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Le cauchemar n'est pas fini

John R. MacArthur   2 février 2009  États-Unis
Avant de considérer la prétendue nouvelle ère promise par Barack Obama dans son discours d'investiture, il faut en finir avec le bilan de George Bush, qui risque d'être balayé dans la vague de soulagement universel qui a suivi son départ très attendu de Washington par hélicoptère.
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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 2 février 2009 08h19
    Faire sentir ou informer ?
    « Finalement M. MacArthur qui dit vouloir nous parler de la sombre période de Bush, n'en fait rien.

    Il ne fait que nous dénigrer, une fois de plus, ce président qui semble trop coloré à ses yeux.

    Selon lui, Obama ne change pas le cap de la politique de bon vieux Bush.

    Obama n'en fait pas assez et il pourrait faire plus et mieux.
    Bah! On peut toujours faire plus et mieux... qui que ce soit... même Obama, mais, Obama en a quand même fait un peu, n'est-ce pas qu'il en a fait un peu?
    Bien peu, peut-être, mais tout de même, Monsieur MacArthur, soyez un brin sérieux.

    Vous espérez un magicien?
    Vous espérez un messie?

    Voyons... un peu de sérieux M. MacArthur.

    Si vous vouliez vraiment parler de l'héritage de Monsieur Bush, pourquoi ne pas avoir fait un vrai travail journalistique et nous présenter les nombreux décrets de minuit (midnight regulations) signés par M. W. Bush en décembre dernier.

    http://www.lefigaro.fr/elections-americaines-2008/2008/12/27/01017-20081227ARTFIG00210-bush-se-cherche-une-image-pour-l-histoire-.php

    Ces décrets sont le réel combustible à votre sujet.
    Les énumérer et nous décrire leurs effets aurait été très informatif.
    On pourrait alors comprendre un peu mieux pourquoi Obama ne fait pas plus et ne fait pas mieux.

    Mais il semble que pour vous, l'information est bien secondaire. Votre objectif premier est de jeter le doute sur la crédibilité de ce nouveau président.

    J'aimerais que tous ceux qui vous lisent nous disent leur sentiment à la fin de votre texte.

    Comme tous les articles servant à aiguiller l'opinion, on ressent plus que l'on en apprend.
    Votre objectif n'est pas de nous renseigner, mais de nous faire sentir que ce Obama est un bel enjôleur qui n'est pas mieux que son prédécesseur (qui n'était pas si pire dans le fond ! (sic)).


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Michel Samson
    Abonné
    lundi 2 février 2009 08h44
    Le plus curieux...
    « ...dans toute cette prose anti-Bush soudaine et prolifique n'est pas sa virulence et sa qualité mais bien qu'elle arrive au moins cinq ans trop tard. Les exactions que les Bushies ont perpétrées non seulement à l'égard de leur propre pays mais de la planète ont commencé dans les mois qui ont précédé 9/11 et se sont accentuées sans arrêt jusqu'à la défaite rassurante de McCain/Palin.

    Ou étaient ces journalistes, scribes, journaux, revues, médias pendant que se perpétraient ces exactions ? Maintenant il est devenu de bon ton de critiquer la période Bush et la matière est plus qu'abondante. Il aurait fallu le faire avant, bien avant. Et comment comprendre que tous ces Bushies ne soient pas traduits devant les tribunaux pour tous les crimes qu'ils ont commis supposément au nom de la raison d'État, en fait la leur ?

    M. MacArthur peut bien critiquer le discours d'inauguration du nouveau Président Obama, comme l'ont fait beaucoup de grattes-papiers; il aurait été largement préférable qu'ils critiquent son horrible prédécesseur bien avant aujourd'hui. »

  • Jocelyne Boileau
    Abonné
    lundi 2 février 2009 09h31
    Douce innocence...
    « Pour ceux qui ne le savent pas encore, c'est Obama qui est au pouvoir : il est trop tard pour rentrer dans les détails des crimes de Bush mais pas trop tôt pour débuter notre approche critique envers Obama. A moins que votre optimisme aveugle vous rende incapable de le faire. Votre désespoir est-il si grand que vous voulez idolâtrer Obama à tout prix? Que vous le vouliez ou non, Obama n'est pas le messie : il a déjà commencé à faire des erreurs et il continuera d'en faire. Nous n'avons qu'à espérer qu'il en fasse moins que son prédécesseur. Amen. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 2 février 2009 12h03
    Monsieur Samson, vous êtes dans l'erreur.
    « MacArthur a critiqué Bush énormément, il a écrit un livre sur les mensonges médiatiques qui ont menés à la guerre en Irak.

    Il a même participé au 911 truth movement.

    Tenez, voici un article sur lui tiré du 911 truth movement à propos de son dernier livre :"une caste américaine"

    Article paru sur Backchich.info le juillet 2008

    Dans « Une caste américaine, les élections aux Etats-Unis expliquées aux Français » (Les Arènes), John R. MacArthur, directeur du « Harper's magazine », dépèce méthodiquement le cadavre de la démocratie américaine. L'auteur du livre explique en quoi la démocratie états-unienne est une illusion, soigneusement entretenue par les médias.

