samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 13h48
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Canada-États-Unis - Un nouveau départ

Bernard Descôteaux   20 février 2009  États-Unis
Avant tout, il faut retenir de la visite au Canada effectuée hier par Barack Obama sa valeur symbolique. Ce n'est pas en six heures que pouvaient être réglés quelques contentieux. Il s'agissait plutôt, de la part du président américain, de manifester sa volonté d'engager sur une base nouvelle sa relation avec son voisin du nord.

Le climat de la rencontre entre le président et le premier ministre Stephen Harper a été positif. Les deux hommes se sont trouvé des points communs même si, au plan idéologique, ils sont aux antipodes. Tous deux sont des «réformistes», mais pas de même nature. En bons politiciens, ils savent toutefois que la réalité, économique et politique, les oblige à rechercher ce qui les rapproche plutôt que ce qui les éloigne.

La relation qu'entretiendront Stephen Harper et Barack Obama sera dominée par le pragmatisme. Ils voudront régler des problèmes, ce qu'ils ne pouvaient faire hier, ne serait-ce que parce que ce dernier est encore à installer sa présidence. Pour cette première étape, ils ont échangé sur les orientations et les priorités du «dialogue» qu'ils entretiendront.

Ce mot, dialogue, prononcé à quelques reprises par les deux hommes, vient donner une couleur différente, du moins sur le plan des intentions, à la relation qu'auront désormais les deux pays. Le Canada n'a souvent eu d'autre option que de subir l'effet des politiques américaines, comme par exemple le renforcement des mesures de sécurité à la frontière au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, qui ont considérablement affecté les échanges commerciaux.

Washington, sous George W. Bush, n'a jamais voulu entendre les récriminations canadiennes à ce sujet. Hier, Barack Obama, sans sacrifier la sécurité, se montrait ouvert à consacrer une partie des budgets d'infrastructures à désengorger la circulation aux postes-frontières névralgiques. Certes, le contexte actuel lui impose de considérer ce problème sous l'angle de la sécurité économique et de la création d'emplois, mais on dénote une sensibilité aux préoccupations canadiennes qui est heureuse.

Cette attitude nouvelle tient en partie au fait que les États-Unis de Barack Obama ont besoin du Canada. La récession dans laquelle ils sont plongés leur fait comprendre l'importance des échanges avec le Canada, qui est leur principal fournisseur en pétrole et en gaz. Pour assurer leur sécurité énergétique, ils ont besoin de leur voisin du nord qui, lui, par ailleurs, ne peut guère vendre à d'autres clients un pétrole qui, tiré de sables bitumineux, a le défaut d'être sale. Le mot est de Barack Obama, qui semblait ne pas en vouloir. Un compromis a été mis au point. Un «dialogue sur les énergies propres» amènera les deux pays à investir dans la recherche de méthodes de captage du carbone émis lors du traitement des sables bitumineux. Trouveront-ils? Cela n'est pas certain, mais tout au moins un obstacle politique est levé, au soulagement d'Ottawa.

Ce compromis sur l'énergie propre témoigne d'une volonté d'avancer. Sur bien d'autres sujets, on préfère par contre ne pas engager pour le moment de véritable dialogue. C'est le cas du dossier des changements climatiques, où les positions sont nettement distanciées. Si l'on retient l'idée d'une approche commune, le problème est d'en arrêter une. Le président est favorable à une réduction nette des gaz à effet de serre au niveau de 1990 en limitant les émissions de carbone, alors que le premier ministre veut réduire l'intensité des émissions, ce qui est loin d'avoir le même résultat. Si Barack Obama arrive à imposer son point de vue au Congrès ces prochains mois, il y a peu de doute que le gouvernement canadien devra se plier à sa vision. D'ailleurs, nombre de Canadiens se réjouiraient, une fois n'est pas coutume, que prévale le point de vue de Washington.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Marcel (Fafouin) Blais - Inscrit
    20 février 2009 06 h 30
    Vives les Nouveaux Départs ! (?)
    Bon Jour Honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour ce Mot sur la Rencontre entre Obama et Harper; une belle Rencontre d'Amitiés "solides" et de Solidarités "éventuelles" entre le Canada et les USA: un Nouveau Départ ! (?)

