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Obama s’active tous azimuts

Le Proche-Orient, Guantanamo, l’économie, le lobbyisme et l’Irak au menu du Jour un

Le Devoir   25 septembre 2009 06h18  États-Unis
Le président Obama et son vice-président, Joe Biden, ont rencontré hier le personnel de la Maison-Blanche.
Photo : Agence France-Presse
Le président Obama et son vice-président, Joe Biden, ont rencontré hier le personnel de la Maison-Blanche.
À peine installé dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, Barack Obama s’est adonné hier à un activisme tous azimuts, s’attaquant notamment aux dossiers chauds du Proche-Orient et de la prison de Guantanamo, où tous les procès ont été suspendus pour quatre mois.

Au lendemain d’un discours d’investiture annonçant une rupture avec les années Bush, le nouveau président a téléphoné à plusieurs chefs d’État ou de gouvernement du Proche-Orient, quelques jours après la fin (provisoire?) de la crise de Gaza, au cours de laquelle il avait laissé son prédécesseur parler au nom de la superpuissance dont il prend les rênes.

Il s’est également entretenu avec ses principaux conseillers économiques et militaires pour faire le point sur deux dossiers qui devraient accaparer les énergies de la nouvelle équipe dirigeante: le désengagement en Irak, promis en campagne électorale, et la pire crise économique depuis les années 30.

Pendant ce temps, le Congrès des États-Unis approuvait la nomination de Hillary Clinton au poste de secrétaire d’État, c’est-à-dire de ministre des Affaires étrangères, mais continuait de débattre pour savoir si Timothy Geithner, le candidat pressenti par Barack Obama pour le Trésor, est apte à assumer ses nouvelles fonctions.

Le nouveau président américain a téléphoné hier au président égyptien Hosni Moubarak, au premier ministre israélien Éhoud Olmert, au roi Abdallah II de Jordanie et au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abas. «Il a profité de cette occasion, lors de sa première journée de travail, pour exprimer son engagement à oeuvrer activement à la paix israélo-arabe dès le début de son mandat, et son espoir qu’ils poursuivront leur coopération» avec les États-Unis, a précisé le nouveau porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs.

En outre, selon une source proche du nouveau gouvernement, le président a proposé au sénateur à la retraite George Mitchell de devenir émissaire pour le Proche-Orient. M. Mitchell, 75 ans, renouerait avec un dossier dont il s’était occupé sous la présidence de Bill Clinton, après avoir été le chef de la majorité au Sénat, de 1989 à 1995. L’ancien sénateur s’est attelé à d’autres dossiers difficiles sur le plan diplomatique, présidant notamment les pourparlers de paix en Irlande du Nord.

Selon le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, M. Obama «a affirmé qu’il déploierait tous les efforts nécessaires pour parvenir le plus rapidement possible» à la paix, et que «son administration allait travailler avec le président Abbas pour bâtir les institutions palestiniennes».

«Nous ne nous attendions pas à un appel aussi rapide du président», a déclaré à l’Agence France-Presse un autre proche collaborateur de M. Abbas, Yasser Abed Rabbo.

De son côté, le bureau du premier ministre israélien a indiqué dans un communiqué qu’Éhoud Olmert avait rendu compte à M. Obama de la situation à Gaza et «déclaré qu’il espérait que les mesures prises par Israël, l’Égypte, les États-Unis et l’Europe pour prévenir la contrebande d’armes seraient couronnées de succès».

M. Obama exposera son plan pour juguler la crise financière dans les toutes prochaines semaines, a déclaré hier au Sénat le secrétaire au Trésor désigné Timothy Geithner, qui s’est également excusé d’avoir omis de payer une partie de ses impôts pendant plusieurs années.

«Ce que fera le président, c’est de se présenter devant le Congrès, dans les semaines qui viennent, espérons-le, et d’exposer pour le peuple américain un plan global destiné à stabiliser le coeur de notre système financier de façon à ce que les banques, primordiales pour notre économie, puissent apporter le crédit nécessaire au redémarrage de la reprise», a dit Geithner.

