, pour voir Barack Obama en personne. «J'ai fait coïncider une partie de hockey entre les Sénateurs d'Ottawa et les Canucks de Vancouver, mon équipe favorite», ajoute-t-il pour justifier le prix de son billet d'avion.

David May était seul au milieu de la foule, sa pancarte «Welcome Obama» à la main. «C'est un dirigeant dynamique. Il n'est pas comme les politiciens qu'on a ici. C'est certainement le plus inspirant depuis Trudeau et Kennedy.»

Ils étaient plusieurs à venir de loin hier. Des autobus avaient notamment quitté Montréal et Toronto très tôt en matinée pour se rendre à Ottawa, et ce, même si le président n'avait pas prévu s'adresser à la foule.

Plusieurs admirateurs portaient à bout de bras des drapeaux des États-Unis pour saluer Obama, un phénomène inimaginable du temps pas si lointain de George W. Bush. L'atmosphère était à la fête sur la colline du parlement. Le manteau blanc qui a recouvert Ottawa au cours des derniers jours a permis aux enfants de faire des bonshommes de neige et de grimper sur les épaules de ces personnages difformes pour mieux observer la venue du président. Il faisait un confortable zéro degré Celsius, avec quelques flocons sous un ciel gris et opaque.

Zoreen, qui a déménagé de Vancouver à Ottawa il y a un an, avait pris une journée de congé avec son fils de cinq ans et demi. Bien emmitouflé dans sa poussette, le petit attendait patiemment l'heure H. «C'est quelque chose qui arrive une fois par génération!», dit-elle en regardant son fils. «Il va s'en rappeler, j'en suis sûre. Ça va être un beau souvenir de famille.»

La peau basanée par son origine indienne, Zoreen, mi-trentaine, estime que la seule présence d'un Noir à la Maison-Blanche valait le détour hier. «C'est cliché, mais je pense vraiment que c'est important d'avoir quelqu'un de couleur à la tête des États-Unis. Il représente l'espoir pour tellement de gens. En plus, il parle bien et il est beau!»

La «rock star» arrive

Le long convoi du président a fait son apparition vers 11h45, empruntant l'entrée est de la colline parlementaire. Deux hélicoptères escortaient la cinquantaine de véhicules en tout genre qui suivaient la limousine de Barack Obama. Outre les traditionnels VUS de sécurité, deux ambulances fermaient la marche du convoi. On ne sait jamais...

Partout sur les toits des édifices du parlement, les tireurs d'élite surveillaient la foule en bas qui s'agitait au passage du véhicule présidentiel. «Une vraie "rock star"!», s'est exclamé André, un fonctionnaire de Gatineau.

Barack Obama a d'ailleurs été accueilli au son de America the Beautiful, un chant patriotique américain qui a été joué au carillon de la Tour de la Paix.

À sa descente de voiture, Barack Obama a serré la main du premier ministre Stephen Harper, pour ensuite retourner sur ses pas afin de saluer la foule. En l'apercevant derrière la vitre pare-balles installée spécialement pour l'occasion au pied de la Tour de la Paix, les milliers d'admirateurs ont crié leur joie, certains avec un «Yes we can» bien senti.

Une dizaine de secondes plus tard, le sourire aux lèvres, les deux hommes se sont engouffrés dans l'édifice du centre du parlement, prêts pour leur rencontre.

À 15h35, le président est ressorti par la porte principale du parlement. Il a de nouveau salué la foule, encore nombreuse et heureuse de le revoir avant son départ. Le «I love Canada!» lancé par Barack Obama lors de la conférence de presse aura terminé leur journée en beauté.






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  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 20 février 2009 07h16
    Obama, le polticien préféré des Canadiens !
    « C'est vrai que, contrairement à la plupart des politiciens actuels, Barack Obama a du charisme, est un homme qui inspire confiance. Pas surprenant qu'il soit aussi très populaire même chez nous.

    D'ailleurs, on pu s'en rendre compte, hier, en voyant reportages télévisés nous le montrant en train de saluer la foule, lors de sa visite à Ottawa, mais aussi en lisant un sondage Léger & Léger réalisé pour le Sun, publication torontoise de Québécor.