    De cette Honorable Rencontre, on-dirait que Tout-le-Monde est Content de se voir et de se parler de Sujets de Relance de Coopération Énergétique "Propre" et des Relais socio-économiques frontaliers (levée ou assouplissement sécuritaire de "contraintes" inutiles, plus-grande accessibilité)!

    De cette rencontre, a-t-on abordé des Sujets d'Intérêts, ou d'Origine, Québécois (Intérêts exprimés par plusieurs, dont, entre autres, Ceux du Premier Ministre) ?

    A-t-on, du même souffle, abordé quelques Aspects Difficiles de Politique Étrangère (Crise économique mondiale, Conflits Mondiaux actuels, Montée de l'Islam Radicale, Moyen et Proche-Orient... .), susceptibles d'Assumer, par INTÉRËTS ou par DIPLOMATIES, le Canada et les USA ?

    Vives les Nouveaux Départs ! (?) - 20 février 2009 -
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jacques noel - Inscrit
    20 février 2009 06 h 41
    Les Canadiens, cocus du libre-échange
    Depuis 20 ans, on en finit plus de nous dire à quel point le libre-échange est la 7e merveille du monde pour l'économie canadienne. A les entendre, notre richesse dépendrait essentiellement de cette entente. La preuve? On exporte pour 360 milliards par année aux Américains (un milliard par jour) et on importe pour 280. L'énorme surplus commercial de 80 milliards compense pour le déficit qu'on a avec le reste du monde.

    Ce qu'on on ne nous a jamais dit et qu'a révélé Gérald Fillion cette semaine c'est que ça ne créait que 3 millions de jobs au Canada contre 7 millions aux USA. Oui, oui, sur 10 emplois créés par le libre-échange canada-usa, trois sont au Canada, mais sept aux États.

    Fillion n'a pas expliqué pourquoi (le scoop était trop gros...). Mais on soupçonne que c'est dû aux ressources. Lorsque le prix est haut comme l'an passé, l'argent coule à flot au Canada, mais combien d'emplois sont créés une fois que le pipeline est construit? Et où va le fric? Dans les poches des cies, étrangères bien souvent. A l'inverse les Américains nous vendent de la techonologie, des ordinateurs, des équipements, des médicaments, des fruits et légumes. Tout ça nécessite beaucoup de main-d'oeuvre.

    Bref, depuis 20 ans on nous ment sur les mérites du Libre-échange. Merci M. Fillion. Et bolo à tous les autres journalistes économiques...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ella-Claire Pinette - Inscrite
    20 février 2009 07 h 16
    Un pas vers l'avant
    Enfin de la communication malgrès les differences. Il restera a voir jusqu'à quel point les hauts dirigants sont prêt à trouver des terrains d'ententes.

    Plusieurs sujets devront etre aborder dans le futur. La rencontre demontre une volonté de travailler ensemble vers des solutions acceptable par tous sans perdant. Car nos voisins du sud sont aussi important dans notre economie que nous pour eux.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    20 février 2009 08 h 54
    Des physionomies parlantes
    Les physionomies de Harper et d'Obama parlaient d'elles-mêmes. Ces deux hommes n'ont aucun atome crochu. Harper avait l'air du petit garçon qui boude parce qu'on l'a grondé et Obama du grand frère qui s'efforce d'être patient et courtois. Je plains surtout Harper, le très WASP Harper. Ça n'a pas dû être facile pour lui de passer quelque six heures en compagnie d'un nègre, fut-il président des États-Unis.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    20 février 2009 09 h 00
    Fleur bleue
    J'ai lu l'édito de Bernard Descôteaux. Plus fleur bleue que ça, tu meurs.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • - Abonné
    20 février 2009 09 h 28
    Où ça, un nouveau départ!?!
    Harper a complètement manqué le bateau, intentionnellement et tristement. Ses idéologies ont primées comme toujours.

