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Discours d'investiture - Obama misera sur la responsabilité

19 janvier 2009  États-Unis
Barack Obama appellera demain à «entrer dans une ère de responsabilité, après ce qui a été pendant trop longtemps une culture du laisser-faire», selon ses conseillers.
Photo : Agence Reuters
Barack Obama appellera demain à «entrer dans une ère de responsabilité, après ce qui a été pendant trop longtemps une culture du laisser-faire», selon ses conseillers.
Washington — Le président élu Barack Obama va lancer demain, dans son discours d'investiture, un appel au peuple américain à prendre ses responsabilités, après avoir trop longtemps cultivé le «laisser-faire», ont indiqué ses conseillers hier.

Le discours «sera très imprégné de la notion de responsabilité et de [celle de] remettre notre pays sur les rails», a commenté Robert Gibbs, le futur porte-parole de la Maison Blanche, sur la chaîne de télévision Fox.

Il appellera à «entrer dans une ère de responsabilité après ce qui a été pendant trop longtemps une culture du laisser-faire», a renchéri Rahm Emanuel, le futur secrétaire général de la Maison Blanche, sur la chaîne de télévision NBC.

Il dira «qu'il faut que cette culture de la responsabilité soit exigée du peuple américain mais que ses dirigeants doivent montrer l'exemple», a souligné M. Emanuel. Barack Obama «dira que nous avons tous quelque chose à apporter à notre pays, et que nous avons l'obligation de le faire pour qu'il regagne sa grandeur», a-t-il souligné.

Le discours d'investiture — un exercice quasi obligé depuis que George Washington, le premier président des États-Unis en a fait un — sera prononcé demain juste après la prestation de serment de Barack Obama, aux alentours de midi.

Celui qui deviendra demain le premier président noir des États-Unis, est un orateur très talentueux et suscite l'espoir que sa prose aura le souffle de celle de son modèle Abraham Lincoln, dont le deuxième discours d'investiture, en 1865, est considéré comme le meilleur jamais écrit.

Barack Obama «a dû faire quasiment table rase dans son programme le week-end dernier, il s'est assis et il a couché sur le papier le gros du discours dans son état actuel», a révélé M. Gibbs. «Je crois qu'il est soulagé d'avoir écrit quelque chose qui est prêt à être prononcé mardi», a-t-il ajouté.

Interrogé sur la chaîne de télévision CNN, Barack Obama a confié qu'il espérait ne pas craquer lors de son discours en mesurant le chemin parcouru par les Noirs américains qu'il sera le premier à représenter à la présidence.

«Je vais essayer de rester maître de mes moyens», a-t-il déclaré dans cet entretien enregistré vendredi. Il a raconté qu'il avait été étranglé par l'émotion en août dernier en répétant son discours devant la convention démocrate lors d'un passage consacré au leader noir assassiné, Martin Luther King.

«Sans remonter à l'esclavage, on peut se souvenir de ce qu'était une ville comme Washington [marquée par la ségrégation] il y a 50 ou 60 ans et maintenant je vais me tenir là, prêter serment de 44e président des États-Unis», a-t-il déclaré.

«C'est quelque chose que nos enfants considèrent heureusement comme acquis. Mais pour nos grands parents, cela reste sensationnel et ce sera un moment extraordinaire», a ajouté le futur président.
 
 
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