Oh! Mais c'est Obama!
Le président des États-Unis surprend la foule (et ses agents secrets) en s'arrêtant au marché Byward pour acheter quelques souvenirs
Photo : Agence Reuters
Ce n’est pas sur la colline parlementaire qu’il fallait être hier pour voir Barack Obama, mais plutôt au marché Byward où le président américain a pris un bain de foule et fait quelques achats.
La visite avait beau être rapide, la foule de curieux et d'admirateurs rassemblée sur la colline du parlement n'allait pas bouder son plaisir de voir le politicien le plus populaire de la planète débarquer à Ottawa. Histoire d'une journée pas comme les autres.
Ottawa — Le président Obama a pris l'habitude aux États-Unis de changer ses itinéraires à la dernière minute pour aller à la rencontre des citoyens, que ce soit dans la rue ou les restaurants. De quoi faire virer fous ses agents secrets et gardes du corps.
Sa visite au Canada n'a pas fait exception, alors que le président a fait un détour par le marché Byward en fin de journée, près de la colline parlementaire, où il a acheté en vitesse une queue de castor sous les yeux ébahis des passants.
La pâtisserie typiquement canadienne choisie par le président était celle qui porte son nom: «Obamatail». Elle est garnie de cannelle et de sucre, d'un «O» en crème fouettée, de sauce au chocolat et d'un peu de sirop d'érable. Elle a été mise en marché lors de son entrée en fonction, le 20 janvier dernier.
Obama a ensuite pénétré dans une boutique, le sourire large et saluant les employés d'un «hello!» bien audible. Il a acheté un foulard pour sa femme Michelle et, dans un autre commerce, quelques biscuits feuille d'érable sucrés pour ses filles. Il a tenté de payer avec un 20 $ canadien, mais la vendeuse a refusé, visiblement gênée devant la meute de journalistes et d'agents de sécurité. Il a ensuite pris le chemin de l'aéroport.
Une longue attente
Pour les admirateurs et curieux, la journée avait toutefois commencé beaucoup plus tôt. Vers 9h45, deux heures avant l'arrivée prévue de Barack Obama sur la colline parlementaire, une petite foule commençait déjà à se masser le long des clôtures métalliques qui tenaient les curieux à une bonne centaine de mètres du point de chute du président américain.
L'imposant système de sécurité n'a pas découragé environ 2000 personnes de se déplacer pour l'occasion. «Je suis là pour la sensation de participer à un événement historique», lance David May, 43 ans, qui a fait le voyage depuis Nanaimo, en Colombie-Britannique, pour voir Barack Obama en personne. «J'ai fait coïncider une partie de hockey entre les Sénateurs d'Ottawa et les Canucks de Vancouver, mon équipe favorite», ajoute-t-il pour justifier le prix de son billet d'avion.
David May était seul au milieu de la foule, sa pancarte «Welcome Obama» à la main. «C'est un dirigeant dynamique. Il n'est pas comme les politiciens qu'on a ici. C'est certainement le plus inspirant depuis Trudeau et Kennedy.»
Ils étaient plusieurs à venir de loin hier. Des autobus avaient notamment quitté Montréal et Toronto très tôt en matinée pour se rendre à Ottawa, et ce, même si le président n'avait pas prévu s'adresser à la foule.
Plusieurs admirateurs portaient à bout de bras des drapeaux des États-Unis pour saluer Obama, un phénomène inimaginable du temps pas si lointain de George W. Bush. L'atmosphère était à la fête sur la colline du parlement. Le manteau blanc qui a recouvert Ottawa au cours des derniers jours a permis aux enfants de faire des bonshommes de neige et de grimper sur les épaules de ces personnages difformes pour mieux observer la venue du président. Il faisait un confortable zéro degré Celsius, avec quelques flocons sous un ciel gris et opaque.