Ce dernier s’exprimait devant la commission des finances du Sénat, à l’occasion d’une audition pour sa confirmation à la tête du Trésor. Cette Commission doit prendre sa décision aujourd’hui.

Par ailleurs, à la demande de Barack Obama, les procureurs des commissions militaires siégant à la base américaine de Guantanamo ont demandé et obtenu des juges concernés la suspension pour 120 jours des procédures intentées contre certains prisonniers, dont le jeune Canadien Omar Khadr et un groupe de cinq suspects accusés d’avoir trempé dans la préparation des attentats du 11-Septembre.

Selon un projet de décret obtenu hier par l’Union des libertés civiles américaines (ACLU) et circulant dans les médias, le président prévoit de fermer la célèbre prison d’ici un an.

«C’est la fin des procédures militaires», s’est réjoui un des avocats de Khadr, William Kuebler, lui-même lieutenant commandant dans la marine. M. Kuebler a de nouveau demandé au gouvernement canadien de rapatrier son ressortissant, comme l’ont déjà fait la plupart des pays occidentaux et l’Australie.

«Le président Obama n’a pas voulu commencer sa présidence alors que se poursuit le spectacle de ces procédures injustes et chaotiques, a observé Joanne Mariner, directrice du programme Terrorisme et antiterrorisme de l’organisme de défense des droits de la personne Human Rights Watch. Ce délai devrait donner à la nouvelle administration assez de temps pour rejeter les procédures sans valeur et transférer les autres devant une Cour fédérale.»

Hier, le Pentagone a annoncé qu’il s’attendait, «dans les prochains jours», à recevoir de la Maison-Blanche «des instructions supplémentaires pour un réexamen plus complet» des procédures en cours à Guantanamo.

Le Sénat américain a confirmé hier la nomination d’Hillary Clinton au poste de secrétaire d’État, malgré les craintes réitérées de certains élus républicains au sujet de possibles conflits d’intérêts du fait des activités de la fondation de son époux, l’ex-président Bill Clinton.

Les élus se sont prononcés par 94 voix contre deux en faveur de l’ex-First Lady, qui succède à Condoleezza Rice.

Le Sénat a approuvé hier sept autre choix ministériels faits par le nouveau président.

Promettant une nouvelle ère «de transparence», Barack Obama a annoncé hier qu’il gelait les salaires de certains de ses conseillers et qu’il interdirait à ceux-ci de devenir lobbyistes pour des entreprises faisant affaires avec l’État après avoir quitté leurs fonctions.
***
D’après l’Agence France-Presse, Reuters et Associated Press
 
 
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  • Dominic Pageau - Abonné
    22 janvier 2009 03 h 27
    Obama, l'ensorceleur.
    C'est fou, les médias ne parlent que de lui. De nombreuses personnes, de partout dans le monde le voit comme un messie.

    Pourtant, il fut un défenseur de Milton Friedman et des Chicago's boys, les disciples du libre marché.

    Il parle de transparence et d'interdiction envers les lobbyistes. Pourtant, son administration est pleine de lobbyiste, des sionistes, des financiers de Wall Street et de Chicago, des va t-en guerre. Il est d'ailleurs pour le transfert des boys américains, de l'Irak vers l'Afghanistan. Pour regler le conflit en Palestine, il n'a pas joint le Hamas, qui est le gouvernement élu de Palestine.... Il va engraisser ses amis de la finance, sans bien certainement, remettre en question leur domination sur la finance, c'est la Fed via ses banques à charte privées qui mène. Et la Federal Reserve n'a de Federal que le nom et n'a de reserve que le nom, il n'y a plus de reserve d'or, depuis Nixon, il n'y plus de référence à l'or.

    Obama, qui a beaucoup de charisme et qui est supporté par une machine de relation publique ayant des antennes dans le monde n'est pas à mon avis le messie que certains attendent, ni même l'incarnation du changement ou de l'homme nouveau, concept à mon avis fort dangereux. Il n'est qu'un accolyte du Council on Foreigns Relations.
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  • Marcel (Fafouin) Blais - Inscrit
    22 janvier 2009 06 h 20
    Tous Azimuts donc !
    Bon "J" our honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour ce Mot sur les "préliminaires" du 44ème Président des USA: Proche-Orient... Irak... Économie... Nominations !

