mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 15h00


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Une participation impressionnante - Un vote massif, sans chaos

Alexandre Shields   5 novembre 2008  États-Unis
À vote historique, participation historique. Les Américains se sont déplacés massivement hier pour désigner leur prochain Commander in chief. Dans tout le pays, et plus particulièrement dans les États-clés susceptibles de basculer d'un camp à un autre, les longues files se sont multipliées tout au long de la journée devant les différents bureaux de vote. Et si quelques irrégularités ont été signalées, on a évité le chaos que plusieurs appréhendaient.

L'affluence record a néanmoins forcé plusieurs électeurs à faire preuve de patience. Dans certains cas, ils ont en effet dû faire la queue pendant plus de trois heures avant de pouvoir voter. Rien de surprenant puisque entre 130 et 135 millions d'Américains — sur un total de 187 millions de personnes admissibles — se sont exprimés au scrutin d'hier, contre 120 millions en 2004 et 105 millions en 2000. «À 7h30 ce matin, nous avons eu autant d'électeurs qu'à minuit en 2004», a notamment déclaré le sondeur John Richt, basé à Chappaqua, dans l'État de New York.

Les longues files d'attente se sont ainsi formées dès les premières heures de la matinée dans de nombreux États-clés, comme la Pennsylvanie, l'Ohio ou la Virginie. À New York, les gens ont commencé à faire la queue dès 4h pour éviter les embouteillages, alors que les bureaux de vote ouvraient à 6h, ce qui a conduit à l'idée erronée que certains bureaux avaient ouvert avec du retard, a expliqué Valerie Vazquez-Rivera, porte-parole de la Commission électorale de l'État de New York.

Le Missouri, qui a toujours voté — sauf une fois — pour le vainqueur de l'élection présidentielle depuis 1904, a connu lui aussi une affluence inédite. «Nous avons vu une participation sans précédent, a indiqué la directrice de la communication du secrétariat d'État du Missouri. Nous allons facilement battre des records aujourd'hui.» En Ohio, on disait entrevoir une participation record de 80 %, selon le bureau du secrétariat d'État.

En Caroline du Nord, un État-clé pour cette élection, on a aussi noté une très forte participation. «Je suis certain que nous allons dépasser les 70 %», effaçant le record de l'État établi à 69 %, a indiqué en fin de journée Johnnie McLean, directeur adjoint des opérations électorales de l'État. «La participation est phénoménale», a également estimé Jean Jensen, responsable des opérations électorales pour l'État de Virginie, en soulignant que près de 75 % des électeurs enregistrés ont déposé leur bulletin dans l'urne.

Fait à noter, selon des sondages réalisés à la sortie des urnes pour le compte de l'Associated Press et des grandes chaînes de télévision américaines, un électeur sur 10 a dit être venu voter pour la première fois, un nouvel électorat dont l'écrasante majorité est jeune et non blanche: environ six de ces dix nouveaux électeurs avaient moins de 30 ans, 20 % sont noirs, et au moins autant sont hispaniques.

Les Afro-Américains ont effectivement voté en très grand nombre, exprimant à la fois leur fierté et leur espoir que le premier Noir de l'histoire accède à la présidence des États-Unis. Dans tout le pays, des reportages ont montré une affluence totalement inédite au sein de la communauté noire américaine, qui représente 12 % de la population. Il faut dire que Barack Obama a fait de la mobilisation des Afro-Américains une carte maîtresse de sa stratégie pour faire basculer des États traditionnellement républicains.

Journée tranquille

Hormis quelques écrans tactiles défectueux, le vote s'est par ailleurs déroulé dans l'ensemble sans problème majeur. En dépit d'une très forte affluence, peu de problèmes techniques ont été signalés en Floride, dans le Missouri, en Ohio ou en Virginie, des États significatifs pour accéder à la Maison-Blanche.

Selon la responsable des opérations électorales pour l'État de Virginie, les seuls problèmes signalés aux autorités dans cet État ont été l'ouverture tardive de deux bureaux de vote, le mauvais fonctionnement de machines de lecture optique des bulletins de vote et quelques accusations de retrait arbitraire d'électeurs des registres. Dans certains endroits du New Jersey, la population a dû utiliser des bulletins de vote en papier en raison de défaillances des appareils électroniques.

Le camp républicain a par contre déposé une plainte contre certains comtés de Virginie qui ont envoyé trop tard les formulaires pour voter par correspondance aux soldats américains basés à l'étranger, pour que ceux-ci puissent voter. Dans cet État du sud des États-Unis, traditionnellement républicain, la bataille était serrée entre les deux candidats à la Maison-Blanche et la victoire, pour l'un comme pour l'autre, s'avère cruciale.

Selon des documents judiciaires diffusés hier par l'équipe de campagne du sénateur de l'Arizona, celui-ci demande à la Cour fédérale que les votes par correspondance des soldats soient comptabilisés même après l'élection. Environ 1,3 million de militaires américains en service peuvent voter par correspondance, même s'ils sont à l'étranger. Plus de 180 000 soldats sont stationnés en Irak et en Afghanistan. Il était impossible hier de savoir combien d'entre eux étaient inscrits sur les listes électorales de Virginie.

Le site citoyen 866ourvote.org a pour sa part rapporté que des électeurs de l'Ohio avaient été rayés des listes électorales sans explication. Un autre site citoyen, rockthevote.com, annonçait que des étudiants de Virginie étaient enregistrés en trop grand nombre sur un même bureau de vote, ce qui compliquait les opérations.

***

Avec l'Agence France-Presse, la BBC et Reuters






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    mercredi 5 novembre 2008 05h18
    Obama est métis
    « Comment se fait-il qu'on parle toujours de lui comme d'un noir ou d'un afro-américain. Il est métis blanc-noir élevé par un femme blanche, le père noir ayant été un père absent. Il a étudié à Harvard et à Chicago. Il a travaillé dans des milieu blancs. Il est certainement aussi blanc que noir, sinon plus. »

  • Guy Pilon
    Inscrit
    mercredi 5 novembre 2008 08h51
    AMERICANA
    « Walk right in...bonne chance Monsieur le Président !! »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 5 novembre 2008 09h24
    Métis, aux États-Unis, monsieur Bourgeoys...
    « c'est noir. Si un de vos arrière-arrière-arrière-grand-parents était noir, vous êtes noir, aux États. Si Obama était brésilien, on le dirait blanc. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
3 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009