Législatives américaines - La gaffe à 700 milliards
Si les prédictions des maisons de sondage s'avèrent, le Parti démocrate devrait recueillir, lors des législatives qui se tiennent simultanément à la présidentielle, suffisamment de votes pour contrôler le Congrès. Plus exactement, si les calculs des sondeurs sont justes, les démocrates vont disposer d'une majorité aussi impressionnante que celle dont Jimmy Carter avait hérité en 1976.
Constaté aussi bien dans les comtés que sur le front sénatorial, ce rebond des démocrates découle avant tout d'un ras-le-bol profond des méfaits économiques de l'administration Bush. Ici et là, on s'attend à ce que les électeurs fassent mordre la poussière aux républicains avec d'autant plus de conviction que ces derniers ont commis à leurs yeux une gaffe énorme et récente: le rejet, dans un premier temps, du plan de sauvetage des établissements financiers conçu par le secrétaire du Trésor, Harry Paulson.
En effet, ce renvoi par des républicains du plan en question a causé tellement de remous sur les places financières que des millions d'électeurs croient dur comme fer qu'il est directement responsable d'une baisse généralisée des valeurs. Pour ces citoyens, les républicains ont commis une double faute: leur laxisme réglementaire a eu pour conséquence une intoxication de l'économie qu'ils ont tardé à soigner.
Cet épisode devrait coûter cher aux républicains candidats, notamment dans les zones urbaines. D'après la batterie de chiffres compilés, les démocrates remporteraient un nombre de sièges leur assurant une forte emprise dans les villes où la classe moyenne a vu ses actifs ou épargnes s'envoler en fumée.
Fait significatif du chambardement politique que beaucoup de professionnels de la politique prévoient, les démocrates dépensent sans compter dans les comtés détenus jusqu'ici par des républicains qui prennent aujourd'hui même... leur retraite. Aussi bizarre cela puisse paraître de prime abord, le nombre de républicains ayant décidé de quitter la scène a atteint un niveau anormalement élevé comparativement aux scrutins antérieurs.
Autre fait singulier, la formation de Bush canalise ses dépenses électorales là où des candidats républicains se représentent. Plus précisément, le parti se concentre dans les comtés et États où ses chances sont réelles. Par exemple, on a constaté qu'au niveau sénatorial le Grand Old Party a adopté un profil très bas, financièrement s'entend, au Colorado, au Nouveau-Mexique et en Virginie. Comme s'il avait jeté l'éponge dans ces endroits.
Cela étant, si Obama remporte la présidentielle et son parti les législatives, le premier va donc se retrouver avec une majorité équivalente en force à celle de Jimmy Carter en 1976. On sait que ce dernier, ainsi d'ailleurs que l'autre démocrate élu à la Maison-Blanche, soit Bill Clinton, a éprouvé certaines difficultés à s'entendre avec les élus démocrates. Avant d'accéder à la plus haute fonction de l'État, tous deux avaient été gouverneurs, donc peu familiers des arcanes de Washington, contrairement à Barack Obama qui est sénateur.
Constaté aussi bien dans les comtés que sur le front sénatorial, ce rebond des démocrates découle avant tout d'un ras-le-bol profond des méfaits économiques de l'administration Bush. Ici et là, on s'attend à ce que les électeurs fassent mordre la poussière aux républicains avec d'autant plus de conviction que ces derniers ont commis à leurs yeux une gaffe énorme et récente: le rejet, dans un premier temps, du plan de sauvetage des établissements financiers conçu par le secrétaire du Trésor, Harry Paulson.
En effet, ce renvoi par des républicains du plan en question a causé tellement de remous sur les places financières que des millions d'électeurs croient dur comme fer qu'il est directement responsable d'une baisse généralisée des valeurs. Pour ces citoyens, les républicains ont commis une double faute: leur laxisme réglementaire a eu pour conséquence une intoxication de l'économie qu'ils ont tardé à soigner.
Cet épisode devrait coûter cher aux républicains candidats, notamment dans les zones urbaines. D'après la batterie de chiffres compilés, les démocrates remporteraient un nombre de sièges leur assurant une forte emprise dans les villes où la classe moyenne a vu ses actifs ou épargnes s'envoler en fumée.
Fait significatif du chambardement politique que beaucoup de professionnels de la politique prévoient, les démocrates dépensent sans compter dans les comtés détenus jusqu'ici par des républicains qui prennent aujourd'hui même... leur retraite. Aussi bizarre cela puisse paraître de prime abord, le nombre de républicains ayant décidé de quitter la scène a atteint un niveau anormalement élevé comparativement aux scrutins antérieurs.
Autre fait singulier, la formation de Bush canalise ses dépenses électorales là où des candidats républicains se représentent. Plus précisément, le parti se concentre dans les comtés et États où ses chances sont réelles. Par exemple, on a constaté qu'au niveau sénatorial le Grand Old Party a adopté un profil très bas, financièrement s'entend, au Colorado, au Nouveau-Mexique et en Virginie. Comme s'il avait jeté l'éponge dans ces endroits.
Cela étant, si Obama remporte la présidentielle et son parti les législatives, le premier va donc se retrouver avec une majorité équivalente en force à celle de Jimmy Carter en 1976. On sait que ce dernier, ainsi d'ailleurs que l'autre démocrate élu à la Maison-Blanche, soit Bill Clinton, a éprouvé certaines difficultés à s'entendre avec les élus démocrates. Avant d'accéder à la plus haute fonction de l'État, tous deux avaient été gouverneurs, donc peu familiers des arcanes de Washington, contrairement à Barack Obama qui est sénateur.
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