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Transition aux États-Unis - La logique et Obama

Serge Truffaut   26 novembre 2008  États-Unis
Le marasme financier qui a cours aux États-Unis a eu une conséquence politique immédiate. Laquelle? Un bouleversement dans la hiérarchisation des gestes que fait le nouvel élu. Traditionnellement, le nouveau président dévoile l'identité du secrétaire d'État et du patron du Conseil national de sécurité avant les autres. Mais voilà, entre les revers des banques et des GM de ce monde, Barack Obama n'a pas eu d'autre choix que de former son équipe économique au plus vite.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    26 novembre 2008 11 h 21
    C'est logique, non?
    « Obama le caméléon »

    « Obama ne pourra pas. Une bombe à retardement! »

    « La logique et Obama! »


    La croisade anti Obama se poursuit.
    Le Devoir a-t-il eu un contrat?

    Pendant que l'administration Bush s'en donne à coeur joie avec des décrets de minuit, on nous parle de la logique de Obama!

    On garde sous silence les agissements bien réels de l'administration sortante et on joue les gérants d'estrade en commentant confusément la mise en place de l'équipe Obama.

    Bien sûr, en lisant bien ce texte confus nous décrivant les gens comme des personnages de films. Des personnages dont on peut déterminer le fonctionnement intellectuel ainsi que leurs valeurs et convictions profondes.
    On fait encore du texte sur des présomptions, sur les rumeurs et les perceptions.
    On s'en donne à coeur joie.

    Confusion, c'est ce qui se dégage de l'éditorial.
    Vise-t-on à nous rendre confus?
    Vise-t-on à ce que l'on se demande si Obama est logique?

    Remet-on la logique de Obama en question?
    Trouve-t-on que Obama a une excellente logique?

    En tout cas, juste par le titre:
    « La logique et Obama »
    on glisse facilement vers la conclusion que Obama n'est pas trop trop logique!

    On pourrait dire:
    « L'honnêteté intellectuelle et Truffaut »

    Quoi?
    Ai-je dit que M. Truffaut est malhonnête intellectuellement?

    Le marasme financier qui a cours aux États-Unis a eu une conséquence journalistique immédiate. Laquelle? Un bouleversement dans la hiérarchisation des écrits que fait l'éditorialiste.

    Traditionnellement, l'éditorialiste...
    Mais voilà, les espoirs qu'inspirent le futur président Barack Obama transforment l'éditorialiste en une sorte de super gérant d'estrade.
    À le lire, on lui confierait immédiatement la Présidence états-unienne.
    Malgré le titre: « L'honnêteté intellectuelle et Truffaut »
    Il est clair que l'éditorialiste fait preuve d'honnêteté, car il démontre la superbe logique du futur président.

    Il semble que M. Truffaut fait un honnête travail, mais sa plume mal dirigée, nous entremêle personnage et logique à s'y perdre.
    Une sorte de maladresse de scribouilleur.

    « Tout s'est joué entre le flamboyant Lawrence Summers, ex-patron du Trésor de Clinton, et le studieux Timothy Geithner, actuellement président de la Réserve fédérale de l'État de New York. Tout logiquement, c'est ce dernier qui a été parachuté aux manettes du ministère des Finances. Logiquement, parce qu'avec Henry Paulson, actuel secrétaire au Trésor et Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, Geithner est un des principaux architectes des plans de sauvetage conçus pour éviter la faillite aux géants de la finance et des assurances. À la différence de Summers, il est donc aux premières loges depuis des mois. »

    Je défie quiconque de comprendre ce paragraphe du premier coup.
    Même à la troisième lecture on se demande qui est qui et s'il est logiquement au bon endroit.
    - Summers
    - Clinton (pas Hilary, l'autre)
    - Geithner
    - Paulson
    - Bernanke
    - ex-patron du Trésor
    - actuel président de la Réserve fédérale de l'État de New York
    - actuel secrétaire au Trésor
    - le président de la Réserve fédérale
    - architecte des plans de sauvetage
    - aux premières loges depuis des mois.
    - Tout logiquement
    - Logiquement
    - À la différence
    - géants de la finance et des assurances

    Bon on mêle les ingrédients et hop! Voilà, on obtient 8 lignes d'informations (?) concentrées et surtout indigestes.

    Quoique ce paragraphe magistral pourrait être utilisé pour former l'esprit de synthèse des journalistes:

    Attention, je vous lis ces huit lignes et vous me dites le rôle attribué à Timothy Geithner.
    Wow! Quel exercice!

    Mais, farce à part, en relisant rapidement, à voix haute, ce paragraphe, c'est à pouffer de rire.
    Je vous défie de le lire rapidement à voix haute, sans rire!

    « Geithner a imprimé sa marque. »

    « Le tout accompagné par une bonne dose de pédagogie. »

    « En attendant la suite, les gestes effectés par Obama prouvent si besoin était que le marasme économique qui traverse les États-Unis d'un océan à l'autre se confirme comme étant le pire depuis la dépression des années 30. »

    C'est logique, non?


    Serge Charbonneau
    Québec
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