Défection-surprise dans le camp d'Obama
5 janvier 2009
États-Unis
Photo : Agence France-Presse
Selon les médias américains, le nom de Bill Richardson est cité dans une enquête menée par un grand juré fédéral d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique. La justice tente de déterminer dans quelles conditions une entreprise ayant fait des dons au go
Washington — Le secrétaire au Commerce désigné par le président élu américain Barack Obama, Bill Richardson, a renoncé hier à ce poste alors que son nom est cité dans une possible affaire de corruption, un premier faux pas pour M. Obama dans une transition menée jusqu'ici sans heurt.
Après avoir été applaudi pour sa gestion en douceur du processus de transition présidentielle, M. Obama doit désormais trouver au plus vite un remplaçant à M. Richardson, en plus de finaliser les modalités d'un plan crucial de relance de l'économie américaine, de jusqu'à 1000 milliards de dollars, que les démocrates veulent faire adopter au Congrès dès février.
Dans un communiqué commun avec le président élu, le gouverneur du Nouveau-Mexique clame son innocence et explique hier avoir renoncé à sa future nomination «avec beaucoup de tristesse».
«Mais une enquête en cours sur une société ayant fait des affaires avec le gouvernement de l'État du Nouveau-Mexique promet de durer pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois», souligne-t-il sans donner plus de détails.
«J'assure que mon administration et moi-même avons agi de manière appropriée en toutes circonstances et que cette enquête l'établira», ajoute-t-il.
Le nom de M. Richardson est cité dans une enquête menée par un grand juré fédéral d'Albuquerque, capitale du Nouveau-Mexique, selon les médias américains. La justice tente de déterminer dans quelles conditions une entreprise, basée en Californie et ayant fait des dons au gouverneur, a pu bénéficier de juteux contrats de la part de l'État du Nouveau-Mexique.
De son côté, M. Obama a indiqué hier accepter le retrait de M. Richardson «à grand regret», en assurant qu'il nommerait «rapidement» son remplaçant.
Selon un proche du gouverneur, cité par le site Internet Politico.com, «il y a trop de questions sans réponse et même s'il pense que les conclusions du jury iront en sa faveur, il ne veut pas attirer l'attention au détriment de l'administration».
Ancien de l'ONU
Avec le départ de Bill Richardson, 61 ans, le cabinet Obama perd l'une des plus importantes personnalités politiques d'origine hispanique aux États-Unis. Ancien ambassadeur des États-Unis à l'ONU, ancien secrétaire à l'Énergie du président Bill Clinton, M. Richardson avait brièvement été candidat pour l'investiture démocrate à la présidentielle de 2008.
Après l'élection de M. Obama, il avait été pressenti pour le poste de secrétaire d'État, attribué finalement à Hillary Clinton, l'ex-rivale démocrate du président élu.
Mais l'enquête en cours impliquant son administration au Nouveau-Mexique risquait de compliquer fortement sa confirmation par le Sénat à la tête du département au Commerce.
Cette affaire intervient en outre alors que le monde politique américain est déjà secoué par un scandale impliquant le gouverneur de l'État américain de l'Illinois Rod Blagojevich, soupçonné d'avoir voulu monnayer le siège laissé vacant par Barack Obama au Sénat.
Après avoir été applaudi pour sa gestion en douceur du processus de transition présidentielle, M. Obama doit désormais trouver au plus vite un remplaçant à M. Richardson, en plus de finaliser les modalités d'un plan crucial de relance de l'économie américaine, de jusqu'à 1000 milliards de dollars, que les démocrates veulent faire adopter au Congrès dès février.
Dans un communiqué commun avec le président élu, le gouverneur du Nouveau-Mexique clame son innocence et explique hier avoir renoncé à sa future nomination «avec beaucoup de tristesse».
«Mais une enquête en cours sur une société ayant fait des affaires avec le gouvernement de l'État du Nouveau-Mexique promet de durer pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois», souligne-t-il sans donner plus de détails.
«J'assure que mon administration et moi-même avons agi de manière appropriée en toutes circonstances et que cette enquête l'établira», ajoute-t-il.
Le nom de M. Richardson est cité dans une enquête menée par un grand juré fédéral d'Albuquerque, capitale du Nouveau-Mexique, selon les médias américains. La justice tente de déterminer dans quelles conditions une entreprise, basée en Californie et ayant fait des dons au gouverneur, a pu bénéficier de juteux contrats de la part de l'État du Nouveau-Mexique.
De son côté, M. Obama a indiqué hier accepter le retrait de M. Richardson «à grand regret», en assurant qu'il nommerait «rapidement» son remplaçant.
Selon un proche du gouverneur, cité par le site Internet Politico.com, «il y a trop de questions sans réponse et même s'il pense que les conclusions du jury iront en sa faveur, il ne veut pas attirer l'attention au détriment de l'administration».
Ancien de l'ONU
Avec le départ de Bill Richardson, 61 ans, le cabinet Obama perd l'une des plus importantes personnalités politiques d'origine hispanique aux États-Unis. Ancien ambassadeur des États-Unis à l'ONU, ancien secrétaire à l'Énergie du président Bill Clinton, M. Richardson avait brièvement été candidat pour l'investiture démocrate à la présidentielle de 2008.
Après l'élection de M. Obama, il avait été pressenti pour le poste de secrétaire d'État, attribué finalement à Hillary Clinton, l'ex-rivale démocrate du président élu.
Mais l'enquête en cours impliquant son administration au Nouveau-Mexique risquait de compliquer fortement sa confirmation par le Sénat à la tête du département au Commerce.
Cette affaire intervient en outre alors que le monde politique américain est déjà secoué par un scandale impliquant le gouverneur de l'État américain de l'Illinois Rod Blagojevich, soupçonné d'avoir voulu monnayer le siège laissé vacant par Barack Obama au Sénat.
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