Zoreen, qui a déménagé de Vancouver à Ottawa il y a un an, avait pris une journée de congé avec son fils de cinq ans et demi. Bien emmitouflé dans sa poussette, le petit attendait patiemment l'heure H. «C'est quelque chose qui arrive une fois par génération!», dit-elle en regardant son fils. «Il va s'en rappeler, j'en suis sûre. Ça va être un beau souvenir de famille.»
La peau basanée par son origine indienne, Zoreen, mi-trentaine, estime que la seule présence d'un Noir à la Maison-Blanche valait le détour hier. «C'est cliché, mais je pense vraiment que c'est important d'avoir quelqu'un de couleur à la tête des États-Unis. Il représente l'espoir pour tellement de gens. En plus, il parle bien et il est beau!»
La «rock star» arrive
Le long convoi du président a fait son apparition vers 11h45, empruntant l'entrée est de la colline parlementaire. Deux hélicoptères escortaient la cinquantaine de véhicules en tout genre qui suivaient la limousine de Barack Obama. Outre les traditionnels VUS de sécurité, deux ambulances fermaient la marche du convoi. On ne sait jamais...
Partout sur les toits des édifices du parlement, les tireurs d'élite surveillaient la foule en bas qui s'agitait au passage du véhicule présidentiel. «Une vraie "rock star"!», s'est exclamé André, un fonctionnaire de Gatineau.
Barack Obama a d'ailleurs été accueilli au son de America the Beautiful, un chant patriotique américain qui a été joué au carillon de la Tour de la Paix.
À sa descente de voiture, Barack Obama a serré la main du premier ministre Stephen Harper, pour ensuite retourner sur ses pas afin de saluer la foule. En l'apercevant derrière la vitre pare-balles installée spécialement pour l'occasion au pied de la Tour de la Paix, les milliers d'admirateurs ont crié leur joie, certains avec un «Yes we can» bien senti.
Une dizaine de secondes plus tard, le sourire aux lèvres, les deux hommes se sont engouffrés dans l'édifice du centre du parlement, prêts pour leur rencontre.
À 15h35, le président est ressorti par la porte principale du parlement. Il a de nouveau salué la foule, encore nombreuse et heureuse de le revoir avant son départ. Le «I love Canada!» lancé par Barack Obama lors de la conférence de presse aura terminé leur journée en beauté.
Ottawa — Le président Obama a pris l'habitude aux États-Unis de changer ses itinéraires à la dernière minute pour aller à la rencontre des citoyens, que ce soit dans la rue ou les restaurants. De quoi faire virer fous ses agents secrets et gardes du corps.
Sa visite au Canada n'a pas fait exception, alors que le président a fait un détour par le marché Byward en fin de journée, près de la colline parlementaire, où il a acheté en vitesse une queue de castor sous les yeux ébahis des passants.
La pâtisserie typiquement canadienne choisie par le président était celle qui porte son nom: «Obamatail». Elle est garnie de cannelle et de sucre, d'un «O» en crème fouettée, de sauce au chocolat et d'un peu de sirop d'érable. Elle a été mise en marché lors de son entrée en fonction, le 20 janvier dernier.
Obama a ensuite pénétré dans une boutique, le sourire large et saluant les employés d'un «hello!» bien audible. Il a acheté un foulard pour sa femme Michelle et, dans un autre commerce, quelques biscuits feuille d'érable sucrés pour ses filles. Il a tenté de payer avec un 20 $ canadien, mais la vendeuse a refusé, visiblement gênée devant la meute de journalistes et d'agents de sécurité. Il a ensuite pris le chemin de l'aéroport.
Une longue attente
Pour les admirateurs et curieux, la journée avait toutefois commencé beaucoup plus tôt. Vers 9h45, deux heures avant l'arrivée prévue de Barack Obama sur la colline parlementaire, une petite foule commençait déjà à se masser le long des clôtures métalliques qui tenaient les curieux à une bonne centaine de mètres du point de chute du président américain.
