Référendums en cascade le jour de l'élection - 153 questions de société en jeu
3 novembre 2008
États-Unis
New York — Éludées pendant une campagne présidentielle essentiellement consacrée à l'économie, certaines questions de société qui divisent toujours autant l'opinion américaine seront soumises à référendum demain. Les électeurs de 36 États devront ainsi se prononcer sur 153 propositions, concernant notamment l'avortement, la discrimination positive, ou le mariage homosexuel.
Durant leur campagne, les candidats Barack Obama et John McCain n'ont que rarement évoqué spontanément des sujets délicats comme le mariage homosexuel, la discrimination positive ou l'avortement. Même si Barack Obama s'est clairement prononcé pour le droit à l'interruption volontaire de grossesse, tandis que John McCain souhaite interdire l'avortement dans la majorité des cas.
En Floride, en Arizona et en Californie, les électeurs devront statuer sur des amendements constitutionnels destinés à limiter le mariage à une union entre un homme et une femme. Plus d'une vingtaine d'États ont déjà adopté de telles mesures, mais aucun d'entre eux n'était dans la situation de la Californie, où le mariage entre personnes de même sexe est légal depuis une décision de la Cour suprême en mai dernier. Depuis, des milliers de couples homosexuels se sont déjà mariés. Les opposants au mariage gay estiment que le vote californien est crucial, car il pourrait avoir une énorme influence sur les autres États.
Selon les prévisions, alors que Barack Obama devrait l'emporter facilement en Californie, le vote sur le mariage homosexuel devrait au contraire être serré. Tout dépendra des électeurs chrétiens pratiquants des communautés noire et hispanique, en général favorables au candidat démocrate.
Les droits des homosexuels seront aussi en question dans l'Arkansas, ou une mesure soumise à référendum interdirait aux couples non mariés d'adopter ou de devenir famille d'accueil. Une manière d'exclure, de fait, les couples de même sexe.
Dans le Dakota du Sud, l'avortement est l'un des principaux sujets de campagne, en raison d'une proposition destinée à interdire l'IVG (interruption volontaire de grossesse), à l'exception des cas de viol, d'inceste ou de danger sérieux pour la santé de la mère.
Au Colorado, un autre amendement soumis au vote des électeurs définit la vie humaine comme commençant à la fécondation. Même si elle ne le mentionne pas explicitement, les partisans des deux côtés voient cette mesure comme remettant en cause le droit à l'avortement.
Parmi les propositions soumises aux électeurs, certaines ont été élaborées avant la crise financière, et ont pris du coup une nouvelle signification. Les électeurs du Montana sont ainsi invités à donner leur permission pour investir l'argent de l'État sur les marchés boursiers.
En Californie, des projets tels qu'un train à grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco, ou le financement de carburants alternatifs, sont basés sur des taux d'intérêts à 5 %, ce qui est bien inférieur à ce que l'État devrait payer désormais.
Enfin, d'autres questions soumises au vote impliqueraient une baisse d'impôts. Ainsi, dans le Massachusetts, les électeurs devront trancher sur la suppression de la taxe sur le revenu, qui génère 40 % des ressources financières de l'État. Si cette mesure passe, elle obligerait immédiatement les élus à décider d'augmenter d'autres taxes ou de supprimer certains services.
Durant leur campagne, les candidats Barack Obama et John McCain n'ont que rarement évoqué spontanément des sujets délicats comme le mariage homosexuel, la discrimination positive ou l'avortement. Même si Barack Obama s'est clairement prononcé pour le droit à l'interruption volontaire de grossesse, tandis que John McCain souhaite interdire l'avortement dans la majorité des cas.
En Floride, en Arizona et en Californie, les électeurs devront statuer sur des amendements constitutionnels destinés à limiter le mariage à une union entre un homme et une femme. Plus d'une vingtaine d'États ont déjà adopté de telles mesures, mais aucun d'entre eux n'était dans la situation de la Californie, où le mariage entre personnes de même sexe est légal depuis une décision de la Cour suprême en mai dernier. Depuis, des milliers de couples homosexuels se sont déjà mariés. Les opposants au mariage gay estiment que le vote californien est crucial, car il pourrait avoir une énorme influence sur les autres États.
Selon les prévisions, alors que Barack Obama devrait l'emporter facilement en Californie, le vote sur le mariage homosexuel devrait au contraire être serré. Tout dépendra des électeurs chrétiens pratiquants des communautés noire et hispanique, en général favorables au candidat démocrate.
Les droits des homosexuels seront aussi en question dans l'Arkansas, ou une mesure soumise à référendum interdirait aux couples non mariés d'adopter ou de devenir famille d'accueil. Une manière d'exclure, de fait, les couples de même sexe.
Dans le Dakota du Sud, l'avortement est l'un des principaux sujets de campagne, en raison d'une proposition destinée à interdire l'IVG (interruption volontaire de grossesse), à l'exception des cas de viol, d'inceste ou de danger sérieux pour la santé de la mère.
Au Colorado, un autre amendement soumis au vote des électeurs définit la vie humaine comme commençant à la fécondation. Même si elle ne le mentionne pas explicitement, les partisans des deux côtés voient cette mesure comme remettant en cause le droit à l'avortement.
Parmi les propositions soumises aux électeurs, certaines ont été élaborées avant la crise financière, et ont pris du coup une nouvelle signification. Les électeurs du Montana sont ainsi invités à donner leur permission pour investir l'argent de l'État sur les marchés boursiers.
En Californie, des projets tels qu'un train à grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco, ou le financement de carburants alternatifs, sont basés sur des taux d'intérêts à 5 %, ce qui est bien inférieur à ce que l'État devrait payer désormais.
Enfin, d'autres questions soumises au vote impliqueraient une baisse d'impôts. Ainsi, dans le Massachusetts, les électeurs devront trancher sur la suppression de la taxe sur le revenu, qui génère 40 % des ressources financières de l'État. Si cette mesure passe, elle obligerait immédiatement les élus à décider d'augmenter d'autres taxes ou de supprimer certains services.
Haut de la page