    De ces "préli", tous-azimuts!, il est à espérer que la Présidence obamienne s'active aussi-sur des Dossiers qui, délicats, touchent aux Domaines de la "Désinformation" et de la "Manipulation de l'Information" notamment au Chapitre de la Diplomatie et Sécurité Internationales, et même Nationales, Intérieures; Domaines angulaires sensibles d'Autorité et de Crédibilité, de Guerre ou de Paix !

    Tous Azimuts donc ! - 22 janvier 2009 -
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  • jacques noel - Inscrit
    22 janvier 2009 07 h 02
    Déjà un scandale!
    Première journée de travail pour le sauveur et déjà un gros scandale sous les bras
    Timothy Geithner, chargé de système capitaliste, a juste oublié de payer ses impots. Un tout petit oubli.
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  • Brun Bernard - Inscrit
    22 janvier 2009 09 h 40
    Faux M. Noel...
    ...Timothy Geithner ne fait pas scandale ni ici ni dans la presse américaine ni internationale. Une simple vue de l'esprit ou alors une simple lecture de presse et autres organes a la solde des tendances fascisto-raciste. Une étude vient de sortir concernant le lobby juif et ce n'est pas ce que l'on dit habituellement. Les préjugés meurent parfois. désolé pour vous.
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  • Konstantin Kozlov - Inscrit
    22 janvier 2009 12 h 59
    Le messie est arrivé
    Le messie est arrivé. Où il va prendre d’argent pour tous ces dépenses ? Qui va payer pour ça?

    Il ne faut pas oublier que Hitler a aussi été élu démocratiquement et les Allemands ont adoré lui et ses politiques socialistes.
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  • Christian Tallon - Inscrit
    22 janvier 2009 19 h 59
    Obama, Sarkozy and what else ???
    On remarque que les "démocratie" ne donnent plus de choix réel aux électeurs, que la presse n'informe plus et que le lavage de cerveau des électeurs est devenu permanent, que les élections sont truquées, que les parlements deviennent des coquilles vides, que les libertés publiques sont bafouées, que la présomption d'innocence en voie d'extinction. Heureusement quelques journaux comme le Devoir résistent encore mais pour combien de temps ? L'internet n'est pas (encore) muselé et on peut encore se faire une opinion.

    Obama est une marionnette photogénique. Qui est derrière ? Le "Fraser Institute" ?. Quelle politique ? La guerre mondiale ? Avec quel argent : celui des citoyens floués et consentants ?

    La conséquence ? La paupérisation d'une grande partie de la classe moyenne. Le désespoir, l'engagement dans l'armée des jeunes, la guerre : Géorgie, Pakistan, Pologne, Ukraine (?), Irak, Afganistan, Iran (??), Soudan (?). On pourra discuter de l'augmentation de quelques % des impôts quand une grande partie des ressources sera consommée par des guerres inutiles. L'OTAN n'est pas une alliance défensive mais offensive et provocatrice. Qu'on laisse les Afghans tranquilles. Qu'on ne réarme pas la Géorgie et qu'on ne prenne pas les russes pour des idiots en leur disant qu'on met des missiles à leur fontière contre l'Iran. Le camp de concentration a été inventé par les anglais, la bombe atomique par les américains, Guantanamo sera fermé parce qu'on en a plus besoin et qu'on arrête de prendre les gens pour des imbéciles. Partout où les occidentaux passent, il y a des guerres : on donne la Palestine aux Juifs et aux arabes en même temps, une partie de l'Afghanistan au Pakistan, on divise la Syrie en deux en aggrandissant le Liban, on soutient le Shah d'Iran avant d'armer l'Irak contre puis une fois utilisé on détruit l'Irak. Il y a une pulsion mortifère occidentale qui est contagieuse. Ceux qui se font des illusions sur Obama vont les perdre très vite.

    Ceux qui ont voté pour Sarkozy voient le résultat très vite. L'Etat de Droit est devenu en deux ans une caricature.