    Pour ceux qui en douteraient encore, aux États-Unis, illustre patrie des libertés, la souveraineté populaire sombre doucement dans les eaux troubles du néolibéralisme et de la grande consommation. Tel est le message qu'adresse MacArthur au lecteur effaré par la longue revue de détails d'une démocratie en perdition. Tout passe sous le scalpel de l'écrivain-journaliste averti : l'impasse concertée du duel démocrate-républicain, les tricheries électorales, l'argent puissant des lobbyistes, les amours vénales entre politiques et grands industriels, l'hyperconsommation, et la mollesse servile des médias. Un peu plus, et l'on penserait que la Birmanie c'est presque mieux, puisque elle, au moins, ne fait pas semblant.



    Une Caste américaine
    © Editions Les Arènes

    L'auteur montre, de l'intérieur, comment la démocratie américaine fonctionne, ou plutôt comment elle ne fonctionne pas. Dans le chapitre « Démocratie du consommateur » (p.173) est développé un point très inquiétant. L'auteur analyse la concentration et la docilité du secteur de la presse, laquelle, de mèche avec la publicité, participe au doux sommeil de la population.

    Des médias complices d'une sous-démocratie

    Comme les enseignes de grands magasins, les groupes médiatiques tendent à se concentrer. Un tiers des propriétaires de presse contrôlent quatre titres sur cinq. Pour MacArthur, « le journalisme américain est donc l'objet d'une uniformisation abrutissante qui porte préjudice à l'exercice de la citoyenneté » (p.184), et l'auteur de rappeler le formidable effort des médias : du New York Times, du Washington Post, ou encore de Fox News T.V, pour relayer les mensonges de la maison Bush sur la menace nucléaire irakienne, en mars 2003. Ou encore l'affaire du programme d'écoutes téléphoniques après les événements du 11 Septembre, où Bush, jouant les Big Brother, demanda de façon tout à fait illégale aux trois plus grandes compagnies téléphoniques américaines de fournir à la NSA (National Security Agency) les informations concernant les appels téléphoniques internationaux réalisés par chacun de leurs 200 millions de clients. Établi sans mandat de la Cour Suprême et sans supervision du Congrès, ce programme violait donc le code fédéral et surtout les garanties de libertés civiles de la Constitution. Bizarrerie, pendant plus d'un an, le New York Times refusa de publier les révélations du journaliste James Risen sur ce programme.
    Ainsi, selon John R. MacArthur, à chaque nouvelle action politique, la grande majorité des médias américains soutient la Maison Blanche avec un entêtement et un aveuglement extraordinaires. Caractère quasi-systématique qui relève, à n'en pas douter, bien plus d'une attitude de renard avisé que d'une nature hybride de mule et mouton. Sur cette attitude, les propos du directeur du Chicago Tribune, James Warren en disent long : « Je ne suis pas le rédacteur en chef d'un journal ; je suis le patron d'une entreprise de contenu » [1]. Tout est dit.


    http://www.reopen911.info/News/2008/07/08/

    Il est un virulent critique de la guerre, et Obama semble être un va en guerre, il a en effet autorisé l'écoute électronique de TOUS les américains, il y a des rapaces(faucons) dans son administration et il ne veut pas parler au Hamas et a pris position pour une Jerusalem indivisible juive, ce qui lui enlève toute crédibilité pour négocier la paix entre la Palestine. Il s'est peinturé dans le coin plus que Bush à ce sujet.

    Il est évident que certains ont été ensorcelés par Obama. »

  • Michel Samson
    Abonné
    lundi 2 février 2009 17h03
    @ M. Pageau...
    « Vous ne m'avez pas bien lu : je mets moins en cause M. MacArthur que cette soudaine tendance chez les journalistes de vouloir, de la part d'Obama, des envolées historiques au moment même où il hérite de l'un des plus graves moments de l'histoire récente.

    Je ne doute pas non plus des antécédents de M. MacArthur tel que vous les décrivez, mais la presse américaine dans son ensemble, à quelques exceptions près dont M. MacArthur faisait probablement partie, s'est grossièrement alignée derrière les Bushies dans un à-plat-ventrisme étonnant pendant trop d'années.

    Qu'on laisse au moins à Obama le bénéfice des cent premiers jours de présidence avant de juger, et encore...

    Et finalement, merci de votre intérêt à corriger mes erreurs. Cela est rassurant. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 2 février 2009 22h11
    @ monsieur Samson
    « Ça fait plaisir monsieur Samson, mais je dois quand même vous dire que vous vous trompez

    dès 2002, avant la guerre en Irak, Mac Arthur remettait en doute les mensonges de Bush sur les liens entre Al Qaida et Saddam, la preuve, un article qu'il a écrit dans le Globe and Mail en 2002 :

    Published on Monday, October 28, 2002 by the Toronto Globe & Mail
    Sounds Fishy, Mr. President
    To Drum Up Rage Against Iraq, Bush Senior and Junior Have Been Known to Tell Tall Tales
    by John R. MacArthur


    As the United Nations Security Council considers the brief against Iraq prepared by George W. Bush, its undecided permanent members should ask themselves a basic question: How much of what the President says is actually true? The French, Russian and Chinese ambassadors would do well to recall that the Bush presidents, father and son, have a poor record of truth-telling when it comes to war and the UN -- that they often cheat when they can't win an argument on its merits.

