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Crise à Détroit - L'auto aux abois

Serge Truffaut   19 novembre 2008  États-Unis
Après les établissements financiers, voilà que c'est au tour de l'industrie automobile, de GM à BMW en passant par Toyota, Renault et consorts, d'être confrontée à des défis sans précédent depuis l'invention du moteur à explosion. Aux États-Unis, les prêts gouvernementaux réclamés par les trois de Detroit sont le sujet d'une session spéciale du Congrès. En Europe, Mercedes et compagnie souhaitent un soutien analogue. Sans quoi, affirme-t-on, ce sera la faillite.
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  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 03h48
    un parallèle avec l'imprimerie
    « On a oublié que l'automobile est un produit manufacturé comme un autre. L'expérience nous montre que la trop grande concentration géographique de la fabrication d'un produit enlève toute possibilité d'adaptation. C'est le cas aux USA (Détroit) et en Allemagne (Bavière). Prenons Détroit. Le problème n'est pas de perdre tous ces emplois mais de tous les perdre dans la même région. Ce n'est pas juste de perdre des jobs, c'est aussi les retraités (qui sont la source du problème), les sous-traitants, les fournisseurs etc. Ce serait comme fermer un très gros village. L'imprimerie vit la même crise et pire encore et pourtant on en parle pas. A vouloir devenir toujours plus gros et plus efficaces et plus efficients et plus productifs ça donne ça »

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