Investiture de Barack Obama - Washington est sur le pied de guerre
Toutefois, aucune menace spécifique n'a été évoquée
Photo : Agence Reuters
Les agents des services secrets sont omniprésents.
Washington — La cérémonie d'investiture, mardi à Washington, du premier président noir des États-Unis sera entourée de mesures de sécurité sans précédent, en raison de la personnalité de Barack Obama et de la foule immense attendue pour l'événement.
Un million et demi de personnes devraient participer aux trois jours de festivités dans la capitale fédérale.
Pour assurer la sécurité et le bon déroulement des cérémonies, des dizaines de milliers de policiers et de soldats seront sur le qui-vive, sur terre, sur mer et dans les airs.
Même si aucune menace spécifique n'est évoquée par le département de la Sécurité intérieure, les mesures sont prises pour faire face à tous les risques potentiels, allant d'une simple offensive du froid qui paralyserait les transports jusqu'à une hypothétique attaque à l'arme chimique.
«Il faut tout imaginer, aller jusqu'à penser l'impensable», explique le général Richard Rowe, qui supervise l'organisation des cérémonies militaires.
Le souvenir du 11 septembre 2001 est dans tous les esprits.
Ben Laden
Barack Obama hérite de son prédécesseur, George W. Bush, la guerre contre le terrorisme lancée après les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone. Guerre en Irak, guerre en Afghanistan contre al-Qaïda et ses alliés.
Le chef de la mouvance islamiste, Oussama ben Laden, est sorti de son silence cette semaine dans un enregistrement où il appelle à la guerre sainte à Gaza et évoque le «lourd héritage» laissé par Bush à son successeur, «un héritage de guérilla face à un ennemi patient et obstiné».
L'élection de Barack Obama à la présidence, considérée comme la consécration du combat pour l'égalité mené par les Afro-Américains, a suscité la colère des petits groupes partisans de la «suprématie blanche», qui sont en conséquence très surveillés.
Les responsables de la sécurité s'entraînent depuis plus d'un an pour faire face à toutes les éventualités.
«En plus de 25 ans de carrière, c'est l'événement le plus important auquel je participe», déclare Mark Sullivan, directeur du Secret Service, chargé de la sécurité pour l'ensemble des cérémonies.
Record d'affluence attendu
L'investiture d'Obama, un cas quand même un peu à part? «Peu importe qui nous devons protéger. Nous étudions chaque événement, nous voyons les gens dont nous devons assurer la sécurité, et nous échafaudons un plan», répond Sullivan.
Huit mille policiers, dont la moitié venus de l'extérieur, seront déployés à Washington, a précisé le maire, Adrian Fenty. Dix mille membres de la Garde nationale et 7500 soldats de l'armée active seront aussi mobilisés.
Des avions de combat patrouilleront au-dessus de la région et des vedettes assureront la surveillance sur les cours d'eau. Une grande partie du centre-ville sera bouclée à la circulation, des ponts seront fermés, des équipes spécialisées dans la détection de menaces chimiques veilleront au grain.
«Des mesures de sécurité seront bien visibles, d'autres seront plus discrètes, mais tout aussi présentes», dit Sullivan.
Le risque d'une attaque chimique, biologique ou radiologique figure au premier rang des préoccupations des responsables de la sécurité.
Les attaques islamistes de la fin novembre à Mumbai sont venues réveiller les craintes. «Ça me fiche vraiment la trouille», reconnaît Richard Rowe.
La Cadillac d'Obama le jour de son investiture passera devant une foule d'environ 35 .000 personnes. «On peut dire que ce véhicule est le plus perfectionné au monde en matière de sécurité», souligne le Secret Service, qui se garde évidemment d'en dire plus.
Les militaires postés le long du parcours sont préparés à faire face à toute situation d'urgence, comme participer à des évacuations et déblayer des décombres, précise Rowe.
Le record d'affluence enregistré en 1965 pour l'investiture de Lyndon Johnson — 1,2 million de personnes — devrait être battu. La municipalité a prévu 10 000 cars pour transporter les spectateurs.