    Twelve years ago, to sell the first war against Iraq, Bush I and his ambassador to the United Nations, Thomas Pickering, sponsored an audio-visual presentation at the Security Council that purported to prove egregious human-rights abuses by Saddam Hussein's legions in Iraqi-occupied Kuwait. The most spectacular charge was that Iraqi soldiers had pulled babies from incubators in Kuwaiti hospitals, and stolen the incubators. The story was false, but wasn't completely refuted until well after the war in the Persian Gulf had run its 100-hour course."

    http://www.commondreams.org/views02/1028-09.htm

    Cet homme est d'une intégrité et d'une crédibilité qasiment à toutes épreuves, je dis qasiement seulement parce que personne est toujours intègre et parfois, on peut répèter des fausses informations qu'on a reçu, mais dans son cas, c'est rare, du moins je ne suis au courant d'aucune.

    D'ailleurs, il a participé à un livre sur le Black Out des médias américains sur les mensonges de Bush, ce livre est de Kristina Borjesson, un autre livre de madame Borjesson vaut la peine d'être lu, ce livre s'appelle Black List. MacArthur a participé à l'écriture du livre media control, ça aussi c'est à lire, voici un extrait d'entrevue avec Borjesson et MacArthur, en français, qui plus est.

    "Kristina Borjesson et John MacArthur : «Les médias ont participé à la propagande»
    Créé le 26.06.06 à 23h44 | Mis à jour le 28.06.06 à 18h55




    Interview de Kristina Borjesson et John MacArthur, journalistes américains. Respectivement auteur de Media Control et directeur de Harper's Magazine
    .

    Votre livre, sous forme d'entretiens avec des journalistes réputés, montre le fonctionnement de l'administration Bush, très opaque, et celui de la presse aux Etats-Unis, fustigée pour sa médiocrité. Quel était votre objectif premier ?

    K. B. Dévoiler comment l'administration Bush nous a menti pour vendre sa guerre en Irak et pourquoi les journalistes n'ont pas fait leur boulot.

    Pourquoi ne l'ont-ils pas fait ?

    K. B. A cause des pressions pour contrôler l'information, et de l'autocensure.

    J. M. Les médias ont participé à la campagne de propagande. Certains, comme Judith Miller, du New York Times, sont même allés plus loin. Elle a relayé une prétendue « fuite » du gouvernement, qui lui avait assuré qu'un rapport de l'AIEA affirmait que l'Irak était sur le point d'avoir la bombe atomique. Cela a semé la panique, alors que ce rapport n'existait pas.

    Pourquoi la presse n'a-t-elle pas vérifié ?

    J. M. Parce que Washington, c'est Versailles. C'est une presse courtisane, tout le monde veut plaire au roi et continuer à être invité. Si on critique la Maison Blanche, c'est le bannissement.

    K. B. Il y a aussi un problème de sources. La presse américaine souffre de la maladie du reportage effectué via les sources officielles. Or, plus le sujet est sensible, plus les autorités vont vous mentir. Les vraies infos viennent du bas.

    J. M. Il ne faut pas sous-estimer non plus l'efficacité de la propagande du gouvernement.

    K. B. Exactement. Après le 11-Septembre, l'administration a martelé : « Ce qu'ont fait les terroristes est terrible, il faut qu'on soit solidaires. Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous », créant une atmosphère de peur. Ils ont non seulement endormi le peuple, mais l'ont aussi rendu hostile envers la presse quand elle osait poser des questions dérangeantes. Les journalistes étaient coincés.

    J. M. Même Bob Woodward, icône du journalisme d'investigation qui a révélé l'affaire du Watergate, s'est rangé du côté du pouvoir en concluant un marché avec l'ex-secrétaire d'Etat Colin Powell. Ce dernier avait fait de fausses déclarations en 2003 à l'ONU, sur le programme nucléaire de Saddam Hussein, pour justifier l'invasion irakienne. Et voilà que Woodward le blanchit dans un livre après la guerre...

    Comment envisagez-vous l'avenir pour la presse américaine ?

    J. M. Je suis très pessimiste, car l'autocensure continue, bien qu'on sache que l'administration a menti.

    K. B. Il y a une évolution positive. Et les choses vont tellement empirer que le peuple réclamera que la presse fasse son travail.

    Recueilli par Faustine Vincent
    "

    http://www.20minutes.fr/article/94435/Monde-Kristina-Borjesson-et-John-MacArthur-Les-medias-ont-participe-a-la-propagande.php


    Il n'a pas participé au concert des critiqueux de Bush à la fin de son mandat, il l'a fait dès le début de son mandat. »

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