    Et que fait le Canada qui devrait affirmer avec force certains principes alors qu'il collabore avec l'ignominie ? Imagine-ton la Suisse vendre du Zykon B ou des mines antipersonnelles ? Que font les Canadiens en Afganistan ? Que signifie "finir le job" en langage occidental ? Et si Obama préparait la 3ème (et dernière guerre mondiale ?) Quels sont ses rapports avec Brezinski ?

    Les videos ci-dessous sont du 29 octobre 2008. Aujourd'hui, le Pakistan est la cible de l"OTAN" (Traite de l'ATLANTIQUE nord). Est-ce que quelqu'un sait où s'arrête l'Atlantique ???

    http://www.youtube.com/watch?v=MouUJNG8f2k
    http://www.youtube.com/watch?v=e-KJCMW

    Il semblerait que Obama et Brezinski aient des contacts plus proches qu'il veuille l'avouer en public. Si c'était vrai, alors le couple Obama/Brzezinski pèserait de tout son poids pour régler la question israélo-palestinienne (les Etats-Unis n'opposeraient plus de véto au conseil de sécurité). En échange, les autocraties arabes seraient priées de museler les masses arabes, de mettre les russes dehors, (où mettre la flotte), les chinois seraient chassés d'Afrique et, probablement, le Vénézuéla puni quand le prétexte se présenterait.

    Les espoirs soulevés par Obama seraient vite envolés car on oublie un détail : la guerre ou le sur-armement coûtent cher et cet argent manque aux programmes sociaux. Les Etas-Unis sont en banqueroute de fait. Des pauvres qui n'ont rien à perdre sont une aubaine pour des pays qui veulent enroler des soldats. Si la vision impériale Brzezinskienne prévalait, il faudrait trouver soit des idiots utiles comme les français, polonais, géorgiens (forces de la "coalition contre la terreur") pour aller se faire tuer (je porte atteinte à l'honneur de l'armée française mais pas à la constitution qui stipule que "La République française (...)n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple."), soit créer des pauvres aux Etats-Unis pour qu'ils signent leur engagement. Et dans tous les cas, les milliards engloutis dans les guerres n'iront pas améliorer le sort de l'américain moyen. C'est un problème canadien aussi.

    Compte tenu de l'imprévisibilité du fou qui gouverne la France, mais qui semble se resaisir quand les choses vont mal (maigre consolation), seule l'Allemagne, le Brésil, le Japon peuvent bloquer la politique étrangère d'Obama. D'où l'urgence de les faire rentrer au conseil de sécurité. Quand le premier missile atomique sera sorti de son silo, ce sera trop tard. Il ne sera même plus question de parler de réchauffement climatique ou du sexe des anges.
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  • Dominic Pageau - Abonné
    23 janvier 2009 00 h 03
    Vous avez raison monsieur, Bernard, c'est pire ce que l'on dit
    C'est d'ailleurs ce qu'a démontré l'étude de deux universitaires américains.

    en 2006 Coverage of the debate over the recent paper by professors Stephen Walt of Harvard and John Mearsheimer of the University of Chicago that examines the influence of Israel and its supporters in Washington over US foreign policy has been, mostly, absent from US media. But the paper generated vigorous debate in the British and international media and on the Internet. Since the working paper's release, there have been several more attacks on it, but also more support for the professors' position on the need to look hard at the US-Israel relationship.


    http://www.csmonitor.com/2006/0406/dailyUpdate.htm

    Et ce n'est pas Obama qui va changer
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  • Brahim Benyoucef - Inscrit
    25 janvier 2009 23 h 31
    L'élection du président Obama: espoir, défis et attentes
    Par Dr. Brahim Benyoucef

    Événement historique
    L'élection de M. Obama 44ème Président à la tête des USA, la première puissance mondiale marque en effet un tournant important dans l'Histoire humaine. De prime abord, il vient marquer l'échec de l'idéologie raciste qui très longtemps a dupé le monde en prônant l'inégalité des Humains, alors qu'ils naissent libres.
    La planète toute entière s'est appropriée l'événement, qui très vite a dépassé le cadre proprement américain, pour prendre à juste titre et valeur, une dimension universelle. Partout dans le monde, les peuples de tous les continents ont applaudi et ont manifesté une joie inégalée. Ils reprennent espoir qu'un changement est possible et qu'un monde meilleur est possible. Avant même de prendre place M. Obama a été et à juste titre chargé de la lourde responsabilité de répondre à cette aspiration et attente si noble, à laquelle aspirent tous les peuples du monde et surtout les opprimés, celle d'un changement pour le mieux, après une décennie de malheurs, de guerres, de violence, de conflits, de pauvreté et de crises économiques, sociales et humaines qui ont failli provoquer le déclin de la première puissance du monde l'USA. Toutefois, plusieurs questions se posent :

