Guantánamo - Le «cerveau» du 11-Septembre veut plaider coupable
Photo : Agence Reuters
Des journalistes ont assisté hier aux audiences à Guantánamo.
L'homme qui se présente comme le cerveau des attentats suicides du 11 septembre 2001 aux États-Unis et quatre coaccusés ont adressé hier une note à un magistrat militaire de la base de Guantánamo dans laquelle ils disent vouloir plaider coupable.
Lors d'une audience devant un tribunal militaire américain, le juge Steven Henley a fait savoir qu'il interrogerait les cinq hommes, dont le Pakistanais Khaled Cheikh Mohammed, cerveau présumé des attaques et jadis numéro trois d'al-Qaïda, pour s'assurer de la réalité de leur voeu.
«Nous nous sommes mis d'accord tous les cinq pour demander à la commission une audience immédiate afin de délivrer nos confessions [...] ce qui correspond à notre désir le plus cher, sans que nous ayons été sujets à des pressions, menaces, intimidations ou promesses d'aucune partie», écrivent-ils dans cette note, lue par le juge.
Le document précise que les cinq hommes souhaitent plaider coupable. Khalid Cheikh Mohamed et ses quatre co-accusés (Ramzi Binalchibh, Moustapha Ahmed al Haousaoui, Oualid ben Attach et Ali Abdoul Aziz Ali)
ont été inculpés de complot avec al-Qaïda dans le but de tuer des civils.
Ils sont visés au total par 2973 chefs d'inculpation pour meurtre, un par victime des attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center à New York et le Pentagone, à Washington, et encourent la peine capitale.
Dans leur note, les cinq hommes écrivent en outre qu'ils retirent les recours déposés par leurs avocats militaires commis d'office, auxquels ils disent ne pas faire confiance et qu'ils ont tenté de renvoyer.
L'initiative intervient alors que le tribunal a entamé hier une semaine d'audiences préliminaires consacrées à l'examen de ces recours. L'un d'eux visait notamment à obtenir l'annulation des charges retenues contre les cinq hommes en invoquant des allégations de pressions politiques et militaires sur les procureurs pour hâter le traitement du dossier.
Le Pentagone avait autorisé cinq familles de victimes, parmi une centaine de volontaires, à assister aux audiences, une première à Guantánamo, prison ouverte il y a sept ans dans le cadre de la «guerre contre le terrorisme» et que le président élu Barack Obama s'est engagé à fermer. Avec son entrée à la Maison-Blanche, le 20 janvier, il est désormais peu probable que le procès des cinq accusés ait lieu sur la base cubaine de la marine américaine.
Barack Obama a dit son intention de voir les détenus comparaître devant des tribunaux civils ou militaires traditionnels plutôt que devant les cours spéciales mises sur pied par l'administration Bush.
«Ce qui aurait dû être une victoire majeure dans la bataille pour faire rendre des comptes aux accusés du 11-Septembre de crimes horribles, a été terni par la torture et un processus de tribunaux militaires injustes», a réagi l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW). «Le juge devrait réclamer une enquête complète et approfondie pour déterminer si cette [décision de plaider coupable] est volontaire», a poursuivi l'ONG dans un communiqué.
L'Association américaine de défense des libertés civiles, l'ACLU, a dit ne pas être surprise de voir qu'un «système qui autorise la torture et la détention sans inculpation pendant des années» conduise les détenus à capituler. Évoquant une «mascarade juridique», l'organisation estime que la décision des accusés de plaider coupable n'aurait «jamais été acceptée par une cour légitime».
Lors d'une audience devant un tribunal militaire américain, le juge Steven Henley a fait savoir qu'il interrogerait les cinq hommes, dont le Pakistanais Khaled Cheikh Mohammed, cerveau présumé des attaques et jadis numéro trois d'al-Qaïda, pour s'assurer de la réalité de leur voeu.
«Nous nous sommes mis d'accord tous les cinq pour demander à la commission une audience immédiate afin de délivrer nos confessions [...] ce qui correspond à notre désir le plus cher, sans que nous ayons été sujets à des pressions, menaces, intimidations ou promesses d'aucune partie», écrivent-ils dans cette note, lue par le juge.
Le document précise que les cinq hommes souhaitent plaider coupable. Khalid Cheikh Mohamed et ses quatre co-accusés (Ramzi Binalchibh, Moustapha Ahmed al Haousaoui, Oualid ben Attach et Ali Abdoul Aziz Ali)
ont été inculpés de complot avec al-Qaïda dans le but de tuer des civils.
Ils sont visés au total par 2973 chefs d'inculpation pour meurtre, un par victime des attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center à New York et le Pentagone, à Washington, et encourent la peine capitale.
Dans leur note, les cinq hommes écrivent en outre qu'ils retirent les recours déposés par leurs avocats militaires commis d'office, auxquels ils disent ne pas faire confiance et qu'ils ont tenté de renvoyer.
L'initiative intervient alors que le tribunal a entamé hier une semaine d'audiences préliminaires consacrées à l'examen de ces recours. L'un d'eux visait notamment à obtenir l'annulation des charges retenues contre les cinq hommes en invoquant des allégations de pressions politiques et militaires sur les procureurs pour hâter le traitement du dossier.
Le Pentagone avait autorisé cinq familles de victimes, parmi une centaine de volontaires, à assister aux audiences, une première à Guantánamo, prison ouverte il y a sept ans dans le cadre de la «guerre contre le terrorisme» et que le président élu Barack Obama s'est engagé à fermer. Avec son entrée à la Maison-Blanche, le 20 janvier, il est désormais peu probable que le procès des cinq accusés ait lieu sur la base cubaine de la marine américaine.
Barack Obama a dit son intention de voir les détenus comparaître devant des tribunaux civils ou militaires traditionnels plutôt que devant les cours spéciales mises sur pied par l'administration Bush.
«Ce qui aurait dû être une victoire majeure dans la bataille pour faire rendre des comptes aux accusés du 11-Septembre de crimes horribles, a été terni par la torture et un processus de tribunaux militaires injustes», a réagi l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW). «Le juge devrait réclamer une enquête complète et approfondie pour déterminer si cette [décision de plaider coupable] est volontaire», a poursuivi l'ONG dans un communiqué.
L'Association américaine de défense des libertés civiles, l'ACLU, a dit ne pas être surprise de voir qu'un «système qui autorise la torture et la détention sans inculpation pendant des années» conduise les détenus à capituler. Évoquant une «mascarade juridique», l'organisation estime que la décision des accusés de plaider coupable n'aurait «jamais été acceptée par une cour légitime».
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