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Obama: l'énigme européenne

Christian Rioux   16 janvier 2009  États-Unis
Mardi prochain, jour du sacre d'Obama, la terre va s'arrêter de tourner. J'imagine que c'est ainsi que nos aïeux ont vécu celui de la reine Victoria. Il n'y avait alors ni radio, ni télévision, ni Internet, mais cela n'empêchait pas l'événement d'avoir un écho dans les coins les plus reculés du monde. La nouvelle arrivait avec un peu de retard. Cela changeait-il vraiment quelque chose? On ne cesse de répéter, avec un bel anglicisme, que nous pourrons vivre l'événement «en temps réel». Comme si l'on ne parlait pas déjà que de ça! Autrefois l'actualité arrivait en retard. Elle précède aujourd'hui l'événement. Je vous laisse deviner quelle époque est la plus irréelle...
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  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 16 janvier 2009 07h44
    Nous sommes tous "métis".
    Christian Rioux utilise-t-il sciemment le terme métis plutôt que noir pour décrire le profil racial du président des États-Unis afin de minimiser l'importance politique et culturelle que représente pour tous les américains et pour à peu près le monde antier l'élection du premier président noir de ce pays?

    La discrimination qui a eu lieu dans ce pays, comme dans plusieurs autres, s'appliquait à tous ceux qui n'étaient pas blancs. Les racistes ne faisaient pas et ne font toujours pas de différence entre noirs et métis. Si M. Rioux ne reconnaît pas ceci, j'espère que ce n'est pas qu'il veuille minimiser le progrès historique que cette victoire politique fait faire à tous ceux qui luttent sur tous les continents contre la discrimination. Car en définitive, si on y regarde de plus près, nous sommes tous métis.

  • André Loiselet
    Abonné
    vendredi 16 janvier 2009 11h56
    Sémantique
    M.Rioux a bien raison.
    Il paraît aussi qu'il n'y ait personne de plus efficace qu'un politicien de gauche pour appliquer des politiques de droite.
    Aussi, quand je regarde un métis, je vois un métis. Quand je vois un noir, je regarde un noir.
    Je me demande même si un noir "pure laine" aurait pu gagner cette élection bien qu'aucune "race" ne soit supérieure à aucune autre.
    Aujourd'hui,nous sommes devenus susceptibles et il est devenu impossible de nommer les choses par leur vrai nom. Un aveugle reste un aveugle, un sourd est un sourd et la douleur se dit une douleur et non un "mal-être" ou un "mal de vivre." Nous adorons nous jeter de la poudre aux yeux.
    La surprise est à nos portes.

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 18 janvier 2009 07h34
    Cher andreloiselet
    J'imagine qu'il faut comprendre que, pour M. Loiseau, un noir qui réussit n'est pas un vrai noir, qu'un Québécois qui réussit n'est pas un vrai Québécois, qu'une femme qui réussit n'est pas une vraie femme. Pour le reste, cherchons en toujours le sens.

  • André Loiselet
    Abonné
    dimanche 18 janvier 2009 09h31
    Cher georgespaquet
    Cher monsieur, mon propos est pourtant des plus clair.
    Les races mélangées font les plus belles gens. M.Obama est bien un métis. Ou bien il serait blanc ou noir. Mais on préfère le dire noir plutôt que blanc...Allez savoir pourquoi.
    De plus, croyez-vous vraiment qu'un noir(un vrai)natif des états-unis, avec tout le charisme du monde, aurait pû remporter l'investiture? Je crois bien qu'Hillary aurait remporté le paquet.

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 18 janvier 2009 10h14
    Les certitudes et le sondage imaginaire de M. Loiseau...
    On ne saura pas par quel don unique, M. Loiseau peut prédire avec certitude qu'une telle personne ne serait pas élue par nos amis américains. Doc, laissons ce cher Monsieur avec la certitude que tous les journalistes, tous les chroniqueurs et tous les citoyens américains se trompent. Ils n'ont pas élu le premier président noir de l'histoire des États-Unis. Le vrai livre de l'histoire des États-Unis sera celui écrit par M. Loiseau.

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