    Dans quelle mesure peut-il relever le défi?
    D'un point de vue politique, le débat qui s'amorce est le suivant : Est-il capable de réaliser ses engagements et de relever tous les défis qui s'imposent à lui, d'intérêts et les lobby de tous genres ne sont pas prêts à sacrifier leurs intérêts?. Il est plus objectif de penser que le changement est possible, grâce à la conjugaison de tous les efforts, lorsque le contexte s'y prête et la conscience de changement s'installe. Est-ce que pour ce cas ci, le contexte s'y prête?
    En dehors de toute spéculation ou surenchère politique, on peut affirmer d'un point de vue sociologique que l'effet que génère l'élection de M. Obama est d'une importance capitale. L'événement vient redonner espoir à tout chacun et surtout les opprimés de cette terre, qu'un changement est possible; et que grâce à la volonté et au travail, il est possible de relever les défis, d'atteindre ses objectifs et de changer le cours des choses, malgré la résistance du système. Cet espoir est sensé impulser dans tout chacun une énergie pour aller de l'avant, en vue de relever les défis qui s'imposent, de dépasser le cours des choses et changer sa situation pour le mieux.
    Toutes les indications confirment que l'élection de M. Obama est un signe de grand changement. Il incarne par son profil l'espoir et le changement. Il est le premier noir élu à la tête de la plus grande puissance du monde, dans un contexte où la ségrégation raciale prend un sens particulier. Dans ce contexte précis, ce geste constitue un tournant dans l'Histoire de l'Homme, qui témoigne de la volonté du peuple américain et des peuples du monde et de leur aspiration au changement. C'est la première fois où les élections propres à un pays ont été appropriées par toute l'Humanité et à travers toute la planète. Tout le monde s'approprie ce geste; car il vient répondre à une forte soif et aspiration au changement, en faveur de la justice, de l'équité et de l'égalité dans un monde qui se vidait de plus en plus de ses valeurs et vertus; surtout depuis plus d'une décennie; marquée par le pouvoir Bush et de ses alliés, profitable aux marchands de guerres et aux pétrolières; où des foyers de feu et de guerres ont été intensément allumés; des peuples séquestrés, massacrés et plongés au quotidien, dans le deuil; des politiques injustes de deux poids et deux mesures; des vies humaines violées et massacrées et des dignités bafouées, au quotidien; des économies fragilisées par la manipulation et la spéculation des artistes de la fraude, ces faux dignitaires de la bourse et du marché, sans coeur, ni foi ni loi.

    Dans quelle mesure peut-il contourner la résistance farouche attendue des groupes d'intérêts et de pressions, à leur tête les vendeurs de la mort et les charronnes pétrolières; l'un vit de l'extension des foyers de feu et de guerres et; l'autre vit de la domination et l'occupation, en vue de contrôler les ressources énergétiques mondiales?
    Deux raisons permettent de répondre positivement à la question. La première concerne M. Obama; qui grâce à sa fermeté et sa volonté de mener le combat de changement; et grâce à la légitimité qu'il puise dans le soutien que lui manifestent non seulement le peuple américain, mais aussi tous les peuples de la planète, en soif d'un réel changement; et grâce aux défis qui s'imposent à lui, dans un contexte de détresse humaine, sociale économique et politique. Par ailleurs le système est conscient qu'il est arrivé à son terme et il se trouve dans une impasse sans issue. Un contexte marqué par les crises économique et financière, les guerres, une humanité en détresse, des peuples en colère, des crises intenses et un proche déclin qui s'annonce. Le système doit profiter de l'occasion pour respirer et éviter de sombrer dans l'échec et le déclin attendus, en profitant de la chance historique qui s'offre à lui, en la personne de M. Obama porteur d'espoir apte à atténuer les effets des dégâts causés et réparer les préjudices causés, sur tous les plans.
    Cette situation est profitable pour M. Obama afin de pouvoir réaliser ses projets, avec le minimum de confort souhaité. Toutefois, il faut rester réaliste et admettre que M. Obama ne peut franchir, dans ses changements une certaine limite; il doit inscrire ses projets dans une limite raisonnable et acceptable, pour ne pas irriter les forces en place et se heurter à l'obstacle de leur résistance.
    Donc, oui le contexte s'y prête, toutefois le président tout seul ne peut agir, sans la conjugaison des autres efforts, notamment de tous les citoyens, chacun à son niveau. Il peut, en effet compter sur ce soutien, d'autant plus qu'il incarne l'espoir et redonne goût aux gens de croire au changement et de croire aux fruits de l'effort; et cela peut générer une dynamique de changement dont chaque citoyen est responsable et, c'est là le plus important.