    Selon ce sondage, s'il avaient le choix, les Canadiens aimeraient mieux, dans une proportion de 57 %, avoir Obama comme premier ministre. C'est beaucoup plus que n'importe quel chef de parti de la scène politique fédérale actuelle. De quoi rendre jaloux Harper et Ignatieff ! »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    vendredi 20 février 2009 08h16
    Vive Barack Hussein OBAMA ! (?)... !
    « Bon Jour Honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour cet Article sur l'Obamia sévissant dans le Région d'Ottawa et devant le l'Hôtel-du-Parlement du Canada.

    De ce Mot, et pendant que l'Obamia bat son plein, souhaitons à la 44ème Présidence américaine :

    - une Présidence responsable en matières de Partenariat Canado-USA, de Politiques Étrangère (Afghanistant, Russe, Chine... .), Économique ainsi que de la Paix Mondiale ;

    - une Présidence "éclairée", ou "consentante", en matières de Politiques Orientales "conséquentes-transparentes" (Proche / Moyen Orient) et d'Étude sur les "sources d'Origine" et leurs Effets collatéraux sur les Populations visées-étudiées à MANIPULER (?), (Études génétiques de "Cellules"-"Mères"/"Sources")et;

    - une Présidence "Sécuritaire" sur les Plans d'Accommodements raisonnables (Offre et Demande Judiciaires, Politiques, Religieuses, Socio-Culturelles... .) ainsi que de la Montée Mondiale de l'Islam Radicale ou Extrémiste !

    Vive Barack Hussein OBAMA ! (?)... Attendons voir ! 20 février 2009 - »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 20 février 2009 10h42
    Harper = 1, Médias = 0.
    « Barak Obama est une véritable inspiration continentale. À part la jeunesse et l'énergie stimulante qui se dégagent de cette flamboyante personnalité, cet homme transpire la paix et la bonne entente, la transparence et l'intelligence, la lucidité et la détermination, la rectitude et la droiture, le tout enrobé d'une simplicité et d'un naturel désarmants. Il incarne non seulement toute la dynamique du rajeunissement de l'administration publique et de la gestion politique, mais aussi et surtout, il donne de nouveaux paramètres à l'épuration du système politique occidental auquel système se sont collées et cimentées tant de corruptions, de pourritures et d'autres merdes crapuleuses de l'hommerie et des vacheries qui s'y accrochent et qui alimentent les poussahs et goujats du pouvoir suprême, ces clones guerroyeurs d'Adolphe (Hitler), de Saloth Sar (Pol Pot) et des autres aberrations et absurdités de l'univers terrestre.

    Mon premier étonnement est décidément relié, dès l'arrivée du Super Visiteur, à la présence exclusive de Michaël Jean, la Dame des Tapis Rouges d'une Angleterre si lointaine et si étrangère, à tant d'égards. Je veux bien admettre qu'un certain protocole (empoussiéré) ait voulu que «Madame Lafond», la NON ÉLUE «Chef de l'État canadien», médaillée de royale procuration et bardée des préciosités de imposition autoritariste britannique, reçoive le Chef des Etats-Unis d'Amérique ÉLU. Elle avait beau être d'une élégance remarquable, rayonnante, telle une splendeur de la création métissée, la NON ÉLUE occupe, par dérape historique, un rang qui éclipse le Premier Ministre ÉLU, si minoritaire soit-il. Sélectionnée par le Paul Martin du PLC des commandites les plus scandaleuses de notre historie, la très jolie et très articulée lectrice de nouvelles radio-canadienne, n'a jamais eu à fournir quelque preuve des compétences qui sont attachées au statut d'un tel rang et d'une telle autorité, alors qu'ELLE NE FUT JAMAIS ÉLUE PAR LE PEUPLE dont les réminiscences les plus archaïques lui permettent de se réclamer d'une telle CHEFFERIE, en 2009. Je trouve donc anarchique et tout à fait équivoque, en 2009, d'avoir à «subir», avec tous les respects qui m'obligent, ce genre d'exposition d'un passéisme royaliste qui n'est en lien avec aucune de nos réalités, aucune de nos spécificités, aucune de nos aspirations, aucune de nos fiertés nationales les plus légitimes. Par contre, il demeure que les deux «Chefs d'État» voisins, représentant les deux principales constituantes de l'Amérique du Nord que Sarkozy s'évertue à vouloir annexer à sa française et racoleuse Europa, ont aussi fait la UNE, en créant une PREMIÈRE HISTORIQUE, en raison du métissage que ces deux ÊTRES portent si fièrement et qui, d'ailleurs, leur va comme un gant.