L'imposant système de sécurité n'a pas découragé environ 2000 personnes de se déplacer pour l'occasion. «Je suis là pour la sensation de participer à un événement historique», lance David May, 43 ans, qui a fait le voyage depuis Nanaimo, en Colombie-Britannique, pour voir Barack Obama en personne. «J'ai fait coïncider une partie de hockey entre les Sénateurs d'Ottawa et les Canucks de Vancouver, mon équipe favorite», ajoute-t-il pour justifier le prix de son billet d'avion.
David May était seul au milieu de la foule, sa pancarte «Welcome Obama» à la main. «C'est un dirigeant dynamique. Il n'est pas comme les politiciens qu'on a ici. C'est certainement le plus inspirant depuis Trudeau et Kennedy.»
Ils étaient plusieurs à venir de loin hier. Des autobus avaient notamment quitté Montréal et Toronto très tôt en matinée pour se rendre à Ottawa, et ce, même si le président n'avait pas prévu s'adresser à la foule.
Plusieurs admirateurs portaient à bout de bras des drapeaux des États-Unis pour saluer Obama, un phénomène inimaginable du temps pas si lointain de George W. Bush. L'atmosphère était à la fête sur la colline du parlement. Le manteau blanc qui a recouvert Ottawa au cours des derniers jours a permis aux enfants de faire des bonshommes de neige et de grimper sur les épaules de ces personnages difformes pour mieux observer la venue du président. Il faisait un confortable zéro degré Celsius, avec quelques flocons sous un ciel gris et opaque.
Zoreen, qui a déménagé de Vancouver à Ottawa il y a un an, avait pris une journée de congé avec son fils de cinq ans et demi. Bien emmitouflé dans sa poussette, le petit attendait patiemment l'heure H. «C'est quelque chose qui arrive une fois par génération!», dit-elle en regardant son fils. «Il va s'en rappeler, j'en suis sûre. Ça va être un beau souvenir de famille.»
La peau basanée par son origine indienne, Zoreen, mi-trentaine, estime que la seule présence d'un Noir à la Maison-Blanche valait le détour hier. «C'est cliché, mais je pense vraiment que c'est important d'avoir quelqu'un de couleur à la tête des États-Unis. Il représente l'espoir pour tellement de gens. En plus, il parle bien et il est beau!»
La «rock star» arrive
Le long convoi du président a fait son apparition vers 11h45, empruntant l'entrée est de la colline parlementaire. Deux hélicoptères escortaient la cinquantaine de véhicules en tout genre qui suivaient la limousine de Barack Obama. Outre les traditionnels VUS de sécurité, deux ambulances fermaient la marche du convoi. On ne sait jamais...
Partout sur les toits des édifices du parlement, les tireurs d'élite surveillaient la foule en bas qui s'agitait au passage du véhicule présidentiel. «Une vraie "rock star"!», s'est exclamé André, un fonctionnaire de Gatineau.
Barack Obama a d'ailleurs été accueilli au son de America the Beautiful, un chant patriotique américain qui a été joué au carillon de la Tour de la Paix.
À sa descente de voiture, Barack Obama a serré la main du premier ministre Stephen Harper, pour ensuite retourner sur ses pas afin de saluer la foule. En l'apercevant derrière la vitre pare-balles installée spécialement pour l'occasion au pied de la Tour de la Paix, les milliers d'admirateurs ont crié leur joie, certains avec un «Yes we can» bien senti.
Une dizaine de secondes plus tard, le sourire aux lèvres, les deux hommes se sont engouffrés dans l'édifice du centre du parlement, prêts pour leur rencontre.
À 15h35, le président est ressorti par la porte principale du parlement. Il a de nouveau salué la foule, encore nombreuse et heureuse de le revoir avant son départ. Le «I love Canada!» lancé par Barack Obama lors de la conférence de presse aura terminé leur journée en beauté.
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