«Il n'y a pas tellement de jours dans votre vie où vous vous réveillez en vous disant que vous allez vivre quelque chose d'historique dont vous vous souviendrez jusqu'à votre dernier souffle. Le 20 janvier sera un de ceux-là», commente le gouverneur de Virginie, Tim Kaine.
Un million et demi de personnes devraient participer aux trois jours de festivités dans la capitale fédérale.
Pour assurer la sécurité et le bon déroulement des cérémonies, des dizaines de milliers de policiers et de soldats seront sur le qui-vive, sur terre, sur mer et dans les airs.
Même si aucune menace spécifique n'est évoquée par le département de la Sécurité intérieure, les mesures sont prises pour faire face à tous les risques potentiels, allant d'une simple offensive du froid qui paralyserait les transports jusqu'à une hypothétique attaque à l'arme chimique.
«Il faut tout imaginer, aller jusqu'à penser l'impensable», explique le général Richard Rowe, qui supervise l'organisation des cérémonies militaires.
Le souvenir du 11 septembre 2001 est dans tous les esprits.
Ben Laden
Barack Obama hérite de son prédécesseur, George W. Bush, la guerre contre le terrorisme lancée après les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone. Guerre en Irak, guerre en Afghanistan contre al-Qaïda et ses alliés.
Le chef de la mouvance islamiste, Oussama ben Laden, est sorti de son silence cette semaine dans un enregistrement où il appelle à la guerre sainte à Gaza et évoque le «lourd héritage» laissé par Bush à son successeur, «un héritage de guérilla face à un ennemi patient et obstiné».
L'élection de Barack Obama à la présidence, considérée comme la consécration du combat pour l'égalité mené par les Afro-Américains, a suscité la colère des petits groupes partisans de la «suprématie blanche», qui sont en conséquence très surveillés.
Les responsables de la sécurité s'entraînent depuis plus d'un an pour faire face à toutes les éventualités.
«En plus de 25 ans de carrière, c'est l'événement le plus important auquel je participe», déclare Mark Sullivan, directeur du Secret Service, chargé de la sécurité pour l'ensemble des cérémonies.
Record d'affluence attendu
L'investiture d'Obama, un cas quand même un peu à part? «Peu importe qui nous devons protéger. Nous étudions chaque événement, nous voyons les gens dont nous devons assurer la sécurité, et nous échafaudons un plan», répond Sullivan.
Huit mille policiers, dont la moitié venus de l'extérieur, seront déployés à Washington, a précisé le maire, Adrian Fenty. Dix mille membres de la Garde nationale et 7500 soldats de l'armée active seront aussi mobilisés.
Des avions de combat patrouilleront au-dessus de la région et des vedettes assureront la surveillance sur les cours d'eau. Une grande partie du centre-ville sera bouclée à la circulation, des ponts seront fermés, des équipes spécialisées dans la détection de menaces chimiques veilleront au grain.
«Des mesures de sécurité seront bien visibles, d'autres seront plus discrètes, mais tout aussi présentes», dit Sullivan.
Le risque d'une attaque chimique, biologique ou radiologique figure au premier rang des préoccupations des responsables de la sécurité.
Les attaques islamistes de la fin novembre à Mumbai sont venues réveiller les craintes. «Ça me fiche vraiment la trouille», reconnaît Richard Rowe.
La Cadillac d'Obama le jour de son investiture passera devant une foule d'environ 35 .000 personnes. «On peut dire que ce véhicule est le plus perfectionné au monde en matière de sécurité», souligne le Secret Service, qui se garde évidemment d'en dire plus.
Les militaires postés le long du parcours sont préparés à faire face à toute situation d'urgence, comme participer à des évacuations et déblayer des décombres, précise Rowe.
Le record d'affluence enregistré en 1965 pour l'investiture de Lyndon Johnson — 1,2 million de personnes — devrait être battu. La municipalité a prévu 10 000 cars pour transporter les spectateurs.
«Il n'y a pas tellement de jours dans votre vie où vous vous réveillez en vous disant que vous allez vivre quelque chose d'historique dont vous vous souviendrez jusqu'à votre dernier souffle. Le 20 janvier sera un de ceux-là», commente le gouverneur de Virginie, Tim Kaine.
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