    Mon deuxième étonnement est définitivement relié à la PRESTATION, à la CARRURE et au «BIEN PARAITRE» du PREMIER MINISTRE STEPHEN HARPER, depuis l'accueil du Président des USA jusqu'au point de presse, en fin d'après-midi. Nombre de scribes des fouillis médiatiques qui entachent habituellement de tells occasions dont ils cherchent à récupérer tous les crédits, s'étaient «évidemment» promis de faire un tas, avec leurs diktats, leurs irresponsables supputations et impunissables ressentiments à l'égard de l'actuelle autorité politique canadienne, multipliant leurs gratuites affirmations (projectives) au sujet de la froideur et de la distance qu'ils s'évertuent à coller à la peau du PM du Canada. Devant la ROCK STAR des USA, Monsieur Harper fut non seulement à la hauteur de la situation, mais il en fut confortablement au-dessus, faisant preuve d'un leadership certain, marqué d'assurance, tout au cours de cette «première» nord-américaine d'un tournent qui nourrit tous les espoirs. Devant la presse invitée, une presse qui, elle, semblait en recherche de paradeuse visibilité et de sujets qui supposent des compétences certaines qui semblaient leur échapper, en regard des sujets traités, Monsieur Stephen Harper s'est présenté comme un véritable Chef d'État, en pleine possession de ses dossiers et de ses moyens. Chaleureusement cordial, très articulé et remarquablement bilingue, il s'est montré tel qu'il est, c'est-à-dire tout le contraire de l'homme que les médias des divas et des divinos indisciplinés et crâneurs, frustrés d'avoir été remis à leur place, s'évertuent à faire si mal paraître. J'ai eu l'impression, à ce chapitre, que Monsieur Stephen Harper aurait net avantage à frayer plus souvent avec des hommes et des femmes de calibre et des véritables leaders, du type Obama et de bien d'autres. Ce qui suppose que Monsieur Harper tirerait grand avantage à créer certaines distances avec, entre autres, les sécessionnistes bloquistes de Duceppe et les accros suppôts de Jack Layton qui, malgré toute tentative de coalition ou de coagulation, ne seront jamais au pouvoir, ce pourquoi ils ne s'investissent que dans l'ordonnance systémique de leur négationnisme et de l'intégrisme révisionniste de leurs «corans politico religionnaires» ainsi que dans leurs éternels «flux sur le bacul» et perpétuels ruages dans les brancards de leurs harnachements et contentions niaisement apolitiques et béatement rétrogrades.

    En somme, l'opacité et les grisailles climatiques qui assombrissaient Ottawa, le jeudi 19 février 2009, semblaient avoir été convoquées par les médias et auteurs des scribouillages journalistiques qui couvrent les pamphlets ciblant et criblant les Affaires de l'État canadien. Là aussi, les médias ont semblé rencontré leur gros Waterloo, alors que certains d'entre eux, confrontés au SUCCÈS DU JOUR et macro frustrés par le «CANADIAN FORCE ONE», se sont rabattus à bras raccourcis autant sur Monsieur Obama que sur Monsieur Harper.

    Bref, HARPER = 1 et les «POUSSEUX DE CRAYONS» (anglos et francos confondus) = 0.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    vendredi 20 février 2009 11h55
    Un peu de fraîcheur!
    « La prochaine fois que je vais à Ottawa, je mange au moins une queue de castor! Je n'ai jamai osé, même si j'ai souvent vu des jeunes et des moins jeunes s'en raffoler. C'est un peu la poutine du dessert, surtout bien fourré de Nutella ou de quelque chose qui y ressemble. Enfin l'industrie de la queue de castor est bien relancée, grâce à Obama. On peut pas être contre le commerce par les temps qui courent! De fait, je me demande quel dessert Barack a préféré: l'officiel du dîner au Parlement ou le populiste bien gras et sucré du marché By. Voilà tout un travail pour les historiens. En conclusion, personne ne peut nier qu'Obama apporte un peu de fraîcheur dans un paysage politique qui en a bien besoin. C'est pas la fin du monde, mais... »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 20 février 2009 15h11
    Les messies
    « Les Québécois, ainsi que les Anglos, aiment les messies. Obama est venu faire ombrage à celui que tant d'individus s'étaient efforcés de voir comme un messie. Harper vient de dégringoler de quelques marches dans l'escalier de leur estime.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

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