Canada-États-Unis - Un nouveau départ
Avant tout, il faut retenir de la visite au Canada effectuée hier par Barack Obama sa valeur symbolique. Ce n'est pas en six heures que pouvaient être réglés quelques contentieux. Il s'agissait plutôt, de la part du président américain, de manifester sa volonté d'engager sur une base nouvelle sa relation avec son voisin du nord.
Le climat de la rencontre entre le président et le premier ministre Stephen Harper a été positif. Les deux hommes se sont trouvé des points communs même si, au plan idéologique, ils sont aux antipodes. Tous deux sont des «réformistes», mais pas de même nature. En bons politiciens, ils savent toutefois que la réalité, économique et politique, les oblige à rechercher ce qui les rapproche plutôt que ce qui les éloigne.
La relation qu'entretiendront Stephen Harper et Barack Obama sera dominée par le pragmatisme. Ils voudront régler des problèmes, ce qu'ils ne pouvaient faire hier, ne serait-ce que parce que ce dernier est encore à installer sa présidence. Pour cette première étape, ils ont échangé sur les orientations et les priorités du «dialogue» qu'ils entretiendront.
Ce mot, dialogue, prononcé à quelques reprises par les deux hommes, vient donner une couleur différente, du moins sur le plan des intentions, à la relation qu'auront désormais les deux pays. Le Canada n'a souvent eu d'autre option que de subir l'effet des politiques américaines, comme par exemple le renforcement des mesures de sécurité à la frontière au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, qui ont considérablement affecté les échanges commerciaux.
Washington, sous George W. Bush, n'a jamais voulu entendre les récriminations canadiennes à ce sujet. Hier, Barack Obama, sans sacrifier la sécurité, se montrait ouvert à consacrer une partie des budgets d'infrastructures à désengorger la circulation aux postes-frontières névralgiques. Certes, le contexte actuel lui impose de considérer ce problème sous l'angle de la sécurité économique et de la création d'emplois, mais on dénote une sensibilité aux préoccupations canadiennes qui est heureuse.
Cette attitude nouvelle tient en partie au fait que les États-Unis de Barack Obama ont besoin du Canada. La récession dans laquelle ils sont plongés leur fait comprendre l'importance des échanges avec le Canada, qui est leur principal fournisseur en pétrole et en gaz. Pour assurer leur sécurité énergétique, ils ont besoin de leur voisin du nord qui, lui, par ailleurs, ne peut guère vendre à d'autres clients un pétrole qui, tiré de sables bitumineux, a le défaut d'être sale. Le mot est de Barack Obama, qui semblait ne pas en vouloir. Un compromis a été mis au point. Un «dialogue sur les énergies propres» amènera les deux pays à investir dans la recherche de méthodes de captage du carbone émis lors du traitement des sables bitumineux. Trouveront-ils? Cela n'est pas certain, mais tout au moins un obstacle politique est levé, au soulagement d'Ottawa.
Ce compromis sur l'énergie propre témoigne d'une volonté d'avancer. Sur bien d'autres sujets, on préfère par contre ne pas engager pour le moment de véritable dialogue. C'est le cas du dossier des changements climatiques, où les positions sont nettement distanciées. Si l'on retient l'idée d'une approche commune, le problème est d'en arrêter une. Le président est favorable à une réduction nette des gaz à effet de serre au niveau de 1990 en limitant les émissions de carbone, alors que le premier ministre veut réduire l'intensité des émissions, ce qui est loin d'avoir le même résultat. Si Barack Obama arrive à imposer son point de vue au Congrès ces prochains mois, il y a peu de doute que le gouvernement canadien devra se plier à sa vision. D'ailleurs, nombre de Canadiens se réjouiraient, une fois n'est pas coutume, que prévale le point de vue de Washington.
Le climat de la rencontre entre le président et le premier ministre Stephen Harper a été positif. Les deux hommes se sont trouvé des points communs même si, au plan idéologique, ils sont aux antipodes. Tous deux sont des «réformistes», mais pas de même nature. En bons politiciens, ils savent toutefois que la réalité, économique et politique, les oblige à rechercher ce qui les rapproche plutôt que ce qui les éloigne.
La relation qu'entretiendront Stephen Harper et Barack Obama sera dominée par le pragmatisme. Ils voudront régler des problèmes, ce qu'ils ne pouvaient faire hier, ne serait-ce que parce que ce dernier est encore à installer sa présidence. Pour cette première étape, ils ont échangé sur les orientations et les priorités du «dialogue» qu'ils entretiendront.
Ce mot, dialogue, prononcé à quelques reprises par les deux hommes, vient donner une couleur différente, du moins sur le plan des intentions, à la relation qu'auront désormais les deux pays. Le Canada n'a souvent eu d'autre option que de subir l'effet des politiques américaines, comme par exemple le renforcement des mesures de sécurité à la frontière au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, qui ont considérablement affecté les échanges commerciaux.
Washington, sous George W. Bush, n'a jamais voulu entendre les récriminations canadiennes à ce sujet. Hier, Barack Obama, sans sacrifier la sécurité, se montrait ouvert à consacrer une partie des budgets d'infrastructures à désengorger la circulation aux postes-frontières névralgiques. Certes, le contexte actuel lui impose de considérer ce problème sous l'angle de la sécurité économique et de la création d'emplois, mais on dénote une sensibilité aux préoccupations canadiennes qui est heureuse.
Cette attitude nouvelle tient en partie au fait que les États-Unis de Barack Obama ont besoin du Canada. La récession dans laquelle ils sont plongés leur fait comprendre l'importance des échanges avec le Canada, qui est leur principal fournisseur en pétrole et en gaz. Pour assurer leur sécurité énergétique, ils ont besoin de leur voisin du nord qui, lui, par ailleurs, ne peut guère vendre à d'autres clients un pétrole qui, tiré de sables bitumineux, a le défaut d'être sale. Le mot est de Barack Obama, qui semblait ne pas en vouloir. Un compromis a été mis au point. Un «dialogue sur les énergies propres» amènera les deux pays à investir dans la recherche de méthodes de captage du carbone émis lors du traitement des sables bitumineux. Trouveront-ils? Cela n'est pas certain, mais tout au moins un obstacle politique est levé, au soulagement d'Ottawa.
Ce compromis sur l'énergie propre témoigne d'une volonté d'avancer. Sur bien d'autres sujets, on préfère par contre ne pas engager pour le moment de véritable dialogue. C'est le cas du dossier des changements climatiques, où les positions sont nettement distanciées. Si l'on retient l'idée d'une approche commune, le problème est d'en arrêter une. Le président est favorable à une réduction nette des gaz à effet de serre au niveau de 1990 en limitant les émissions de carbone, alors que le premier ministre veut réduire l'intensité des émissions, ce qui est loin d'avoir le même résultat. Si Barack Obama arrive à imposer son point de vue au Congrès ces prochains mois, il y a peu de doute que le gouvernement canadien devra se plier à sa vision. D'ailleurs, nombre de Canadiens se réjouiraient, une fois n'est pas coutume, que prévale le point de vue de Washington.
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