    Son discours témoigne de son engagement ferme, dans la voie de changement en faveur du développement et de la paix.

    J'ai apprécié dans son discours, son approche qui annonce un changement radical, qui est celui de construire la paix par la paix et de tourner le dos à l'idéologie guerrière de son prédécesseur, qui prône paradoxalement la voie de la guerre pour construire la paix. J'ai apprécié fortement son engagement dans la voie de la réhabilitation des valeurs d'égalité, de justice et d'équité et surtout la voie du dialogue, rompant définitivement avec la voie du choc de civilisations, menée par son prédécesseur.

    En écoutant les nouvelles, au lendemain de son installation, j'avais une seule envie c'est d'être devant lui pour le saluer, pour sa noblesse, sa fidélité aux valeurs et pour son engagement appuyé d'actes, dans la voie du changement
    Au premier jour de son installation, il vient de poser trois gestes importants et significatifs, dans la voie de la réhabilitation du droit et de la justice qui ont été, surtout durant la dernière décennie profondément bafoués.
    Il vient de poser les premiers gestes forts de significations qui prouvent sa détermination à installer un climat de paix et de dialogue et réhabiliter le droit et la justice. Par ces gestes, il vient confirmer sa détermination à renverser la logique de la guerre, en faveur de la paix.
    Il vient de rompre avec l'idéologie guerrière qui prône construire la paix en faisant la guerre. Il renoue avec la philosophie et la morale de la paix qui prônent la construction de la paix par la paix.

    Et la suite de l'oeuvre?
    Le grand espoir est de voir M. Obama continuer le processus engagé et compléter avec succès l'oeuvre entamée par d'autres gestes, afin de renverser définitivement l'idéologie guerrière, de choc et de conflit; et installer et promouvoir la culture de paix, du dialogue et du développement. La tâche n'est pas facile mais noble et possible. D'autres chantiers aussi importants et urgents attendent M. Le Président Obama, agir pour la paix et le développement dans le monde notamment et entre autres, agir pour la levée du blocus imposé à la population civile palestinienne de Gaza, qui souffre non seulement des raids que l'armée israélienne mène contre elle, mais aussi d'un blocus imposé depuis plus d'une année et, souffre davantage du soutien aux massacres, complicité, indifférence et mutisme que le monde manifeste à son égard. Il est urgent de soutenir un plan de paix juste et équitable, afin de mettre fin aux horreurs que vit le peuple palestinien depuis plus de six décennies. D'autre part et aussi urgent, sur le plan économique de réformer le système de marché, par l'instauration d'un code d'éthique et la réglementation du marché, afin d'éviter que des citoyens souffrent encore de la perte de leurs acquis, de leurs logements, de leurs emplois et de leurs pensions et que le marché perde sa crédibilité et les citoyens perdent la confiance en lui. Aussi la lutte contre la pauvreté et le combat pour le développement et l'environnement sont autant de défis, relevant d'enjeux majeurs à l'échelle planétaire, attendent M. Obama qui mérite tout soutien, pour continuer sa noble oeuvre de changement, dans la voie de l'espoir.
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