    Il a osé dire à plusieurs reprises que les objectifs de contrôle des GES basés sur les intensités avec année de référence 2006 était la même chose que les réductions absolues d'émissions recherchées par Obama avec année de référence 1990. WOW!!!!

    Il a répété que le Canada n'atteindrait pas l'objectif de 2% du PIB Canadien comme effort de stimulation de l'économie après s'être mis d'accord lui-même en personne avec les autres pays industrialisés. WOW!!!!

    Enfin, l'entente sur les objectifs communs de recherche et développement concernant les l'extraction et la ségrégation du CO2 ne change rien puisque le dernier budget avait déjà alloué un part majeure des dépenses de recherche, ce qui avait été décrié parce qu'il y avait une répartition injuste des argents. Aucun nouveau montant n'a été annoncé pour appuyer les efforts des Américains. WOW!!!!

    C'est incroyable, Harper a vraiment agi ainsi, devant la population Canadienne, sans gêne, sans sourciller, rien??? La journée a certainement dû être longue pour lui, tant de fausseté, de faux sourires et de faux 'salut-de-la-main'. Je retiens les nombreux épithètes qu'il mériterait.

    C'est aussi une insulte à nos voisins les USA et à leur plus grand représentant, le président OBAMA. Quel être FAUX ce premier minustre!!!!

    Harper s'est déshonoré lui-même et a déshonoré la population Canadienne.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Paul Gosselin - Inscrit
    20 février 2009 11 h 35
    En tout cas...
    En ce qui concerne le Canada, comme étant le premier, le plus important de tous les pays fournisseurs de pétrole des USA, vous êtes en plein milieu de la plaque!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Gervais - Abonné
    20 février 2009 11 h 41
    Un nouveau départ, certes, mais à condition que le Congrès soit d'accord !
    Pas de doute, la visite de Barack Obama marque un changement majeur dans les relations entre le Canada et les États-Unis. Le nouveau président américain est un politicien beaucoup plus ouvert aux autres pays que Bush et prêt à faire des compromis.

    Cependant, M. Obama aura beau promettre bien des choses, il lui faudra, avant de pouvoir agir, obtenir, comme le veut la Constitution américaine, l'aval du Sénat et de la Chambre des représentants. Et ça, ce n'est pas toujours gagné d'avance, même quand le président et une majorité des membres du Congrès sont du même parti politique |
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    20 février 2009 14 h 14
    Le Devoir ne devrait pas accepter des textes comme ceux de Roland Berger
    Ces textes ne contribuent en rien à une discussion intelligente. Il n'apportent rien à la réflexion. Ils insultent et ils font perdre leur temps à ceux qui les lisent.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Serge Charbonneau - Abonné
    20 février 2009 20 h 38
    Le Devoir ne devrait pas accepter des textes comme ceux de Georges Paquet
    Ces textes ne contribuent en rien à une discussion intelligente. Il n'apportent rien à la réflexion. Ils insultent et ils font perdre leur temps à ceux qui les lisent.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    21 février 2009 18 h 31
    Comme perroquet, on ne fait pas mieux que Serge Charbonneau.
    Comme perroquet,on ne fait pas mieux que Serge
    Charbonneau. Après celà on tire la chaîne.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Serge Charbonneau - Abonné
    22 février 2009 06 h 24
    Je suis contre la censure
    Je suis contre toute forme de censure.

    J'ai repris vos propres mots, mon cher Monsieur Paquet, pour bien vous faire comprendre que vous ne valez guère mieux que celui que vous fustigez.

    Et je vous donne raison pour ce qui est du perroquet.
    Quand je m'y mets, vous ne pouvez trouver mieux.

    Effectivement, comme perroquet on ne fait pas mieux.

    Allez, Monsieur Paquet, dites-nous quelque chose d'intelligent et laissez les gens s'exprimer.


    Serge Charbonneau
    Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
12 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Chroniques
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012